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« Être un autre est un soulagement. Échapper à sa propre vie. Détruire ce qui a été fait. Ce qui a été mal fait. Si seulement il pouvait formater sa mémoire et recommencer à zéro. »


Être un autre, oublier, c’est ce que aimerait Pablo. Alors, un jour, Pablo va prendre une décision qui va changer sa vie , prend un train, y descend par hasard  à Pozonegro, petite bourgade au milieu de nulle part, abandonne sa vie d’architecte renommé, va vivre dans un appartement miteux, pour tenter d'y vivre confortablement. Mais comment échapper à son passé, à son avenir,  aux hommes à ses trousses ?  

Sa rencontre avec Raluca, sa voisine, la quarantaine, abandonnée à sa naissance, avec un œil de travers, lumineuse et qui croit en sa chance et au bonheur, sera-t-elle sa rédemption ? Pablo peut il fuir éternellement ?

Pour ceux qui pouvaient en douter, oui, l'on peut réinventer sa vie quand on pense être au fond d'un gouffre,  il suffit d'accepter des rencontres aussi belles qu'improbables .

C'est ce que nous montre le dernier roman de Rosa Montero, véritable best-seller en Espagne, La Bonne Chance, thriller existentiel qui fait du bien à l'âme...

Un roman choral  lumineux et  bienveillant, aux multiples péripéties  .

Une histoire d’amour, de solitude  d'espoir et de rédemption, aux personnages soit  inquiétants,  soient lumineux,  soient les deux, des personnages  parfois  pas loin de la caricature mais toujours humains et attachants. 

La plume alerte de Rosa Montero rend cette fable puissante à l'intrigue très habilement  structurée.

Un très bon moment de lecture!!

« Cet homme n’a pas levé la tête de son ordinateur portable depuis que nous sommes partis de Madrid. Et pourtant c’est un AVE d’une lenteur exaspérante qui s’arrête à toutes les gares possibles sur sa route vers Málaga. » 

La bonne chance de Rosa Montero. Traduction de Myriam Chirousse 

 Métailié, 300 p., 20 €.