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No, de Pablo Larrain,  est le dernier volet d'une trilogie. Après Tony Manero en 2008 et Santiago 73, post mortem en 2010, Pablo Larraín clôt sa trilogie sur la dictature de Pinochet avec un dernier opus consacré au référendum qui a entraîné la chute du régime en 1988.

 No a le  grand mérite de  poser la question de la place croissante de la communication' dans la vie publique en général et dans la politique en particulier ...

Le film se déroule en 1988, et si en France à cette époque on se souvient plus de la campagne des présidentielles françaises de 88 et le "force tranquille" de Mitterrand concocté par Séguéla, ), où on ignorait un peu tout ce qui se passait de l'autre coté du globe, au Chili plus précisement, là où Pinochet était sommé par les autorités internationales de légitimer son régime par le biais d'un référendeum.

J'adore le point de vue de départ du film, celui de nous montrer à quel point la publicité peut être utilisée à des fins politiques, comme enjeu de démocratie.

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Dans No, on suit les pérégrinations d'un publicitaire en vogue, qui, dans les faits, était visiblement la combinaison de diffférents publiciitaires  incarné par l'épatant Gabriel Garcia Benal. Ce pubard va ici décider d' appliquer ses méthodes publicitaires quotidiennes pour faire gagner le « Non » face à Pinochet.

Sa stratégie ? : la vision d’un avenir meilleur, l’assurance du bonheur avec ce slogan : « Alegria viene (Happiness is coming) ».

Il avait compris  plus que quiconque comment utiliser le système néolibéral mis en place par la dictature pour mieux se l’approprier et en faire une promesse électorale.

Le film revient donc avec  grande minutie mais sans didactisme aucun sur le calendrier du référendum, la réalisation des formats publicitaires de 15 minutes, les intimidations et les menaces dont ont fait l’objet chacun des instigateurs de cette campagne du « No », la ferveur du peuple qui a conduit à une manifestation durement réprimée, l’indifférence du gouvernement en place avant qu’il se mette en ordre de bataille du fait du succès progressif de ce rejet du référendum…

Les premières minutes du film peuvent certes un peu décontenancer par la forme choisie par le cinéaste :  en effet, comme pour livrer un témoignage d’archive, Pablo Larraín a utilisé le même format que les images réalisées dans les années 80, ce qui donne à l’image un côté un peu frelaté, mais passé un petit temps d'acclimation, cela donne au film une authenticité pas toujours présente dans les chroniques d'époque.

Par ailleurs, le gros  travail fait  sur les décors et les costumes ajoute au réalisme du passé.

Par ailleurs le récit utilise très intelligement le ressort de la publicité pour dépeindre les tendances socio-culturelles de la fin des années 80, de la promotion des premiers fours micro-ondes aux campagnes télévisées pour les boissons au cola.

Bref, entre un scénario très intelligement construit et une mise en scène qui distille à la fois tension, intensité dramatique et pointes d'humour bievnaillantes,  le film se voit avec un vrai et grand plaisir et ce No constitue un vrai bonheur de cinéma qu'il ne faut paslaisser passer...

En résumé, personne ne peut dire No à ce film.

 

NO Bande Annonce du film avec Gael García Bernal (2013)

Film projeté dans le cadre  Invitation à Gael García Bernal


Icone Billet 17ACHAT ve 18 17h - UGC Astoria
En présence de Gael García Bernal

Icone Billet 17ACHAT  sa 19 10h45 - Comœdia
En présence de Gael García Bernal