chambre128

🔺UN LIVRE PEUT-IL CHANGER UNE VIE ? 🔺

 Le roman de Cathy Bonidan "Chambre 128" vient tout juste de paraitre aux éditions La Martinière,  alors que le premier roman de Cathy Bonidan "Le parfum de l'hellebore" avait  reçu 11 prix littéraires en 2017.

 L’auteur du Parfum de l’hellébore revient avec un récit épistolaire aux personnages incroyablement attachants, qui montre comment un livre peut parfois nous révéler à nous-mêmes et changer notre vie.


Tout commence dans une chambre d'hôtel, la chambre 128 de l'hôtel Beau rivage. Anne-Lise trouve dans cette chambre un manuscrit, elle cherche son auteur et c'est le début d'une correspondance entre elle et Sylvestre. L'histoire pourrait tourner court sauf que la seconde moitié du manuscrit n'a pas été écrite par Sylvestre.

Anne Lise se lance alors dans une enquête littéraire et va entrer en contact avec tous ceux et celles qui ont eu ce manuscrit entre les mains.


C'est un peu "bigger than life" : Dans la vraie vie, tout le monde répondrait-il à la lettre d'une inconnue ? dans la vraie vie se met-on à nu aussi vite ? et je me suis demandée si l'écrivain n'anticipait pas ce "reproche" en faisant dire à un de ses personnages "je souris tout seul en pensant à tous les êtres étonnants qui ont pu feuilleter ces pages en amont de notre cambrioleur..".

Mais derrière le côté rocambolesque de ce livre, il y a une réflexion sur ce que nous apporte les livres, sur les décisions qu ils nous aident à prendre.


Il y aussi cette ambivalence entre la solitude de différents personnages (et tout lecteur n'est il pas un solitaire qui trouve un refuge dans les livres ?) et cette idée que le plus important dans la vie ce sont les rencontres réelles et la qualité des relations humaines.


💪Le super pouvoir de Chambre 128 ? 💪
🔺Mettre le pouvoir de l'écriture au cœur de la vie
🔺Donner envie par son optimisme de sortir de sa coquille, d'être plus aventureux et d'aller vers les autres.
🔺Et puis si vous aimez les romans épistolaires, il y a tout le plaisir de lire de longues lettres, de revivre la lenteur de la poste, de jouer avec les mots. "Il y a parfois une évidence entre un livre et un lecteur, celle-ci ne peut pas être due au hasard." 

 

  

Cathy Bonidan, Chambre 128, La Martinière
304 pages, 18€, parution le 17 janvier