wolinksi

 " A 21 ans, lors de ma rencontre avec mon amoureux, des rêves peuplaient mes jours. Désormais, Chérif, les cauchemars ne me lachent plus. Et tant d'ombres demeurent"

Les  procès des attentats de janvier 2015  qui dont décimé l'ensemble des rédacteurs de de Charlie Hebdo, s'ouvre ce jour à Paris. 

L'occasion de dire un mot sur ' Au risque de la vie". écrit par   Maryse Wolinsk qui i a perdu ce  7 janvier  2015, son mari, le dessinateur Georges Wolinski, à 81 ans  qui était jusqu'à cette tragédie un des derniers grands de Hara-kiri, de Charlie hebdo et de toute la presse subversive des années pré et post soixante-huitarde,

Après la veuve de Tignous qui nous a livré récemment sa version des faits et qui mentionnait l'humanité de Maryse Wolinski,  cette dernière prend la plume à son tour pour écrire "Au risque de la vie", dont le titre fait référence à une citation de la philosophe Simone Weil.

Ce court récit  s'ouvre sur une lettre ouverte » à Chérif Kouachi,  l.’aîné des frères Kouachi, celui qui a appuyé sur la gâchette et qui s’est "incrusté" en elle "jusqu’à l’étouffer".« ce pauvre mec, qui a fait des ravages, et qui n’a pas d’excuses »

Charlie Hebdo - Maryse Wolinski: 'Georges m'a fait grandir et devenir une femme' - Purepeople

 Maryse Wolinski crie sa colère  et part dans ce livre à la recherche de réponses,  qu'elle estime ne pas avoir recues  pendant ces 5 années et que le procès lui donnera peut etre .

Quelques années après sa première tentative littéraire avec "Chérie, je vais à Charlie" qui revenait à chaud sur la tragédie, « Au risque de la vie » (éd. Seuil)., plus apaisé, écrit avec plus de recul mais force est de constater que Maryse Wolinksi n'en conserve pas moins sa rage et sa déterminiation à mieux comprendre l'incompréhensible.