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Après avoir décortiqué et analysé avec brio la signification et l'histoire de couleurs telles que le bleu, le jaune ou le noir, l'historien des symboles Michel Pastureau s'attaque aux rayures.
Il raconte en préface que l'idée du livre lui est venue dans les années 80, notant que dans l'imagerie médiévale, les personnages portant des rayures étaient négatifs alors que des images plus récentes montrent que les rayures peuvent être vues de manière positive aussi. 

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Dans cette nouvelle édition où l'iconographie a été repensée, réorganisée et accompagnée de nouvelles légendes, l'auteur nous entraîne dans l'histoire de la rayure occidentale de son origine à nos jours.
Il se demande également pourquoi les rayures se voient toujours mieux qu'une surface unie ? Est-ce une donnée neurobiologique ou un problème culturel ? 
Michel Pastoureau : « La sémiologie de la rayure est infinie » (Rayures. Une histoire culturelle)
On a aimé :
-Découvrir comment la rayure à partir du 16ème siècle sort du champs diabolique pour devenir aussi domestique, romantique, révolutionnaire 
-les variétés des sources sur lesquelles s'appuie l'historien 
-la curiosité qu'il éveille en nous interrogeant par exemple sur la présence des rayures sur les vêtements de nuit ou les habits des arbitres sportifs 
"Opposé à l'uni, le rayé constitue un écart, un accent, une marque. Mais, employé isolément, il devient illusion, il gêne le regard, semble clignoter, s'agiter et s'enfuir.
Rayures, une histoire culturelle de Michel Pastureau
Michel Pastoureau, Rayures © éditions du Seuil