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 "Il n'existe pas qu'une façon d'envisager sa maternité, il y en a des milliers. On y apporte son enfance, ce sac à dos bien lourd parfois, on y ajoute ses espoirs et ses projets avant d'être confrontée à ce qui est".

Guila, mère de trois grands enfants n'a qu'un souhait, maintenant que ces derniers peuvent voler de leurs propres aîles, celui de vivre enfin sa vie de femme et se sentir enfin libre, elle qui a eu l'impression d'être un peu dépossédée de sa vie de femme en elevant ces rejetons pendant plus de vingt ans seule, étant divorcée.

Cette quête de soi sera d'autant plus pavé d'embuche que la culpabilité inhéente à la condition maternelle sera forcément prégnante et les décisions finalement contraires de ses enfants  empecheront  Guila de profiter de son projet comme elle aimerait .

"Et ma liberté était mon plus cher trésor. Je l'ai déposée, en offrande, au pied du berceau de mes enfants, j'ai donné ma solitude, ma vie, pour me fondre dans cette idée que la maternité était le plus grand bonheur pour le plus grand nombre de femmes."

Sylvie Le Bihan n'hésite pas à briser un tabou en parlant de ce lien maternel un peu différent de celui qu'on a généralement dans les magazines et pose la question que tout un chacun qui a eu des enfants peut se poser un jour, tenter de savoir ce qu'aurait été  notre vie si nous avions fait le choix de ne pas avoir d'enfants. 

D'une plume percutante et profondeSylvie Le Bihan ose aborder avec une belle acuité des questions et des réponses pas évidentes à entendre dans ce roman qui est avant tout une ode aux femmes !