Le cinéma géorgien, on en parle forcément assez peu... Changeons un peu nos habitudes grâce à Elene Naveriani, jeune réalisatrice géorgienne formée en Suisse, propose un premier long-métrage  radical qui sort ce mercredi en salles et que notre rédacteur Clément a vu pour nous :

 

I-Am-Truly-a-Drop-of-Sun-on-Earth-Poster

 

Drop Of Sun est de ces films qui enveloppe une atmosphère, une idée et des vies. Réalisé par Elene Naveriani, jeune réalisatrice géorgienne, ce film fait un état des lieux d'une société. Une société qui pourrait sur certains points s'élargir sur l'ensemble du globe.

On nous présente deux personnages: April, une prostituée désabusée et Dije un Nigerian ambitieux. Une balance se forme entre le désespoir et la volonté, comme si le film nous disait que peu importe les problèmes il y a toujours une solution. Mais qu'à l'inverse il y a toujours des problèmes.

Elene Naveriani nous montre la misère d'un quartier de Tbilissi où règnent la pauvreté et le manque d'humanité. Mais indirectement, ce qui semble être la base de tous ces troubles c'est le manque d'amour.

Pourquoi les clients d'April se tournent vers la prostitution, pourquoi April doit en venir à cela ? Les questions que porte le film sont nombreuses et la fin ne permet pas d'y répondre directement.

Car les personnages n'auront toujours pas atteint leurs objectifs en raison de la difficulté d'évolution dans le milieu dans lequel ils vivent.

dropa

Ce dont ils ont besoin, ce n'est pas d'argent, du moins ce n'est pas ce que le film cherche à expliquer. Il semble par certains aspects que le film traite du manque d'amour dans la vie de ces personnages.

C'est d'abord le fait que le film soit en noir et blanc, ce choix retire ainsi énormément de détails qui auraient pu nous permettre de comprendre les sentiments des personnages. Cela nous donne même l'impression qu'ils n'en ont plus.

Ce film nous met en scène la misère d'un univers et tente de nous expliquer d'où elle vient. C'est également une façon de décrire certaines situations humaines que le spectateur ne connaît pas forcément, d'où l'importance que le film sorte à la fois dans son pays d'origine ainsi qu'à l'international.