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 ON revient une  quatrième  fois sur la série les bureaux des légendes , la seule série dont on a parlé de toutes les saisons tant on aime cette formidable  série  créée de A à Z par Eric Rochant, fasciné par les espions et qui heureusement retrouve le talent des Patriotes et pas l'échec de Mobius en 2014.

La saison 4 du BUREAU DES LEGENDES  est sortie en DVD/ Blu Ray  le 21 novembre dernier, au lendemain de sa diffusion sur Canal plus et c'est peu de dire qu'elle était attendue au tournant par les nombreux admirateurs de cette série largement au niveau de son modèle américain Homeland.

La grande force de la série est de partir d'un contexte géopolitique très réel et documenté- pour tisser une fiction toujours aussi passionnante et prenante.

Cette saison 4  permet ainsi  à Eric Rochand d'ouvrir de  nouveaux fronts à sa série, avec notamment le terrain de la cyberguerre,  qui permet à la DGSE d'envoyer à Moscou plusieurs  de ses agents , dont Marina Loiseau,  partie après l'Iran et le Mossad dans les deux dernieres saisons, infiltrer cette fois c le Centre 21, institut de recherche universitaire sur l’IA  suspecté d’être la section cyber du FSB.

Toute cette partie là permet  également à .la série de  jouer comme souvent sur la frontière mouvante entre la fiction et l'actualité.

Parrallèlement à cette intrigue très technique mais toujours passionnante , JJA (Mathieu Amalric glaçant à souhait ),  ouvre une enquête interne sur les agissements passés du Bureau des légendes et met un coup de pied dans la fourmilière potentiellement incompétente et irresponsable qu’est devenue cette entité corrompue par son laxisme envers Guillaume Debailly. UN Debailly/ Malotru/ ( toujours incarné avec une belle intensité par un Mathieu Kassovitz profondément mélancolique   ) semble bien résolu à entraîner tout le monde dans sa magnifique car tragique descente aux enfers.

 

 

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 Comme lors des saisons précédentes, le grand talent d'Eric Rochant et toute son équipe ( parmi laquelle est arrivée cette année le cinéaste copine de ses années de FEMIS, Pascale Ferran) est de  rendre aussi  accessible  que passionnante une intrigue que tout porterait à imaginer mystérieuse , confuse et finalement sans énormément d' intérêt.

 On adore les deux derniers épisodes, et notamment la scène finale ( avec un dénouement proche de celui des Soprano), avec sans trop spoiler une fin entre fantasme et réalité, entre feu et glace, avec en toile de fond la splendide  chanson Habibi (titre signifiant littéralement « mon amour » en arabe) signée Tamino.

Un dénouement forcément mystérieux, qui fait résulter de vraies zones d'ombres et de pistes pas totalement refermées, qui fait qu'on attendra la saison 5 avec une impatience absolument maximale. 

Bonus du DVD/ Blu Ray : un making of de 24 minutes