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 Comme des rois,   troisième long métrage de Xabi Molia (8 fois debout, Les Conquérants) avec Kad Merad, Kacey Mottet Klein et Sylvie Testud dans les rôles-titres, sort en salles ce mercredi 2 mai et vaut bien mieux que sa sortie un peu fond de tiroir, une semaine avant un festival de Cannes sur qui tous les yeux des cinéphiles sont rivés.

Il faut savoir que  Xabi Molia fait partie de ces réalisateurs qui affectionne tout particulièrement les anti-héros et le prouve formidablement bien avec cette très réussie comédie sociale capable de maintenir en permanence l'équilibre préciare entre gravité et humour.

On sait que Molia est aussi un romancier et cela se ressent à la façon dont le film est écrit, par petites touches, tout en réussissant à allier en un seul élan réalisme social (la difficulté  des conditions de vie d’une certaine catégorie de la population de la société française contemporaine n'est pas occultée) et chronique familiale tendre et drôle.

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Cette  famille érpouve quelques difficultés financières manifestes, certes un peu dissmiulées par l’optimisme un peu forcé d’un père de famille (un Kad Merad qu'on avait rarement vu aussi bon, à cheval entre la noirceur et la légereté dans une palette de couleurs qu'il ne donnait pas il y a dizaine d'années ) qui, cherche à gruger  tout son monde avec son statut  d'arnaqueur ou d'escroc de faible envergure,

Comme des rois raconte donc une histoire de transmission familiale à travers Joseph, un arnaqueur qui a son âge d’or derrière lui, et de Micka, son jeune fils qui préfererais largement  oublier cette v

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Cette intrigue  tissée autour de ces pied nickelés qui sont de vrais losers forcément sympathique   fait penser pas mal  à l'age d'or de la comédie italienne, celle de Monicelli, de Risi , de Scola et touche profondément, malgré (ou grâce à ) son coté mezza voce et humble.

Kad Merad forme avec Kacey Mottet Klein , vu dernièrement dans 'Vent du nord,' où il devait déjà s'accomoder d'un père un peu paumé avec Philippe Rebot ) un duo touchant qui emmène le film  parfois vers plus de mélancolie et de gravité qu'attendue.

 

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 Molia parvient parfaitement à trouver le bel équilibre entre rires et larmes avec des personnages de bras cassés qu'on n'arrive pas à detester malgré leurs mauvais choix et des réactions parfois à la limite de la bien pensance et la bienséance. 

Alternant entre plusieurs tonalités différentes (parfois douces-amères, parfois burlesques), "Comme des rois" réussit largement  à nous faire aimer des personnages pourtant assez méprisables sur le papier, et c'est tout le grand mérite de cette belle réussite du cinéma français.