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 Synopsis : Une attaque vient d’avoir lieu, elle a transformé la plupart des gens en zombies. La plupart, mais pas tous, les tatoueurs semblent immunisés contre cette force qui veut conquérir le monde...


Note : 2.5/5

Lava

 

Les amateurs de "South Park" ou de "Vermin" ne seront pas dépaysés par la simplicité de l’animation de "Lava".

En effet, les personnages avancent en ligne droite, bougent leurs membres comme s’ils n’avaient pas d’articulation et leurs lèvres sans véritablement décrire de mots, sur des couleurs criardes. Pourtant, malgré tout cela, la suspension de l’incrédulité fonctionne et l’univers apocalyptique de "Lava" est crédible, peut-être en raison de nombreuses références à la culture contemporaine, tant celle du tatouage, de plus en plus rependue, que celle de la série, avec un spin-off de "Games of Thrones" avec des légumes, du plus bel effet.

 Dans cet univers un peu étrange, plutôt pop, les "outcasts" semblent être les seuls à pouvoir résister à l’emprise mentale de la vidéo publiée par la Lacrimal Culture, entité globale qui veut prendre le contrôle du monde et appeler à lui tous les tatoueurs et autres artistes marginaux. Pourtant, une résistance s’organise, autour d’un fanzine prémonitoire et d’une autre entité secrète, Lava.

 

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Au cœur de ce combat se trouve celle qui semble être l’élue, une tatoueuse de seconde zone, célibataire, qui n’arrivent pas à se sortir son ex de la tête, qui questionne sa sexualité et son art : Deborah.

 Ce film semble être tout droit sorti du cauchemar d’un étudiant en art qui vient d’être diplômé et qui ne sait comment se positionner face au monde de la création, avec d’un côté, la forme institutionnelle, incarnée par la Lacrimal Culture, qui n’hésite pas, d’une part, à laver le cerveau du plus grand nombre pour imposer une nouvelle norme et, d’autre part, à instrumentaliser ses partisans en leur promettant la gloire ; et de l’autre côté, le monde obscur des fanzines et des petits tatoueurs, qui sont eux aussi tout autant instrumentalisée au sein d’une contre-culture que des élites érigent en un bloc unique, gommant ainsi l’identité de chacune des artistes qui la compose, pour "souder la résistance".

 À méditer, parce que le film ne parle peut-être pas du tout de ça et s’apparente plutôt à un trip sous acides.

 

 

 

LAVA
Date de sortie inconnue
Durée : 1h 07 – 67 min
De Ayar Blasco