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À l’occasion des fêtes de fin d’année, la quête du cadeau original est présente dans tous les esprits. Pourquoi alors ne pas opter pour une box remplie de surprises qui emmènera le public au pays du 7ème art, qu’il soit ou non cinéphile averti.

La Box Fait Son Cinéma est une box dédiée aux films. En effet, chaque mois, l’équipe sélectionne un film culte à (re)découvrir ainsi que 3 ou 4 objets dans la thématique. Il y a également un livret complet pour se plonger dans l’univers du film. Nous recevons le tout dans une jolie box avec le logo de la box.

 Trois formules sont proposées:

Box mensuelle : 21,90 euros / frais de ports inclus

Box trimestrielle : 65,70 euros / frais de ports inclus

Box semestrielle : 131,40 euros / frais de ports inclus

Contenu de la box de Novembre :

  • Edward aux mains d’argent
  • Livre « Tim Burton. Entretiens avec Mark Salisbury »
  • Une paire de bretelles noires
  • Fausse Neige

Tim Burton ne fait pas partie des cinéastes qui figurent tout en haut de mon panthéon personnel. Trop fantastique, trop déconnecté de mon réel, trop fasciné par les monstres et bestioles bizarroides pour me toucher autant que d'autres

Mais en même temps, et je l'ai encore pensé en voyant le début de Frankeenweenie  (je vous reparle du film très bientôt), je suis obligé de reconnaitre que les cinéastes qui possèdent un tel univers qu'on reconnait dès les premières scènes d'un film ne sont pas légions. D’Edward aux mains d’argent à Sweeney Todd, en passant par L’Étrange noël de Monsieur Jack ou encore Batman et Les Noces Funèbres : Tim Burton fait  incontestablement partie de ces rares visionnaires du septième art qui ont réussi à créer à l’écran un véritable univers, à la fois novateur et complètement original.

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L'occasion de le voir avec cette formidable box et notamment  son livre d'entretien qu'il a fait en collaboration avec le journaliste Mark Salisbury (réédité en poche aux éditions Points), je me suis finalement dit, en toute modestie, que j'avais quand même quelques points communs avec Burton : comme lui je me suis toujours senti un peu isolé,  peu à ma place dans le monde des enfants avec ses règles, sa violence. Le cinéma de Burton glorifie toujours celui des loosers, des marginaux sympathiques, et c'est quelque chose qui ne peut que me toucher.

Et la seule différence entre nous deux (outre le fait qu'il est un génie de la réalisation, et moi....euh...non), c'est que, si, pendant mon enfance pas forcément follichone, je me suis réfugié dans l'amour de l'art,  tandis que lui s'est réfugié tout naturellement dans ses dessins et le monde fantastique des monstres et des squelettes. Contrairement à moi, Burton n'a jamais aimé lire, et il le confie sans gêne à Salisbury, il est bien plus un visuel qu'un littéraire. Mais il possède un tel don pour l'illustration et l'élaboration de monde nouveaux et jamais existant que je ne pourrais jamais dénigrer son travail.

 Tim Burton aime par dessus tout les freaks et a d'eux une vision extrêmement romantique? Burton est tant passionné par les monstres et les marginaux qu'il  arrive à les rendre attachants et  à les glorifier comme nul ne l'a fait avant lui. La redécouverte de ce prodigieux Edward aux mains d'argent le démontre parfaitement.

 

Et la lecture de ces 400 pages d'entretien, truffé (cerise sur le gâteau) de croquis inédits  faits de la main de Tim Burton lui-même a été un immense bonheur, tant j'ai pu me plonger dans les abimes de la création d'un génie du cinéma. D’ordinaire avare d’entretiens, Tim Burton parle ici pour la première fois à cœur ouvert. La complicité qui le lie à Mark Salisbury nous permet d’entrer avec ces conversations dans l’intimité du créateur, et de découvrir son jardin secret, peuplé de rêves et de cauchemars.