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 Il y a quelques années , je vous disais tout le bien que je pensais de Daran (le nom d'artiste de Jean Jacques Daran, son patronyme complet), un auteur compositeur interprète phare de la scène française dont le talent n’était, en France, du moins, pas reconnu, à la hauteur de sa valeur et qui est pari au Canada il ya 8 ans.

Lors de la sortie de son précédent album, le monde perdu en 2014 j'ai même eu la chance de longuement l'interroger  pour parler de ce sublime album qui a hélas connu une sortie toute discrétion sur nos contrées, ce qui est le cas depuis que Daran est parti vivre pour se ressourcer au  Québec.

 

Il y a malheureusement des chances pour que cette discrétion soit encore de mise avec ce nouvel album Endorphine qui vient de sortir et pourtant ce disque puissant, fait un peu en miroir inversé de son précédent mériterait évidemment un bel écho médiatique et publique.

Après l’intimiste « Le Monde Perdu » sorti en 2014, Daran revient en ce 22 septembre avec « Endorphine" et montre son refus de rester dans sa zone de confort et refus de faire du surplace.

Un album tout en puissance, qui revient à des sonorités rock, pour nous livrer 9 titres intenses et revendicateurs.

 

Composé dans la simplicité, de manière artisanale, seul dans son studio d’enregistrement, au sous-sol de sa résidence à Montréal, « Endorphine » marque tant par la richesse de ses textes, que par sa musicalité.

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La plupart des textes ont été écrits par son fidèle parolier, Pierre-Yves Lebert. Deux ont été écrits par Erwan Le Berre (« Horizon » et « Ici »), ex-leader du groupe belge Atomique DeLuxe.

Résultat des courses : Endophine s'avère être un  opus, intense, puissant mais réfléchi, revendicateur sans être moralisateur aux textes acérés qui montrent que Daran n'a rien perdu de son mordant et n'a pas l'intention de s'endormir sur ses lauriers  .

"Ça me fait peur de ce bonheur Le bonheur c'est pas bon pour le reste Ça empêche la recherche , ça pousse a la routine Ça fourni l’endorphine qui endort le veilleur Ça y est je repars Je pars parce-que j'ai besoin de voir plus loin Toi bien-sur tu dis reste Mais je pars et je scie la bronche laquelle je suis assis Je déteste être assis Je déteste, ce n'es pas qu'elle n'est pas belle notre histoire Mais qu'elle n'est pas sincère mais qu'il y est des joies réelles Mais c'est toujours la même le monde est si vaste"

Un album brut de décoffrage à consommer sans modération.