Après avoir opéré  il y a une semaine un zoom sur deux films espagnols à voir sur nos écrans pour cet été, on continue notre revue de cinéma latin avec cette fois ci un focus sur  le cinéma italien qui fera l'honneur de nos grands écrans en cette fin d'été et en ce début de rentrée prochaine  : 

1/ SOLE de CARLO SIRONI.- au cinéma le 9 septembre 

affiche sole ok

Sole de l'Italien Carlo Sironi, est un film qui fut sélectionné dans la section Orizzonti de la Mostra de Venise 2019, il s'agit d'un premier long métrage d'un jeune cinéaste visiblement très inspiré par le néo réalisme italien des années 50-60 et se référant surtout à Ernamo Olmi (L'arbre aux sabots, Palme d'or 1978) .

Ce film  qui évoque le marché illégal des nouveaux-nés et propose une réflexion laconique sur la paternité non biologique est surtout l'é tude clinique d' un abandon d' enfant..

C'est parti pour une heure quarante d'un récit d' un apprentissage de la paternité et de la naissance d' un premier amour adulte chez des enfants perdus...

quot-sole-quot-de-carlo-sironi-a-recu-l-amilcar-du-jury-et-des-exploitants-photo-dr-1573325224

Avec son cadrage 4X3 et ..format cinématographique au plus près des personnages, Sironi opte pour un neoréalisme froid et austère mais sans virer au glauque ou au dépressif.

Un peu comme si les frères Dardenne avaient tourné en Italie....

On aime le soin porté à l'image et au son (belle musique électronique créée par la toute jeune compositrice polonaise Teoniki Rożynek) mais le personnage principal, très tête à claque a un peu de mal à susciter l'empathie chez le spectateur .

Un film fragile mais interessant à voir en salles le  9 septembre prochain. 

 2/ Le défi du champion; Leonardo D’AGOSTINI- au cinéma le 5 août 

cache_76068926

Quand un génie du football- qui semble t- il est inspiré de Mario Balotelli dont les frasques sont bien connus des fans de l'Olympique de Marseille- se voit dépassé par son coté rebelle et bas du front, le président de son club de foot, l'AS Roma lui impose de prendre des cours particuliers avec un professeur attitré, sous peine de ne plus jouer un seul match

Sauf que le professeur en question, un homme ravagé par la mort de son fils, ne connait rien au foot et pourrait très vite se lasser du coté enfant gaté de son élève, aussi prodige du ballon rond soit il.

L'histoire est classique, elle a donné lieu à pas mal de films du cercle de poètes disparu à Will Hunting en passant par le récent "les grands esprits"  mais la recette est toujours très efficace lorsqu'elle est bien appliquée comme ici par Léonardo d'Agostini dont c'est le premier long métrage.

THE CHAMPION (32)

 

Cette jolie  relation entre ces deux personnages  que tout oppose mais tous deux blessés par la vie et qui se sentent seuls est au centre de ce très sympathique  "Défi du Champion". 

Une relation filiale salvatrice pour chacun des deux protagonistes.

Si le monde du football avec son argent roi à tout va et ses parasites qui gravitent autour d'un jeune pousse  ne s'en sort pas forcément grandi,  ce feel good movie se regarde avec énormément de plaisir.

Un plaisir du notamment à la grande complicité du duo formé par Andrea Carpenzano ( vu "Frères de Sang") et du toujours formidable  Stefano Accorsi..

Un vrai film de divertissement à voir cet été et à conseiller notamment pour tous ceux qui auront été sevrés de foot depuis le confinement !

THE CHAMPION (47)