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Journaliste danoise,  Rie visite un tunnelier utilisé pour la construction du métro de Copenhague.

Lorsqu’un accidentarrive soudainement, notre journaliste doit survivre aux conditions claustrophobes d’un sas en compagnie de deux ouvriers étrangers,  Ivo et Bharan, qui devront tous  ensemble reconsidérer leur vie.

Et si,  après le confinement vous partez voir sans doute  l’un des films les plus claustrophobiques  qui soient,  Dans ce cas, tentez le coup pour le  premier long métrage du réalisateur danois Rasmus Kloster Bro qui sort en salles ce mercredi 

Si vous avez une quelconque phobie des lieux clos,  oubliez car cet Exit  qui débute  assez gentiment au cœur d’un profond chantier, dans les sous-sols de Copenhague va vite virer au film des plus angoissants qui soient !

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Rasmus Kloster Bro filme le chantier avec une précision impressionnante.

Les décors sont totalement  réels, et le cinéaste sait clairement en tirer parti. 

Il joue sur  l’illusion du réel,  notamment dans les 20 premières minutes où la journaliste qui est l'héroine du film semble presque interviewer les ouvriers pour  un reportage qui ne dépareillerait pas sur la chaine franco allemande Arte ! 

Mais très vite, Exit quitte la sphère sociale pour une expérience physique intense, jouant sur la claustrophobie et l’épuisement avec pas mal d'efficacité.

Le  réalisateur n'hésitera pas à sonder une ambiguïté morale  qui peut dérouter jusqu’aux derniers instants du film.

La mise en scène, très axée sur le documentaire, empêche toute invraisemblance de scénario ni de psychologie chez les trois protagonistes tiraillés intérieurement.

De fait,  Exit est un  film qui aborde le thème de  la survie sous ses aspects les plus durs et les plus réalistes, loin des blockbusters US.

Eprouvant, avec un scénario qui tourne un peu à vide dans sa dernière partie mais assurément efficace et étonnant !