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Synopsis : Pris dans une grande odyssée, un beau et jeune prince guerrier, fin stratège au cœur pur, parviendra-t-il a retrouver sa belle, rencontrée loin de chez lui ? Et saura-t-elle attendre son retour ?

Film d'animation venue d'une contrée, l'Egypte,  peu fertile en cinéma animé,  "Le Chevalier et la Princesse" est une grande épopée dans la ligne des récits fondateurs comme l’Illiade et l’Odysée.

Elle en possède en tout cas tous les codes. Il s’agit d’une histoire orale, découpé en épisodes, avec une certaine circularité et un retour des personnages. Le héros, telle Ulysse, voyage loin de chez lui et laisse sa belle attendre et se languir de son retour pendant qu’il part à la guerre et entreprend l’attaque d’une cité imprenable.

 Mais ce récit doit également beaucoup, dans l’imagerie, les codes et le rythme, à Disney. L’enfermement de la princesse dans la cour intérieur de son palais avec son félins pour seul compagnon n’est pas sans rappelé "Alladin" par exemple.

 

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On pourra également noté la  présentation des personnages se fait toujours dans l’action, en chanson, en particulier la magnifique séquence, très joyeuse et rythmée, de présentation du vieux marin unijambiste, tombé amoureux de la mer et des bateaux suite à son accident.

 Autour de cette narration principale, dont les épisodes parviennent parfois difficilement à se suivre de façon cohérente, existe l’histoire de deux démons sensés prévenir l’accomplissement de la prophétie dans laquelle le jeune prince chevalier* est impliqué.

Leur parcours, du mal au repentir, souvent intéressé, et nombre de leurs comportements, souvent anachroniques, ajoute un piment particulièrement bienvenu dans cette aventure qui tire  cependant parfois en longueur.

 Pour ce qui est de la palette graphique, du design de personnage et de l’animation en tant que telle, la 3D ne fait pas de merveille.

Elle reste souvent assez froide, assez rétive aux mouvements souples et amples, à la texture, le rendu est donc sur certaines séquences un peu daté, mais le film reste parfaitement regardable pour le spectateur d’aujourd’hui.

Présenté en Compétition Contrechamp au Festival international du film d’animation d’Annecy

Date de sortie inconnue

Durée : 1h 36 – 96 min

De Bashir El Deek, Ibrahim Moussa

 *(Pour éviter d’écorcher les noms et prénoms de qui que ce soit,  nous éviterons de nommer les personnages)

 Note : 2/5