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On avait eu la chance, lors du dernier festival Lumière de croiser un invité pas comme les autres: le voisin stéphanois Bernard Lavilliers, qui avait proposé une soirée entre chansons et discussions autour de ses films de chevet.

Bernard Lavilliers était venu aussi présenter "Je n’ai pas une minute à perdre je vis," paru en septembre dernier aux éditions du Cherche-Midi.

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Un bel objet d'édition qui réunit pour la première fois une centaine de ses chansons en un volume.

 

"Je fais des mauvais rêves, j'suis sur un mauvais câble
Dans la paranoïa, pas de marchand de sable
J'vois en panoramique urgente et désirable
Une blonde décapitée dans sa décapotable
Cauchemar, highway, bad trip
Fumée noire"

 

 

IMG-20181015-WA0004-1On voit ainsi à quel point Lavilliers est un artiste qui a nourri sa poésie au fil de ses voyages et des rencontres qu’il offre en partage au public. Chacune de ses haltes, en Amérique latine, aux Caraïbes, aux États-Unis, en Afrique ou en Asie a irrigué son imaginaire,qui rencontre aussi celui d'immenses poètes comme Prévert, Aragon, Verlaine, Rimbaud ou encore Apollinaire.

    On voyage à travers les mots de Bernard Lavilliers à travers plus d'une centaine de ses chansons choisies par lui, accompagnées de nombreuses photos.

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Des chansons incontournables de toutes sensibilités écrites entre 1970 et aujourd’hui, telles Les Barbares, Big Brother, Urubu, La Salsa, Traffic, Betty, Idées Noires, Noir et Blanc, On the road again, Les Mains d’or, ou bien encore le récent et magnifique l'Espoir qu'il chante avec Jeanne Cherhal.

 

 

Un mélange de révolte, de protestation et de colère mais aussi d'espoir de tendresse et de solidarité se dégagent de ces vers qui montrent que Monsieur Lavilliers, après la mort de Bashung, Higelin ou Aznavour, est un de nos derniers grand artisans de la langue et de la chanson française.

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« Je n’ai pas une minute à perdre, je vis » de Bernard Lavilliers. Editions Cherche Midi.

Crédits : Bernard Lavilliers