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Un mois après Santa Muerte qu’on a récemment remis en avant ( le jour de Pâques carrément )a l’occasion de sa sortie en poche, le romancier américain d’origine porto ricaine (et adepte du culturisme !) Gabino Iglesias continue d’explorer la question de la frontière et de la migration dans son nouveau polar aussi musclé ( excusez la métaphore) que le précédent.

 Un roman choral qui a pour cadre la Frontera, frontière séparant les USA et le Mexique et hélas tristement rendu célèbre par Donald Trump qui voulait la fermer

 À en croire Gabino Iglesias, la Frontera est le décor idéal des  violences les plus crues et les plus injustes qui feront naitre des vendettas souvent terrifiantes et même une pincée de surnaturel…et le coyote du titre me diriez-vous ?

Quand on sait que c’est le surnom du  passeur qui aide les mexicains à franchir la frontière vous pouvez vous doutez que le périple n’aura rien d’une partie de plaisir. 

lamentations coyote

Un rythme effréné, des chapitres courts, un style noir brutal à souhait, un hyperréalisme qui laisse parfois entrevoir un peu de magie et de fantastique, des phrases uppercut au vocabulaire sec : Les lamentations du coyote  reste pas mal dans la lignée de Santa Muerte. 

Mais là où le premier roman faisait parfois penser à du Tarantino, ici on songe plus au Trafic de Soderbergh dans ce polar choral trempé à l’eau bénite, plus profond et tragique que le précédent.

En tout cas, comme pour le précédent, on ne peut que vous recommander ce polar bien écrit et toujours aussi bien traduit par Pierre SZCZECINER !

  Les lamentations du coyote par Gabino Iglesias - Éditeur Sonatine - mars 2021