On en avait dit beaucoup de bien il ya désormais trois semaines, et une semaine après sa sortie mercredi dernier on en rajoute une couche car un autre membre de la rédaction en la personne de Michel a vu "L'amour flou" en salles et s'est amouraché du film à tel point qu'il a voulu de son coté lui aussi en chanter les louanges :

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Tendre chronique de la séparation, feel good movie du divorce et oui un film sur la fin d’un amour qui donne dans la joie de vivre il fallait oser. Il fallait surtout tout le talent et le charme de Romane Bohringer et Philippe Rebot.
Auto fiction avec distance et proximité à la fois, les deux acteurs sont devant et derrière la caméra et de cette plongée dans l’intimité de leur couple c’est aussi une manière très contemporaine, très XXIe siècle du vivre ensemble que nous contemplons.

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Fiction, réalité, la vie de ces deux âmes bohème est faites de rencontres toujours singulières, un promeneur en osmose totale avec son chien, deux homos en quête de mère porteuse, Clémentine Autain plus Clémentine Autain que jamais, la fratrie Rebot qui a du donner pas mal de soucis à papa Rebot sans oublier la famille Bohringer très soudée devant les difficultés.

Si la désunion est inéluctable soyons inventif et solidaire semblent nous dire Romane et Philippe. On pense un peu à "Annie Hal", le chef d'oeuvre de Woody Allen sur la difficulté de finir une histoire d’amour.
Devant la difficulté d’un morne quotidien, la tendresse est un formidable antalgique et c'est ce que nous montre ce fort joli film, un peu foutraque, intelligent, sans pathos mais non sans tendresse,  attachant et pudique, et qui offre une vrai réflexion intellectuelle sur un art de vivre urbain que des mauvaises langues pourraient qualifier de "bobo"..