JUST KIDS 120 X 160 HD

En janvier dernier, en ces temps où le mot confinement était encore utilisé très rarement et que les salles de cinéma  donnaient leur pleine mesure, on avait eu la chance d'aller faire un tour du coté du festival Drôle d’Endroit pour des Rencontres  au cinéma Les Alizés à Bron

A cette occasion on avait pu  rencontrer  le cinéaste  Christophe Blanc venu  nous présenter son nouveau film, Just Kids, notre coup de coeur de ce festival. 

 Le réalisateur Christophe Blanc qu'on avait admiré avec son premier long métrage une femme d'extérieur en 2000, certes un peu moins avec son second  Blanc comme neige nous avait  alors expliqué au cours d'un long et captivant échange que son troisième long, Just Kids, y était  de loin son plus personnel.

En effet, à l'instar de Jack et Mathias les protagonistes de son film, le cinéaste français a eu le malheur de devenir orphelin prématurement.

Avant de mourir précocement, son père comme celui de son film,  était un petit escroc qui naviguait en eaux troubles.

Christophe Blanc nous a confié avoir du patienter d'avoir la cinquantaine pour oser raconter cette histoire intime et profondément remuante.

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Assumer le décès de ses parents à quelques années d'intervalle , et devoir prendre en charge  son jeune frère alors qu’on est soi-même à peine sorti de l’adolescence, voilà tout le défi de  ce beau récit d'apprentissage qui aborde des thématiques comme la résilience après un deuil et la puissance de l’amour fraternel.

A travers la destinée parfois cahotique de Jack et Mathis , complètement livrés à eux-mêmes, le long métrage de Christophe Blanc montre  très joliment la solidarité,  le courage et la dignité d'une fratrie face au deuil et comment  l’énergie de la jeunesse peut finalement tout surmonter malgré les moments de découragement évidents.

On pense forcément au très beau Amanda de Michael Hers qui abordait un sujet proche mais avec un traitement différent.

Tournant le dos à un naturalisme trop évident au vu du sujet, Christophe Blanc ose des échappées lyriques , avec notamment cette très belle scène et l'utilisation de la musique de Georges Delerue (L'important c'est d'aimer)

Il s'aventure aussi, avec tout autant d'ambition à des séquences pleinement oniriques- les scènes avec le lézard notamment- qui emportent largement l'adhésion.

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Cerise sur le gateau : les deux acteurs principaux de Just Kids sont vraiment formidables : on savait déjà depuis Quand on a 17 ans et  L’Adieu à la nuit que  Kacey Mottet-Klein savait tout jouer il le confirme parfaitement ici .

Face à lui le très jeune Andrea Maggiulli, dont c’est le premier rôle à l’écran, impose un naturel vraiment bluffant.

Un très beau drame intense et émouvant à voir au cinéma depuis mercredi dernier..