sorcerer

 Hier, mardi 19 juin à l'institut Lumière , Samuel Blumenfeld racontait l’aventure Sorcerer   :

À l’occasion de la sortie du livre Sorcerer, sur le toit du monde (La Rabbia), soirée événement en présence de l’auteur,  Samuel Blumenfeld, journaliste au Monde, spécialiste du cinéma américain, et co-auteur, en 2016, de Mister Everywhere (Institut Lumière / Actes Sud), livre d’entretiens avec Pierre Rissient. était  rue du Premier-Film pour évoquer l’incroyable aventure du tournage de Sorcerer, considéré aujourd’hui comme un sommet de l’oeuvre de Friedkin et l'un des plus grands films d’aventure du cinéma américain.

Au programme de cette soirée, projection du film suivie d’une analyse et d’une séance de signature.

Michel avait vu le film  en salles ( qui a dit c'est quoi voir un film en salles? :o) à sa sortie sur les Champs Elysées , alors qu'il faisait son service militaire ( qui a dit c'est quoi le service militaire?).

En plus Michel s'était délecté des mémoires du cinéaste William Friedkin qui racontait les détails de la conception de tous ses films, et l'avait raconté ici même.

C'était donc la personne idéale pour assister à cette soirée et comme on pouvait s'en douter, il y a pris énormément de plaisir : 

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 Quelle jolie soirée seventies à l’institut Lumière.

Quel plaisir de voir Sorcerer sur grand écran comme en 1977. Un vrai film, tourné en 35mm dans une vraie Jungle, avec de la vraie pluie qui mouille, de la vraie gadoue qui fait se vautrer les acteurs.

Un tournage épique de presque une année en république Dominicaine puis au Mexique, accidents, maladies, rien n’a été épargné au réalisateur de L’Exorciste. Au Etats-unis “Sorcerer” a été descendu par la critique à sa sortie et complètement ignoré dans le reste du monde.

Film adulte avec pour héros des salauds, pour qui le spectateur souhaite, pourtant, une fin heureuse.
Sorcerer
Un grand film politique qui dénonce l’exploitation des ressources naturelles des pays d’Amérique Latine par des sociétés américaines sans scrupules.
Bref un grand film d’aventure qui a eu  aussi la très mauvaise idée de sortir deux semaines après Star Wars, un tout petit film de science-fiction sur lequel les studios n’avaient pas parié un kopeck.
Décidément William quand ça veut pas ça veut pas.
Merci donc à l’institut Lumière pour cette découverte ou cette redécouverte qui illustre avec brio la devise cinéphilie de Baz’art: ” Il n’y a pas de vieux films, il n’y a que des films que l’on n’a pas vus.”

 

SORCERER Bande annonce (Director's Cut)