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"La souffrance de l'autre est l'une des choses les plus pénibles à supporter. L'impuissance, l'incompétence qu'elle révèle en nous est redoutable, pointant les limites et les imperfections de notre humanité, et nous ouvre, lorsque nous en devinons l'ampleur, les portes d'un enfer que l'on préférerait ignorer."

Celso, un écrivain italien  sexagénaire,  marié et père de famille,  reçoit un beau jour un message d’Elena, trente ans après leur folle  histoire d’amour.: une histoire d'amour u'il n'a jamais pu oublier 

Eléna lui  donne rendez-vous dans 12 jours.

Un temps à la fois long et court qui permettra et Celso emploie ce temps de  revisiter leur liaison et  les raisons de leur rupture à se raconter leur histoire et ses choix. 

Celso se remémore leur histoire, son inquiétude constante alors de ne pas être à la hauteur de sa beauté, la peur de la perdre, ses erreurs. 

Celso a tout sacagé et Elena s’est perdue avec d’autres hommes.

Sophie Simon raconte une histoire a priori banale d'affres des sentiments avec une tonalité tragi comique qui lui sied bien et un personnage central qui fait penser pas mal au Marcello Mastroianni dans La Dolce Vita de Federico Fellini.

La romancière française explore le passé et les pensées de son antihéros un homme un peu lâche qui dit ne rien comprendre aux sentiments et il est aussi agaçant que touchant, finalement.

Sophie Simon a tendance à écrire  dans chacun de ses romans des bandes son sur la vie de ses personnages et ici dans cette ambiance  à la romaine pas mal de standards de la grande chanson italienne nous reviennent en mémoire à commencer par celui qui donne le titre à son roman, reprise par Dalida dans les années 60/70.

 Sophie Simon sait très bien évoquer dans ce roman les affres de la passion et ce que la peur de perdre quelqu’un peut nous fait perdre tous nos moyens.

 Come prima », de Sophie Simon, Anne Carrière, 192 p., 18 €, numérique 13 €.