celle qui pleurait

 "Tomar était bien obligé de reconnaitre qu'elle en jetait méchamment, cette cathédrale de lumière regroupant tous les services de la juridiction parisienne, avec ses 90 salles d'audience et son hall gigantesque encadré de coursives et d'escaliers roulants d'une blancheur immaculée."

Une jeune femme, Clara, est retrouvée les poignets tailladés au milieu d'une piscine municipale  de Paris (la piscine Pailleron dans le 19ème que je connaissais pas mal dans ma vie parisienne) .

Tout porte à penser qu'il s'agit d' un suicide .  L'enquête confié au commandant Tomar Khan est sur le point d'être clôturée. 

Mais c'était sans compter sur  la tenacité de son adjointe Rhonda, battante pas insensible au charme de Tomar, et  qui va décider de s'impliquer dans ce dossier et comprendre assez vite que comme dans tout bon polar les choses ne sont pas aussi simples qu'annoncées.

Le 36 rue du Bastion, nouveau QG de la policie judiciaire sera donc l'occasion d'une enquête sans merci au moment même où Tomar semble de son coté plus obsedé par une vieille histoire qui le taraude et d'une supérieure hiérarchique qui semble lui en vouloir . 

tackian

Niko Tackian sait tenir son lecteur en haleine, avec des chapitres courts mais intenses qui lui laisse bien peu de répit à  un lecteur, qui ,si on reste dans le contexte aquatique aura du mal à sortir la tête de l'eau , enfin de son roman!

Le talent de Tackian c'est d'arriver en moins de 250 pages à dessiner des  personnages attachants pour qui on a une profonde empathie , on pense à cette tête brûlée de  Tomar Khan, qu'on retrouve avec plaisir apres l'avoir découvert en 2017 dans  à  « Toxique " ou son adjointe l'obstinée Rhonda.

Un page turner particulièrement nerveux, efficace et bien mené. Que demander de plus? 

NB : Niko Tackian sera un des invités du prochain quais du polar. Retrouvez sa page consacrée à sa présence dans le salon  ici même