L'heure du  vendredi lecture a sonné et aujourd'hui,   on vous conseille  un très beau roman...australien ce qui est rare, pas qu’il soit beau, mais qu’il soit australien.......un truc pro à l’américaine, mais aussi très sensible, un coté Heminway ou Mark Twain...un beau roman assez prenant sur un continent qu’on connait mal et un métier d’une dureté incroyable..

 

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«  Le petit s’éloigna, presque heureux de la rebuffade. Mais il comprit que dans le monde de son père, la moindre erreur était impardonnable. Et il n’avait aucune idée de la façon dont il pourrait se racheter, ou s’il pourrait  même faire amende honorable. Il prit alors conscience qu’il ne serait jamais  à la hauteur des attentes de son père, ce qui fut un soulagement. Il n’aimait pas la personne qu’était son père, sa sévérité, son indifférence, et pourtant il désirait son approbation. Tel serait sans doute son destin : chercher à atteindre un objectif qu’il ne s’était pas fixé lui-même. »

 Australie, état de Queensland 1961. Sam treize ans n’est que douleur et incompréhension. Sa mère vient de mourir et son père n’a rien trouvé de plus intelligent que de tricher sur son âge pour qu’il puisse embarquer, avec lui,  comme apprenti dans l’usine de dépeçage de baleine sur l’ile de Tangalooma.

Walt le père, dévasté par la mort de son épouse qu’il n’a jamais comprise, ne se résout pas à laisser son fils chez ses beaux-parents.

Effrayé par la solitude, il est persuadé que la vie à Tangaloona le rapprochera de son garçon. Père et fils vont affronter plusieurs épreuves au sein d’une communauté isolée pendant les six mois que dure la chasse au cétacé.

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Plongée violente dans le monde adulte, nous sommes avec Sam qui découvre l’univers de son père. Un fils sensible qui observe un homme qu’il ne connaissait pas, un père qu’il va apprendre à aimer malgré ses défauts.

L’écriture de Ben Hobson est fine et précise, elle décrit avec beaucoup de sensibilité les sentiments puissants et contradictoires qui lient un homme désemparé et un jeune garçon à la recherche d’un chemin vrai pour commencer sa vie d’adulte. Un beau roman initiatique, un récit d’apprentissage sensible sur le difficile dialogue entre un père et son fils.

Dit dans d'autres termes,  j’ai été  profondément ému par cette lecture  et j’ai appris pleins de trucs......merci les éditions  rivages !!

  Le Rêve de la baleine, Ben Hobson, traduit de l’anglais par Alexandre Lassalle (Rivages); mars 2019