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Troisième roman de Diana Evans, "Ordinary People" est sorti en librairie le 11 septembre.

Son roman  décrit, à travers deux couples quarantenaires les failles et les errances d’hommes et de femmes issus d’une classe moyenne dont le pouvoir d’achat en baisse offre peu de perspectives.

Sur le bandeau du livre, Diana Evans est comparée à Tolstoï et Dickens. N'étant lectrice ni de l'un ni de l'autre, je ne me lancerai pas sur cette piste. Tout ce que je peux vous dire, c'est que j'ai été bluffée par l'analyse au scalpel du couple avec enfants faite par l'écrivaine dans Ordinary people. J'ai du dire au moins 10 fois "qu'est ce que c'est bien vu !" ou "qu'est ce que c'est bien dit !" (oui un peu pauvre linguistiquement parlant).


✴️ Ce n'est pas le livre le plus gai pour finir l'année (c'est le dernier roman que j'ai lu en 2019) ou pour la commencer. N'empêche que je n'avais qu'une hâte c'était de retrouver mon bouquin le soir et tous les livres sont loin de me faire cet effet.


✴️ Diana Evans pose ces questions universelles : comment continuer à exister quand on a l'impression d'être fondue dans l'entité famille ? Pourquoi rester ensemble quand tout est si loin des débuts ? Diana Evans pose son regard sur deux couples de la classe moyenne en pleine crise de la quarantaine. Elle le fait avec tant d'acuité et de minutie, faisant sentir page à page leur enfermement dans une situation que cela en est suffocant.

✴️ On est loin du prêt à penser actuel (qui m'hérisse profondément ) à coup de mantras "vis ton rêve" "pour l'avoir, il suffit de le vouloir", gommant totalement ce qui est quand même bien souvent le nerf de la guerre : l'argent.

✴️ A tous les hommes qui ne reconnaissent plus celles qui partagent leur vie depuis qu'elles sont "trop" mères, je recommanderais la lecture de ce livre. A toutes les femmes qui ne comprennent pas que leurs conjoints fassent la gueule en rentrant du boulot, je recommanderais ce livre aussi.
Aux futurs parents, je conseillerais par contre de s'abstenir ; ) (de le lire, pour le reste c'est trop tard : )) ✴️

« Une merveilleuse description du mariage moderne et de la quête – souvent pénible – de notre identité »

— The Observer 

Traduit de l’anglais par Karine Guerre

Diana Evans, Ordinary People, éditions Globe