Auréolé ce samedi soir du Cristal d'Or,  alors qu'il avait déjà remporté le grand prix du film documentaire au festival de Sundance, Flee raconte la violence du voyage que peuvent connaitre des migrants à travers le récit intime de son héros, mu par un dispositif singulier : 

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Quand il est arrivé au Danemark, Amin était un mineur non accompagné en provenance d’Afghanistan.

Aujourd’hui, à 36 ans, il est un universitaire installé qui va se marier avec l’homme qui partage sa vie depuis longtemps.

Mais, un secret qu’il cache depuis plus de 20 ans menace de ruiner tout ce qu’Amin a patiemment construit depuis son arrivée à Copenhague.

Pour la première fois, il décide de partager son histoire avec Tobias, un ami proche.

 

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 Flee est un voyage thérapeutique auquel nous sommes invités à partager les souvenirs d’Amin et quelques vérités particulièrement  difficiles à dévoiler  

Il raconte le témoignage  de ce réfugié afghan et homosexuel  qui a trouvé refuge au Danemark et qui  interrogé par le cinéaste  qui est devenu  son ami.

Le début du film montre Amin engageant une conversation avec Rasmussen sur sa jeunesse en Afghanistan et sur la façon dont il a dû fuir pendant l'invasion soviétique. 

Flee' trailer: Riz Ahmed, Nikolaj Coster-Walsau come together to narrate a story of an Afghan refugee in Denmark, Entertainment News | wionews.com

Le dispositif  mis en place par Flee questionne habilement les souvenirs et leur représentation.
Assez proche d'un docu fiction, Flee mélange de manière ingénieuse le témoignage et la thérapie et son fil conducteur est un entretien  mené avec Amin par un certain Tobias, émanation du réalisateur .
Le réalisateur propose ainsi une reconstitution visuelle foncièrement originale, activée par l’animation et les souvenirs, souvent impulsés par la pop entre  des morceaux très emblématiques des années 80 entre A-ha ou le groupe Roxette.
 A la fin de ce beau film, le spectateur est ému et surtout reconnaissant du courage d’un homme qui a osé montrer ses faiblesses et ses détresses intimes .

“Flee” de Jonas Poher Rasmussen (Danemark, France, Norvège, Suède).