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Gemma Arterton est une comédienne époustouflante : celle qui fut la Tamara Drewe de Stephen Frears ou la Gemma Bovary d'Anne Fontaine, deux rôles où elle tenait le rôle titre (et sorte d'objet de fantasmes tout à fait crédible de personnages masculins d'âge murs), mais pas forcément le personnage central et qui a connu quelques malheureuses expériences dans des blockbusters oubliables  trouve enfin un premier rôle à la hauteur de son immense talent dans "Une femme heureuse en salles" ce mercredi 25 avril. 

Second film de Dominic Savage (qui a notamment été le jeune Lord Bullingdon du Barry Lyndon de Stanley Kubrick ),  Une femme heureuse, - présenté notamment au festival du film britannique de Villeurbanne- nous plonge dans la torpeur d'une femme au foyer qui semble totalement à court d'illusions, perdue dans le marasme de son quotidien désenchanté. 

Très impliquée dans ce projet , Gemma Arterton a notamment  participé à l’écriture du scénario,  produit le film et l’interprète avec un investissement et une présence remarquable.

Elle incarne une femme (qui fait un peu penser à celles du film une vie domestique d' Isabelle Czajka ) résignée à faire du bonheur de leurs familles la priorité absolue, au détriment de son épanouissement personnel.

Une femme  assignée à toutes ces taches de la vie quotidienne dans lesquelles on a tendance à toujours les associer, et à toutes les responsabilités d’un pilier familial et qui semble soudainement lasse et résignée face à cette condition sociale imposée.

Une femme, comme il doit en exister des milliers d'autres à travers la planète, qui subit énormément cette pression d'être heureuse, comme la société et l'entourage pense qu'elle est- son mari gagne confortablement sa vie-et qui n'a d'autres choix que de fuir ("he Escape",d'un titre original, plus pertinent que cette femme heureuse dont l'ironie sied mal au ton du  film) hors de son pays pour une échapée qui,  on l'espère, sera peut-être salvatrice.

Avec une approche quasi documentaire, qui privilégie l'improvisation- les acteurs confient s'être beaucoup adonnés à l'improvisation dans leurs jeux-, Dominic Savage parvient à capter ce mal-être et donner énormément de crédibilité à cette situation et permettant de  proposer un angle original pour l’analyse du couple moderne.

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Se laissant  totalement et instinctivement  guider par son réalisateur, Gemma Arterton explose littéralement et inonde le film en permanence.de son charme et sa fragilité irrestistibles.

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Très subtil et touchant portrait d’une femme enfin libre et qui s’acceptera enfin  telle qu’elle, "Une femme heureuse " bénéficie aussi du très beau travail de  , le directeur de la photographie qui a su capter avec beaucoup de réussite  ces (tristes) scènes de la vie conjugale à voir dans deux jours en salles.

 

 

Le scénario qui en découle dresse le portrait d’une femme mariée, Tara, qui a tout pour elle,

mais qui est, en fait, profondément malheureus

e. Elle se sent enfermée dans son rôle de

mère au foyer et aspire à s’épanouir. Tara sait qu’elle devrait être heureuse et que son

entourage attend d’elle qu’elle le soit, mais cette pression la détruit à petit feu et elle ne

pense plus qu’à fuir.

Le scénario qui en découle dresse le portrait d’une femme mariée, Tara, qui a tout pour elle,

mais qui est, en fait, profondément malheureus

e. Elle se sent enfermée dans son rôle de

mère au foyer et aspire à s’épanouir. Tara sait qu’elle devrait être heureuse et que son

entourage attend d’elle qu’elle le soit, mais cette pression la détruit à petit feu et elle ne

pense plus qu’à fuir.

Le scénario qui en découle dresse le portrait d’une femme mariée, Tara, qui a tout pour elle,

mais qui est, en fait, profondément malheureus

e. Elle se sent enfermée dans son rôle de

mère au foyer et aspire à s’épanouir. Tara sait qu’elle devrait être heureuse et que son

entourage attend d’elle qu’elle le soit, mais cette pression la détruit à petit feu et elle ne

pense plus qu’à fuir.