Brooklyn Affairs est une des bonnes surprises cinéma sorties mercredi dernier.  

Edward Norton s’étant fait rare sur nos écrans;  son retour devant et derrière la caméra, 20 ans après le déjà excellent "Au nom d'anna" fait donc rudement plaisir comme Michel nous l'explique dès à présent 

 

brooklyn affairs

 ll a eu de la chance, Lionel Essrog, un orphelin à Brooklyn qui avait tout pour devenir le souffre douleur de son foyer d’accueil. Petit garçon atteint du syndrome de Gilles de La Tourette, manie qui provoques de tics et des cris orduriers irrépressibles,

Il a eu de la chance de croiser Franck Minna, un grand de l’orphelinat qui le pris sous son aile et qui une fois adulte l’a embauché dans l’agence de détective qu’il venait de créer.

C’est un dur au cœur tendre Minna, tous les employés de l’agence de Minna sont d’ anciens orphelins. Au cours d’une enquête où il devait le couvrir, Lionel  assiste impuissant à la mort de Franck son mentor.


Doux-amer et gorgé de cool jazz de synthèse, «Brooklyn Affairs» file son enquête atroce en sauvant presque tout le monde.

 

Ce dernier aurait-il découvert une affaire trop grosse pour lui? Lionel grand garçon tendre et naïf reprend l’enquête à son compte quitte à en prendre plein la gueule.

Politiciens véreux et corrompus, chantages, spéculations immobilières scélérates, ségrégation raciale, bienvenu au Brooklyn des années 50.

Quel plaisir que ce bon vieux film rétro!!.Tout est raccord, une image qui doit beaucoup au peintre américain Edward Hopper, une histoire à la lenteur contemplative reposante et une bande son Jazzy à tomber par terre.

Edward Norton regarde dans le retro comme l’avait fait Polanski, clin d’œil à une scène de “Chinatown” dans une bibliothèque  municipale, mais le new-yorkais à la nostalgie plus heureuse, sans aller vers un happy end, son idylle interraciale nous met les larmes aux yeux. 

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Film noir et tendre, le réalisateur qui est, on le sait un acteur hyper doué, réussi à rendre son héros totalement touchant et désarmant, ce qui est le comble pour un détective privé de Série Noire.

 

Norton tisse un polar sans esbroufe, pas prétentieux pour deux sous  à la reconstitution soignée - il faut dire que les décors et le fringues fifties sont toujours agréables à regarder.

La maladie dont souffre le héros est vraiment bien rendue sans être caricaturale.

Elle montre un être à part solitaire à cause de son handicap, car c’est un handicap qui suscite le rejet et la honte...

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Cerise sur le gâteau :  la comédienne Gugu Mbatha-Raw apporte  une vraie plus value dans un environnement bien testostéroné et  Bruce Willis terrible acteur républicain est tout de même très bon dans un rôle court et dont le souvenir plane  tout le long du film...

Brooklyn Affairs - Bande Annonce Officielle (VF) 

Au cinéma depuis le 4 décembre 2019