Trois sorties DVD du 5 septembre 2017  qu'on avait pas encore détaillée; voici qui est fait :

ailleurs1.UNE VIE AILLEURS,  émouvant combat d'une mère pour récupérer son fils enlevé par le père de son fils,

Olivier Peyon plante le décor de  sa douloureuse et sensible histoire  de déchirement maternel  au cœur d’une petite ville d’Uruguay  et cette ambiance sud américaine contribue pour beaucoup au charme de ce film,qui apporte un dépaysement et une chaleur inhérent à cet univers, et qui contrebalance la noirceur du sujet initial.

Une jolie histoire à taille humaine portée  par la très belle performance d'un Ramzy Bedia  dont le naturel, notamment avec les enfants marche à plein régime à voir en DVD.

 

Olivier Peyon plante le décor de  sa douloureuse et sensible histoire  de déchirement maternel  au cœur d’une petite ville d’Uruguay - au départ, il avait plutot prévu de situer son film en Argentine, et cette ambiance sud américaine contribue pour beaucoup au charme de ce film,qui apporte un dépaysement et une chaleur inhérent à cet univers, et qui contrebalance la noirceur du sujet initial.

 

 Le sujet, plutôt axé au départ  sur le désir de paternité, a considérablement évolué avec l’invention des personnages de la tante et de la grand-mère uruguayennes pour finalement donner le beau rôle aux femmes  pour finalement se rapprocher de la légende du roi Salomon dans la Bible, qui ordonne de couper en deux un enfant que deux mères se disputent.

 

 

Avec au milieu de ce conflit maternel  le très beau personnage d'assistant social joué par un étonnant Ramzy Bedia qui tente d'endosser un peu malgré lui le rôle d' un Salomon mmoderne et de toujours chercher à  privilégier l'intéret de l'enfant

 

Le vrai sujet du film est sans doute  cette question qui imprime le nerf de la maternité : c’est quoi être mère ? La meilleure mère est-elle celle qui donne la vie ou celle qui sait s’occuper de l’enfant ? Ce fameux instinct maternel existe-t-il ?

 

Co scénarisé avec Cécilia Rouaud, la réalisatrice de « Je me suis fait tout petit ", Olivier Peyon apporte une réponse nuancées à ces questions fortes et offre une vision jamais manichéenne sur ses personnages , sans jamais juger des actions qui peuvent être parfois moralement représenhensibles.

 

 

  Peuplé  de personnages certes maladroit, mais dont l'aptitude au pardon les transforme, au fil du film, en humains attachants, Une vie ailleurs montre que chacun devait avoir des raisons d’agir que l’on puisse comprendre et en fin de compte, pardonner quelque part  et que quelles que soient les erreurs commises par chacun des personnages, seul importe finalement la  chaleur et l'amour qui circule entre les êtres.

 

Si la mise en scène est parfois un peu plate et qu'Isabelle Carré a tendance à surjouer son personnage de mère qui doute terriblement, le film de Peyon émeut avant tout  par son approche sensible et par la très belle performance d'un Ramzy Bedia  dont le naturel, notamment avec les enfants marche à plein régime. L'acteur comique, qui assume pleinement son contre emploi,  est dans la lignée de ce qu'il avait déjà démontré dans des vents contraires de Jalil Lespert, prouvant ainsi qu'il peut être à l'aise loin du burlesque.

 

 

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2?De toutes mes forces, ce très beau film de Chad Chenouga - sorti en DVD le 5septembre chez ad vitam-c'est  un peu les quatre cents coups d’un chiot perdu sans collier.....

Ce chien perdu sans collier, c'est Nassim, qui  a toujours caché sa triste vie, ses amie du lycée huppé où il prépare le bac de français ne doivent pas savoir que sa mère est défaillante.
Lorsque celle-ci décède d’une overdose de médicament et que le jeune homme se retrouve en foyer il continue à dissimuler sa vie. Oui, il va bien , oui il habite chez un oncle qui a de l’argent, enfermé dans son mensonge, Nassim est pris en étau entre ses camarade aisés des beaux-quartiers et les ados fracassés du centre d’accueil.
De toutes mes forces


Beau film tendre et violent sur des adolescents en manque de repère, beau film cru et réaliste sur la dure vie de gosses à la dérive dont l’humour et la force de vie éclabousse un terne quotidien.
Devant cette oeuvre tour à tour  drôle et violente,  on sent d'emblée à quel point  le réalisateur Chad Chenouga,qui   s’est inspiré de sa propre vie et de sa trame intime, sait de quoi il parle, contrairement à d'autres cinéastes français qui ne maitrisent pas toujours le sujet qu'il traite ( non, non on ne balancera pas)..
Bon scénario, réalisation évidente et maitrisée, il y a du Despléchin chez Chad Chenouga qui a trouvé en Khaled Alouach,  (bouleversant de justesse pour son tout premier rôle au cinéma) son Jean-Pierre Léaud.
De toutes mes forces
Et puis bien sûr, il y a la formidable, tendre et lumineuse Yolande Moreau  en éducatrice plein de bienveillance ( NDLR : Michel a toujours un peu manqué de discernement au sujet de Yolande Moreau, c'est un de nos nombreux sujets de discorde à Baz'art :o)). 
Quel sacré bon film, à mon sens  bien meilleur et original que” la tête haute” qui était déjà pas mal ( euh, même mieux que cela, cher Michel),  et encore un film qui n’aura  très probablement pas le succès qu’il mérite....

 

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3; Pris au piège (El bar en VO) est  disponible en Blu‑Ray et DVD depuis  le 5 septembre  édité chez L’atelier d’images.

Et   bonne et heureuse surprise : on assiste à un direct to video de bonne qualité pour l'ex enfant prodige du cinéma espagnol Alex de la Iglesia( Le crime farpait, Ballada Triste, Perdita Durango)

Un huis clos comblé de personnages peu recommandables, prêts à tout pour sauver leur peau plutôt que celle de leur prochain, l’humour grinçant du réalisateur espagnol  fonctionne pas mal du tout  à travers cette palpitante prise d’otages.
Une situation de panique totale comme révélateur des mauvais travers humains : lâcheté, , délation, fuite en avant, dénigrement, peur de l'autre et de ses apparences, peur du virus dès qu'on touche l'autre : tout y est passe à la truelle du génial enfant terrible du cinéma espagnol!

 Jeu de massascre qui vire satire sociale jubilatoire,  qui voit la paranoïa contemporain prendre toute sa dimension : si la dernière partie un peu trop longue vire à l'absurde total, on est heureux de voir que de la Iglesisias n'a rien perdu de sa force de frappe et de son acuité;

 Photo du film PRIS AU PIÈGE