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 Au Japon, surtout dans la campagne, il faut savoir que les  divinités et êtres surnaturels sont omniprésents.

L’exposition « Yokainoshima, esprits du Japon » qui a commencé au Musée des Confluences cet été ( le 7 juillet  exactement pour se terminer le 25 août 2019.) le montre de façon particulièrement évidente.

Le visiteur pénètre dans un univers revé, grandement inspiré du théâtre japonais.

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Au centre de la salle, l'oeil du visiteur est immédiatement attiré par un temple d'un rouge vif, ainsi que sur les photographies de Charles Fréger, à l'origine de l'exposition.

 

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Au gré d'un parcours aussi guidé qu'ouvert, les objets de collection sont mis en scène dans des vitrine de façon aussi intelligente que théatralisée

L'exposition trace un lien entre les photographies contemporaines de Charles Fréger, a parcouru  pendant deux ans, l’archipel nippon pour photographier les figures masquées rituelles du Japon. Des traditions ancestrales qui rythment toujours la vie des habitants.

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Tout au long de l'année, lors des rites masqués, le port de costumes permet de les invoquer pour demander protection, richesse et bonheur.

80 photographies de l'artiste sont présentées certaines en très grand format d'autres à taille réelle, et se déploient sur les murs, tels une mascarade à couleurs vives et chaudes.

 

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Des divinités incarnées lors de cérémonies grâce à des costumes et masques rituels. Ce sont ces visages du Japon que le photographe Charles Fréger a voulu saisir.

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Ces clichés des figures masquées font le lien avec les 200 pièces des collections japonaises du musée- constituée par Emile Guimet en personne- exposées pour l’occasion, comme un ensemble de magnifiques armures de samouraïs, des laques, des céramiques ou encore des masques de nô, des costumes rituels. 

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Tout cela montre ainsi un  repertoire  très étendu des formes eshtétiques et de postures qui donne à voir un grand nombre de figures masquées rituelles, et les collections japonaises du musée.

L'exposition confronte ainsi passé et présent, interrogeant le visiteur sur l'évolution des figures rituelles dans notre société.

L'exposition permet ainsi d'avoir un vaste panorama de la spiritualité nippone, où divinités et esprits sont autant issus du boudhisme que du shintô.

Enfin, l'exposition nous montre dans une dernière partie à quel point l’interprétation est conçue pour le théâtre du , bien différent des fêtes et rituels masqués traditionnels,  mais toujours dans une tonalité spirituelle : l’acteur ne doit plus imiter une divinité mais raconter une histoire de façon personnelle, sa créativité doit divertir les divinités et apaiser les morts.

 

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A cet effet, la toute dernière salle de l'exposition montre aussi le relent contemporain avec les  héritiers de ces esprits japonais : les yôkai, monstres et esprits potentiellement négatifs, sont  notamment représentés par la série « Yo-kai Watch », et ,ce qui a plu particulièrement aux enfants présents lors de l'expo, des jeux vidéos sont installés à la fin du parcours pour expliciter le cas de l’avatar numérique pour être partie prenante d’une histoire.

Saisons, nature, spiritualités: tout s'articule en un seul et même élan dans cette  exposition  destinée aussi bien aux nombreux fans de la culture japonaise qu'aux néophytes, car la présentation se veut  particulièrement accessible  et pédagogue.

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Yokainoshima, esprits du Japon from Musée des Confluences on Vimeo.

  • "Yokainoshima, esprits du Japon"
  • Musée des Confluences
  • 86 quai Perrache, 69002 Lyon
  • jusqu'au 25 août 2019
  • Tous les jours sauf le lundi

NB :  Les 15 et 16 septembre, le musée des Confluences propose de découvrir ses collections au gré d’un circuit de visite spécialement conçu pour les Journées européennes du patrimoine sur « Le goût en partage », thème choisi par la Métropole de Lyon.