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Présentation : 

 

Avec malice Stephan Grögler invente une parodie en associant opéra traditionnel et art contemporain dans un écrin coloré, inspiré par les univers cosmiques de Cardin, Courrèges ou Paco Rabanne.

Il formente la rencontre de trois pépites musicales de la fin du 19e et début du 20e siècle, Le Téléphone de Gian Carlo Menotti, Aller-Retour de Paul Hindemith et Le Secret de Suzanne d’Ermanno Wolf-Ferrari, pour se moquer des difficultés d’époux bourgeois, façon comédie musicale ou opéra italien « à la Puccini ».

Trois oeuvres chantées en français, moments paroxystiques de la vie d’un couple observé par un troisième personnage, le pianiste, qui souligne l’action avec une saveur inattendue dans une liberté assumée.

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Trois mini-vaudevilles situés dans une époque où des artistes comme Andy Warhol et Roy Lichtenstein ont remis en question le rêve américain par la consommation à coup de glorification de la boîte de conserve et de superbes coups de feu.

Trois étapes d’une seule histoire, du ricanement devant le dérisoire au rire grinçant devant le drame passionnel. C’est un tourbillon, une farce où les images, les sons, la musique et les vidéos se nourrissent les uns des autres.

Notre avis : 

Le couple dans tout ses états. L’incommunicabilité, la jalousie et le secret. Scènes de vie conjugale avec soprano, baryton et piano. Sexe, mensonge et vidéo, Opéra à Demy mots, Kooples se moque et ironise.
Un intérieur bohème orange seventies pour nous compter l’incommunicabilité, un décor très Buren eighties pour l’embourgeoisement.
Le couple, tout droit sorti d’un livre de George Pérec, chante la réclame et le confort matériel qui ne rend pas heureux:... et si l’on passait notre amour à la machine... faites bouillir...un simple bouton à tourner Mesdames...
Un spectacle Pop de qualité, décor, costume, voix, piano tout est parfait, si en plus je vous dis qu’une petite abeille ( petite oui mais espiègle Maya !...) s’invite sur un écran je suis que vous ne résisterez pas.
Alors, si on veut pinailler ( comment cela, on a envie de pinailler à baz'art?),  on pourra parfois être un peu géné  par une impression générale de déjà vu, dans la si usitée thématique du couple, mais cela reste un très bel objet théâtral...et le public, plutôt jeune , semblait vraiment bien réagir. 
Bref,  on le savait déjà et on en a encore eu la confirmation ce soir, la  nostalgie joue à fond - pour les jeunes et moins jeunes, et vous pouvez aller le vérifier  au Théâtre de la Renaissance à Oullins jusqu’à  ce samedi 9 mars.
Oullins / Kouples du 7 au 9 mars, Théâtre La Renaissance, 7 rue Orsel (Oullins).
Tarifs : 16 à 24 €. Tél. 04.72.39.74.91.

Grande Salle
Durée : 1h20
Conseillé à partir de 13 ans