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 Après avoir dépeint le quotidien du jeune interne dans un hôpital dans le génial Hippocrate, puis celui du Médecin de campagne, dans le moins percutant film éponyme avec François Cluzet, Thomas Lilti se penche  dans son nouveau film sur le dur apprentissage de l'étudiant aspirant médecin.

Avec Première année,  qui sort en salles ce mercredi et qu'on a eu la chance de voir en juin dernier en présence du  réalisateur Thomas Lilti, le cinéaste,  lui-même ancien médecin, pioche une nouvelle fois dans ses souvenirs pour son quatrième long-métrage : la première année à l'université, difficile cap à franchir et phase d'écrémage avant d'atteindre le Graal des études de médecine.

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 Pour incarner le duo d'étudiants que le film suit pas à pas, Lilti  a fait appel à Vincent Lacoste, qui tenait déjà le rôle principal de Hippocrate, et William Lebghil, qui s'est fait connaître notamment grâce au formidable film comique Ami ami . et les deux forment un duo aussi complémentaire qu'attachant qu'on a envie de suivre pendant plus d'une heure trente dans leurs révisions à n'en plus finir .

Mais ce n'est pas qu'un film sur les étudiants en médecine : le quatrième  long-métrage de Lilti évoque avec humour et une certaine gravité  le passage à l'âge adulte, et les premiers doutes liés à l'orientation professionnelle.

Il met également en lumière les failles des études et du système médicaux, des problèmes chers à Thomas Lilti, qui a d'ailleurs quitté la profession médicale pour le cinéma.

 

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C'est un film qui devrait intéresser pas mal de monde, on a tous dans son entourage quelqu'un qui a tenté le PACES( en loccurence ma nièce qui aobtenu du premier coup l'an passé, autrement dit, elle verra le film avec grand plaisir) .

C'est filmé avec ce qu'il faut de justesse et de rythme ( le cinéaste dit avoir pris Rocky comme référence avec les révisions à la place des scènes d'entrainement et les examens à la place des matches de boxe :o), pour que jamais le spectateur ne se sente de trop dans cette immersion totale d'un monde qu'il ne connait souvent que de loin.

On fera cependant à cette Première année un petit reproche qu'on pouvait déjà faire au dernier film de Lilti : cela  manque parfois un peu de cinéma ou de romanesque avec cette description très fine (on voit dans les moindres détails que l'auteur connait son sujet sur le bout des doigts),  mais  quasi naturaliste de cette première année de médecine.

Heureusement le dénouement, audacieux et particulièrement  réussi, apporte pas mal de fiction et d'émotions à cette belle histoire d'amitié dans un milieu très concurrentiel, et l'impression d'ensemble est ,  au final, plus que largement positive .

 

 

 

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