JULIE_29a Verdens Verste Menneske, © Oslo Pictures
Julie est une trentenaire indécise et perdue dans la vie, qui se cherche, multiplie les rencontres sentimentales et ne sait pas se poser professionnellement parlant.

Lorsqu'elle commencera à filer le parfait amour avec Aksel, un dessinateur de BD quarantenaire, une rencontre en soirée avec Eivind viendra  chambouler toute son existence

 JULIE (EN 12 CHAPITRES), c'est sur un pitch de comédie romantique assez classique,  un petit miracle de cinéma  qui est sorti dans les salles mercredi dernier et qu'on avait adoré lorsqu'on l'a vu en juillet dernier dans la retrospective Cannes à Lyon.

12 chapitres dans la folle existence de Julie, adoptant tantôt un ton léger, presque nsouciant, dans ses premeirs hapitres du film avant de prendre un virage plus sombre dans ses derniers .

JULIE_09 Verdens Verste Menneske, © Oslo Pictures

Que faire si on se rend compte qu'on prend un mauvais chemin dans la vie? Est ce que l'amour coup de foudre est forcément salvateur?

Voilà les questions que vont tenter de répondre l'héroïne de ce film enchanteur et son formidable réalisateur.

De tous les plans ou presque et absolument remarquable du début à la fin Renate Reinsve et ses faux airs d'Anaïs Demoustier, n’a vraiment pas volé  son prix d’interprétation au Festival de Cannes 2021,  impossible de ne pas tomber en admiration devant elle, même si on aurait bien vu le film encore plus haut au palmarès .

La mise en scène de Joachim Trier est si fluide et traversée d'une grâce infinie  qu’on a l’impression d’être au côté de Julie à chaque instant. 

JULIE_02 Verdens Verste Menneske, © Oslo Pictures

Mosaïque d’instants volés au temps, qui raconte avec énormément de brio la quête vaine  d’une héroïne des temps modernes, le cinquième film de Joachim Trier, un cinéaste dont on a adoré tous les films, même ceux considérés comme plus mineurs comme Back Home ou Thelma est une superbe déflagration au coeur qui ne laisse pas indemne

Joachim Trier livre une chronique drôle et dramatique à la délicatesse et au lyrisme qui font assurément du bien et n'oublie pas de dresser par la même occasion le portrait d'une femme moderne terriblement attachante malgré (ou grâce à ?) ses faiblesses, à travers l'ère post-MeToo.

Un chef d' œuvre ( n'ayon pas peur des qualificatifs surtout qu'on l'utilise peu celui ci) rempli de beauté et de souffle qui devrait, on peut le dire dès à présent, figurer tout en haut de notre top de fin d'année !