EMA de Pablo Larraín sort le 2 septembre au cinéma.
Une experience de cinéma qui ne plaira pas à tout le monde et risque même de déchirer totalement les spectateurs comme elle l'a fait pour nous à la rédaction : 
POUR : UN CHOC VISUEL SPLENDIDE ET HYPNOTIQUE  4/5 
ema-affiche
 Le réalisateur chilien virtuose de No, de El Club et de Jackie est de retour avec un film étonnant, et une vraie expérience sensorielle et visuelle.

Après s’être spécialisé dans l’exercice de la biographie des grandes figues historiques, Pablo Larrain revient à un sujet plus  personnel avec cette histoire d' une jeune héroïne danseuse qui se cherche et qui va prendre des décisions pas toujours bien appuyées par la morale ou la bienséance, poussant ainsi une réflexion plus profonde, qu'on peut le penser de prime abord, sur la norme et la pression sociétale. 

 Porté par le charisme assez incroyable de Mariana di Girolamo,  qui est de toutes les scènes ou presque, ce portrait de femme intense et toute en énergie  est également une expérience sensorielle unique. 

ema-21

 On  pense souvent au cinéma de Gaspar Noé,  avec ces scènes de danse pas loin de la transe et le très beau travail sur la photographie du chef opérateur  Sergio Armstron portées par une bande sonore électro et envoutante  de Nicolas Jaar, qui fascine le spectateur  et le laisse presque hypnotisé pendant toute la durée du film .

Avec Ema, Pablo Larrain tente et réussit une approche de cinéma intense , viscérale et profondément organique. 

Une bien belle expérience cinématographique à voir de toute urgence !  TF

CONTRE : UNE JOLIE COQUILLE VIDE 2/5

ema_07_eclaircie_c_fabula

  La  référence au cinéma de Gaspar Noé  et notamment à son Climax s'impose en effet, mais pas forcément comme un élément à mettre au crédit du film.

Comme du reste pour le réalisateur d'Irreversible, Pablo Larrain a une fâcheuse tendance à se laisser filmer et son souci de faire de belles images l'emporte nettement sur celui de raconter une histoire digne de ce nom.

La narration est inutilement compliquée, se perdant dans un puzzle narratif qui n'a pas lieu d'être et qui apporte de la confusion à une oeuvre qui ne dépassera pas le (bel au demeurant) exercice de style.

ema_24__c_pablo_larrai_n

En effet,  une fois qu'on a compris les tenants et aboutissants de l'histoire, celle ci fait terriblement du surplace, le cinéaste ayant tendance à tout surligner- cette accumulation de scènes d’incendies volontaires qui n'apporte rien à la narration- et s'enfermer dans une oeuvre poseuse, et finalement assez vaine.

Les personnages secondaires, mal écrits- celui de Gael Garcia Bernal, sous employé-  et le manque de tissu narratif digne de ce nom empechent l'incarnation qu'on serait en droit d'attendre du film. 

Dommage pour l'actrice  Mariana di Girolamo, en effet aussi sublime qu' intense mais dont le personnage finit tout de même par agacer.

Elle n'en constitue pas moins un des rares intéret de ce film trop long et décousu pour convaincre, et qui surtout privilégie comme beaucoup de films récents (Madre par exemple, très loué sur la toile) largement la forme au fond .

Si ca vous tente d'aller voir une coquille vide, aussi jolie soit-elle, libre à vous .. FB 

 

Et on fait toujours gagner des places pour voir le film afin que vous vous fassiez votre propre avis. Cela se passe ici et il se termine le jour de sortie du film!