Synopsis : Kaboul, 1998, l’été : deux couples que tout sépare, un jeune couple d’universitaires d’un côté et de l’autre une femme malade et son mari gardien de la prison réservées aux femmes, vont voir leurs destin s’unir dans des circonstances tragiques...

kaboul Tout commence par un drame. Un drame intérieur, silencieux, presque commun dans un régime où s’applique la charriât : une femme se fait lapider par la foule.

C’est là que deux des protagonistes vont se rencontrer, deux hommes qui se trouvent réunis autour d’une femme. Atiq est le gardien de la prison pour femme, c’est lui qui a amené la prisonnière à l’exécution.

L’autre, c’est Moshen. Il est là complètement par hasard. Il errait dans une ville qu’il ne parvient plus à comprendre. Il est pris par la foule. Il se perd en elle. Quelque chose de terrible se produit. Un coup de tonnerre silencieux. Plus rien n’est jamais pareil.

"Les Hirondelles de Kaboul" sont à l’image de cette première scène. Une série de coup de tonnerre silencieux. Le film met en scène une série de coups du destin qui n’en sont pas vraiment. Deux couples se trouvent réunis, presque par la force des choses, malgré eux, alors que tout les opposent.

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Outre qu’elle est extrêmement belle, l’animation du film fait sens car il met justement en scène une dessinatrice d’une part, qui s’interroge sur ce que les femmes peuvent faire et qui réfléchit par son art sur la beauté et sur le corps. L’animation permet aussi des choses uniques comme des effets de taches dans une scène cruciale qui dévoile la tension latente et l’extrême violence qui peut surgir à chaque instant dans ce climat terriblement misogyne.

La force de ce film réside dans richesse et la profondeur de ses personnages.

Le spectateur est instantanément impliqué dans leur vie, leur combat, leur quotidien. L’empathie, avec chacun d’entre eux, c’est ce qui est le plus surprenant car ils sont très différents les uns des autres, est totale.

 

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Ce film est un voyage humain renversant, un bouillon d’émotion et de réflexion, une œuvre qui va droit au cœur et qui parle d’amour au milieu de la violence.  

Une création absolument magnifique, d’une beauté visuelle saisissante, rehaussée encore par une musique qui ne vient pas seulement souligner l’émotion, mais la retravailler et lui donner encore plus de corps.

 

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Un film à découvrir absolument, encore plus quand l’on sait qu’un certain personnage n’est autre que le grand père de  Zabou Breitman, dont on entend. la voix.

 

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LES HIRONDELLES DE KABOUL

Date de sortie 4 septembre 2019 (1h 20min)

De Zabou Breitman, Eléa Gobbé-MévellecAvec Simon Abkarian, Zita Hanrot, Swann Arlaud, Hiam Abbass

Note : 4/5