On avait dit quel point ce jeune cinéaste nous a épaté lors de notre chronique de  son film Les Drapeaux de Papier.

Retour sur le parcours  et le long métrage de ce jeune prodige en quelques questions lors d'un échange aussi spontané que riche en enseignements.

 

Interview Nathan Ambrosioni / Baz’art

Autour du film" les drapeaux de papier  "

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 Nathan Ambrosioni 

Baz'art: Vous dites dans le dossier de presse du film que le  point de départ des « drapeaux de papier » vient de votre lecture d’un article de « Libération » sur la difficulté de réinsertion d’un détenu.

Avez-vous de suite imaginé le potentiel cinématographique de cette histoire et que reste t- il comme points communs avec la version finale du scénario du film ? 

Nathan Ambrosioni  : Exactement, c'était un long portrait dans lequel un ex-détenu s’exprimait, il parlait des difficultés qu'il a rencontré mais surtout de sa vision de la liberté. Ça le terrifiait, ça le fascinait, et moi ça m'a boulversé. J'avais envie d'écrire sur la liberté alors quand j'ai lu ce témoignage, j'y ai tout de suite vu un personnage, celui de Vincent.

J'ai continué à m'informer, à regarder des vidéos sur les sorties sèches, à lire des textes écrit par des anciens détenus et petit à petit le parcours de mon personnage s'est dessiné.

Mais finalement, c'est plus le symbole (sortir d'une cage) et de retrouver la liberté que le côté social (réinsertion...) que je voulais explorer à travers le film.

Ce qu'il en reste dans Les drapeaux de papier, c'est Vincent, ses sentiments, ses humeurs et ses craintes et plus concrètement, ce qu'il reste de l'article initiale que j'avais lu c'est tout une scène du film, avec la psy, ou les réponses de Vincent ressemble énormément à celles du vrai ancien-détenu.

 Baz'art : La réinsertion d’un ancien détenu est un sujet assez délicat et vous montrez bien à quel point celui-ci peut être abandonné par tous à sa sortie. Est-ce que vous avez l’espoir que votre film, puisse d’une certaine manière, fasse évoluer les choses sur ce sujet ? 

Nathan Ambrosioni   :  Je l’espère sincèrement en tout cas...

C'est difficile de répondre à cette question.

Du côté de la loi, de l'administration, de changement de conditions concret c'est très difficile à dire, ça relève de tant de personnes...

En revanche ce que je sais, c'est qu'il y a une projection du film prévue en prison suivie d'un débat avec des détenus. J'attends beaucoup ce moment, dans l’espoir que le film est fidèle à leurs ressentis et qu'il pourra leur donner de l’espoir à eux surtout.

 

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 Baz'art :  Vous avez la particularité d’être le plus jeune cinéaste de France à avoir reçu l’avance sur recettes, et c’est une spécificité qu’on risque de mettre beaucoup en avant lors de la promotion de votre film. Est- ce un élément avec lequel vous êtes parfaitement à l’aise, ou bien vous préféreriez dans l’absolu qu’on parle plus de votre film et moins de votre âge ?

Nathan Ambrosioni  : Honnêtement je crois que je m'en fiche. Evidemment c'est du film que j'ai envie de parler, de l'équipe, des acteurs et en plus, c'est le film que les gens iront voir, pas moi mais bon, je crois que c'est valable un peu pour n'importe quel réalisateur non ?

Après, ça ne me dérange pas du tout d'en parler, y'a tellement de films qui sortent chaque semaine en plus, si ça permet d'une certaine manière de mettre le film en avant différemment, tant mieux ! 

 Baz'art : Pour rester sur cette question de l’âge, selon vous, si un cinéaste de 40/50 ans tournait votre scénario, à quel niveau le film se différencierait du votre ? 

Nathan Ambrosioni  : C'est drôle car on  ne m'avait jamais posé cette question, je l'aime bien ! Par contre je ne sais pas vraiment si ce serait différent parce qu'il serait plus âgé que moi, ou simplement parce qu'il serait quelqu'un d'autre.

Ce que je veux dire c'est que même si c'était un cinéaste de 20 ans, de 60 ans ou de 10 ans qui avait tourné le scénario, je crois qu'il serait quoi qu'il arrive différent non ?

Mais peut être qu'un cinéaste plus âgé, aurait mis en avant une autre facette de l'histoire, peut être qu'il n'aurait pas mis de musique, ou d'autres... En vérité je crois que j'en ai aucune idée haha je vais tout de suite chercher un réalisateur de 40 ans et lui demander si il veut bien tourner le scénario pour voir !

 

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 Baz'art : avant ce long métrage, vous avez réalisé très jeune deux longs métrages, alors même que vous ne venez pas du tout du milieu du cinéma. Ne pensez pas vous, paradoxalement, que c’est aussi pour cette raison que vous avez réussi à franchir aussi rapidement tous les obstacles.

Autrement dit, est-ce que votre insouciance et le fait qu’on ne puisse vous soupçonner de népotisme a-t- il pu faciliter, d’une certaine manière, vos projets ?

Nathan Ambrosioni : Oh vous savez, ces films dont vous parlez, c'était des films amateurs, complètement auto-produits, tournés sans argent et avec les potes au collège et au lycée.

Tourner ces films m'a appris beaucoup de choses, comme je ne connaissais personne du cinéma et qu'on avait pas d'argent, je devais m'essayer à tous les postes, comprendre comment marche une caméra, comment on fait du montage, comment on prend le son, tout ça pas à la manière de pro évidement mais je sais que ça m'a beaucoup aidé en tout cas.

Alors je pense que oui, d'une certaine manière, de ne pas venir de ce milieu là, de n'y connaître personne avant de faire Les drapeaux, de ne pas vraiment avoir conscience des difficultés, des a priori que j'allais rencontrer...

Ça fait que j'avais juste très envie de le faire et que je devais trouver le moyen de le faire. Je devais travailler encore plus pour trouver une production car j'en connaissais aucune par exemple.

Bon, je me suis pris des murs aussi, c'était pas un long chemin de fleurs hyper accueillant qui m'ouvrait les bras. « T'es trop jeune » « Fais une école » « Attends d'avoir 30 ans et on verra »... J'en ai entendu plein des comme ça. Tant pis, on a fait sans eux !

Les Drapeaux de papier photo 4 © Sensito Films 

  Baz'art : Avant « les drapeaux de papier », vous avez réalisé deux longs métrages autoproduits et jamais sortis en salles. Est-ce que le fait que celui-ci soit plus « officiel » vous ait mis plus de pression lors du tournage ou bien vous avez conservé intacts votre enthousiasme et votre insouciance ?

 Nathan Ambrosioni :  Je considère vraiment Les drapeaux comme mon premier long-métrage. J'avais tourné des choses avant, avec des personnes formidables et dont je suis fier, mais c'est la première fois que j'allais avoir un budget et des professionnels du cinéma avec moi...

Donc oui  je m'étais mis une grosse pression ( rires) , mais ça n'a en rien empiété sur mon enthousiasme et ma joie immense de me dire qu'on allait faire le faire ! 

  Baz'art :  Dans le dossier de presse, vous confiez n’avoir pratiquement vu que des films d’horreur jusqu’à vos 16 ans. Or, à peine deux ans après, vous écrivez le scénario d’un drame psychologique familial qui n’a pas grand-chose à voir- du moins sur le papier- avec le cinéma de genre. Est-ce que ce changement de direction s’est fait de manière totalement assumée ou bien vous vous êtes dit que vous réussirez à être mieux soutenu par la profession si vous restiez dans des carcans plus traditionnels du cinéma français ? 

Nathan Ambrosioni  :C'est vrai que je n'aimais que les films d'horreur, j'allais au cinéma que pour voir ce genre de film.

Mais quand ma cinéphilie s'est élargie et que j'ai commencé à apprécier d'autres types de films, particulièrement les drames, les histoires intimistes, je m'y suis plongé autant que dans les films d'horreur auparavant.

J'allais tout le temps au cinéma et finalement, presque plus du tout pour voir La nonne, Insidious etc...

Mes envies de cinéma ont changé naturellement, et je n'avais plus envie envie de me lancer dans des projets horrifiques.

   Baz'art : Votre film épate par son sens du cadrage étonnant et une belle propension à filmer les silences et vos personnages (le plus souvent) en gros plan. Est-ce que ces choix de mise en scène résultent d’une certaine manière de votre goût pour le cinéma d’horreur ?

Nathan Ambrosioni  :Merci beaucoup pour cette remarque qui me fait forcément bien plaisir ( rires) . 

Peut être qqu'il ya un lien de cause en effet entre les deux  j'y avais pas forcément pensé mais maintenant que vous le dites ( rires) , c'est vrai que dans le cinéma d'horreur le silence est hyper important et on s'amuse plus à essayer des choses aux cadres pour déstabiliser le spectateurs alors peut être que mon goût pour tout ça vient de là....

J'adore les silences, j'adore quand les personnages ne savent pas quels mots utiliser, quand parfois ils ont envies d'hurler de rage, de pleurer, mais, impossible de sortir un son, une phrase....

 

  Baz'art : Vous dites que vous intérêt pour un cinéma autre que les films d’horreur est arrivé en voyant « Mommy » : qu’est qui  a été pour vous un choc dans le cinéma de Dolan et en quoi ce cinéaste-là a pu vous inspirer pour réaliser les drapeaux de papier ?

 

Nathan Ambrosioni  : Oui, je m'en souviens parfaitement, en même temps ce n'est pas si vieux que cela, j'avoue ( rires)...

En fait, c'était le soir de la fête des mères, je voulais et faire plaisir à la mienne et on m'avait parlé de ce film. Je me disais «  Mommy ça veut dire Maman, ça lui fera plaisir c'est sûr ».

On lance le film... je regarde au début qu'à moitié car ça ne ressemblait en rien à un film d'horreur... Petit à petit je me laisse prendre et là c'est le choc.

Je suis resté cloué à mon canapé par l'émotion, comme ma mère d'ailleurs. J'avais ressenti autant d'émotions, bien que différentes évidement, qu'à 12 ans, quand j'avais regarder pour la première fois un film d'horreur.

Je ne connaissais pas du tout Dolan ni son travail, je me suis renseigné et j'ai vu qu'il avait fait son premier film très jeune. Là, je me suis dit : « On a le droit de faire du cinéma à l'âge qu'on veut on dirait ».

C'est en ça que son parcours m'a inspiré, il a pas attendu qu'on lui donne l'autorisation, il avait envie de le faire alors il l'a fait.

  Baz'art : Sensito Films est le producteur de votre film : comment avez-vous réussir à conquérir leur confiance et qu’ils décident de tenter cette aventure de produire un film avec un cinéaste aussi jeune et ne venant pas d’une école de cinéma ?

Nathan Ambrosioni  : Oui c'est ça, c'est vraiment grâce à Sensito cette aventure et même je dirais Stéphanie Douet plus précisément.

J'avais mon scénario mais aucune connaissance dans le milieu, alors j'ai cherché des sociétés de production qui avait fait des films que j’aimais bien, qui n'avait pas encore fait tant de long-métrage et qui donc, me paraissait peut être plus accessible. J'ai trouvé le mail de Sensito et j'ai envoyé mon scénario, avec une note d'intention, un moodbook et des liens vers mes courts-métrages.

Ensuite, j'ai appelé toutes les semaines, en disant « je sais que vous êtes occupée, mais si vous avez un moment n'hésitez pas à jeter un œil, on sait jamais ».

Un mois et demi après, et 10 coup de fils plus tard, elle m'a rappelé pour me dire que ça lui avait plus et qu'elle voulait me rencontrer.

On a parlé toute une après-midi, je lui ai raconté le film que j'avais envie de faire, le scénario lui avait plu, mes courts-métrages aussi , alors elle m'a dit on y va ! 

  Baz'art : Une des particularités du film réside dans le fait que vos personnages soient d’une génération différente de la vôtre…Au cours des démarches que vous avez pu entreprendre pour le réaliser, n’avez-vous pas entendu quelques remarques de personnes du milieu ne comprenant pas pourquoi vous ne vous intéressiez pas à des individus plus proches de vous ? 

Nathan Ambrosioni  :Si , bien sur, ça, j'en ai entendu : ! « Fait un film sur des jeunes de ton âge » mais bon, à ce moment là j'en avais pas envie, c'était peut être pas une histoire de lycéen mais c'était l'histoire que j'avais envie de raconter.

Puis j'ai une sœur, qui a le même age que Charlie et qui lui ressemble beaucoup, et finalement Vincent, dans sa tête, c'est comme un ado. Il est resté bloqué à 18 ans et il a tout à apprendre.

Et puis je trouvais pas l'argument très pertinent de toute façon, il faut être un tueur en série pour faire des films sur un psychopathe ? Il faut se droguer pour faire des films sur l'addiction ? En tout cas c'est pas de cette manière que j'ai envie d'aborder le cinéma.

  Baz'art : Pendant le tournage, n’avez-vous pas eu tendance à en rajouter, d’une façon ou d’une autre, afin de prouver votre légitimité malgré votre jeune âge, ou au contraire, toute l’équipe, et notamment les comédiens, vous ont-ils fait entièrement confiance dès lors qu’ils avaient accepté de tourner avec vous ?

Nathan Ambrosioni:  C'est vrai que j'avais peur, j'ai beaucoup travaillé en amont pour essayer d'être incollable aux questions qu'allait me poser l'équipe. Mais en fait, dès le deuxième jour, plus personne me parlait de mon âge, enfin je veux dire, c'était une équipe formidable, ils avaient tous accepté de faire le film, d'être là, alors on avait d'autres choses à faire que de parler de ça en fait.

J'ai eu la chance, en tout cas j'ai l'impression, qu'ils m'aient traité de la même manière qu'un autre réalisateur qui fait son premier film, 18 ans ou 50 ans.

En plus je n'étais pas tout seul justement, chacun se rendait compte que tous les postes étaient occupés par des pros, par des gens qui savent ce qui font.

Ce qui j'ai ressenti, c'est beaucoup de bienveillance, et ça c'est surement lié à mon âge. Avec Noémie et Guillaume c'était pareil, ils ont été formidable. J'avais peur au début, c'était intimidant de parler qu'avec des adultes, en tout cas des gens plus âgés que moi, mais bon, je l'avais voulu hein alors je me suis retroussé les manches et au travail.

 

 

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   Baz'art : Concernant les comédiens justement, la complicité entre Noémie Merlant et Guillaume Gouix saute aux yeux et contribue pour beaucoup à la réussite du film…Est ce que quelque chose que vous avez mis du temps à instaurer ou celle-ci s’est faite de façon très naturelle ?

Nathan Ambrosioni  : Je les adore ces deux là... Ils se connaissaient pas, en plus on avait fait aucune répétition à part une lecture mais ils se sont tout de suite entendu. Dès le 4 ème jour, ils étaient complices comme un frère et une sœur.

Le film reposait sur leur relation, ils l'ont tout de suite compris et étaient hyper généreux l'un avec l'autre pendant les prises. En plus, c'est deux humains géniaux, il y avait peu de raisons qui s'entendent pas dans le vie. Chacun laissait beaucoup de place à l'autre, c'était très beau de les regarder jouer une scène ensemble.

Moi j'étais  juste trop content, j'avais écris ce film pour filmer des personnages, pour filmer des acteurs et j'ai eu la chance de les trouver tous les deux ! 

 

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   Baz'art : Au générique, vous êtes crédité seul au scénario et au montage de votre film…Est-ce à dire que vous n’avez pas été accompagné sur ces deux étapes là et que vous aviez envie de garder le contrôle de votre « bébé » le plus possible ?

 Nathan Ambrosioni   : Pour le scénario, comme je connaissais personne, j'avais pas vraiment le choix d'être tout seul.

Ensuite Stéphanie, en tant que productrice, m'a posé des questions, m'a poussé à travailler le script dans une certaine direction, celle qui correspondait vraiment au sujet et au film que je voulais faire.

  Pour le montage, j'avais toujours monté mes films maisons, j'adore ça. Il était question qu'il y ait un monteur pour Les drapeaux mais j'ai pas réussi à lâcher.

Il s'était passé quelque chose de très fort sur le tournage entre Noémie, Guillaume et moi et j'avais peur de les laisser à quelqu'un d'autre, ce qui est un peu bête au fond; je sais car un monteur n'est pas un voleur au contraire mais pour ce film là en tout cas, dans l'énergie dans laquelle il s'est fait, finalement, c'est comme ça que ça s'est fait et je suis content d'avoir fait le montage, c'est vraiment un exercice intéressant.

   Baz'art : Le cinéma de genre français commence de plus en plus à se démocratiser, notamment depuis le succès de « Grave ».Vous qui venez de ce cinéma là, pensez-vous en profiter dès votre second long métrage si celui-ci se concrétise ? 

Nathan Ambrosioni    : Oui c'est génial, avec "Grave," on dirait que le genre est redevenu une envie en France et ça c'est excitant ! J'avoue que j'adore le mélange : cinéma intimiste (auteur)/cinéma de genre.

C'est la direction que j'ai pris pour mon second long-métrage. On est en écriture, j'ai une co-scénariste cette fois, la géniale romancière  Audrey Diwan. Ça se passe super bien, je travaille avec des gens top, j’espère très très fort que ça va se faire !

 

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  Baz'art : Attendez- vous la sortie du film avec une pression énorme en vous disant que des chiffres d’entrées dépendra la suite de votre carrière, ou bien vous êtes convaincus au fond de vous, que, quelque soit l’accueil de ces « drapeaux de papier », vous continuerez à faire du cinéma, tant que vous aurez des choses à raconter et à filmer ? 

 Nathan Ambrosioni   : Disons en fait que ça dépend des jours. ( rires)  Je suis quelqu'un d'assez angoissé, qui flippe un peu pour tout certains jours. J'appréhende beaucoup la sortie c'est sur, mais je crois que c'est toujours comme ça non ?

Enfin, surtout quand c'est un premier film et qu'un avenir se joue je crois....

C'est pour ça d'ailleurs que j'ai pas attendu pour me lancer dans la suite, pour commencer à écrire et travailler sur un autre projet.

Je n' avais pas envie de vivre la sortie et uniquement la sortie, je voulais avoir d'autres choses en tête pour me libérer un peu de la pression qui peut en découler.

Mais bon, pour l'instant je me concentre sur les belles choses qui arrivent pour  "Les drapeaux de papier" avant de penser au jour de la sortie. 

Le week end  dernier, on a eu le prix du public à Angers, c'était fou, je suis tellement heureux et reconnaissant ! Je profite de ça, je travaille, j'accompagne le film, et on verra bien le 13 février !

 Baz'art : et le 13 février c'est après demain donc on va vite voir cher Nathan et on vous souhaite le meilleur pour votre premier très beau long métrage !!  

 Bande annonce - Les drapeaux de papier (2019)