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 Vous vous rappelez  sans doute de feu la rubrique du magazine Première intitulée : "On ne sait jamais comment ils s'appellent ".

Sans vouloir lui faire offense une seule seconde, il est évident que cette phrase pourrait tout à fait coller aux basques du comédien Laurent Bateau.

Il faut dire qu'il est, depuis presque trente ans, un de ces comédiens incontournables du cinéma et de la télévision française dont le visage est certainement plus célèbre que le nom..

Il ne cesse pourtant de tourner et sera à l’affiche le mois prochain de C'est magnifique, le prochain film réalisé par Clovis Cornillac, une fable solaire tournée à Lyon et qu’on a eu la chance de voir en avant-première, avant sa sortie en salles le 8 juin prochain.

Il y joue un rôle d'un flic très très (très?) méchant, lui qui a parfois incarné des personnages un peu manipulateurs (les séries Disparues ou Le mystère du lac) mais la plupart du temps, des êtres sensibles, remplis d’humanité et de douceur.

C'était l’occasion parfaite pour échanger avec lui et l’interroger sur sa carrière et son statut d’éternel second rôle du cinéma français…

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 Bonjour Laurent. Très heureux de pouvoir discuter avec vous.Je vais vous faire une confidence : je suis votre carrière depuis très longtemps, exactement depuis 1992 et la série Goal dans lequel vous interprétez le personnage d'Olivier, le gardien de but de ces jeunes d'un centre de formation de foot ...Cette série est assez mythique pour moi et d'ailleurs, vous êtes un certain nombre de cette série à avoir fait carrière ensuite, puisqu'il y avait dedans des gens comme Frédéric Diefenthal ou Édouard Montoute tout aussi jeunots et débutants que vous, non?

 Laurent Bateau : Ah mon dieu, ça ne nous rajeunit pas tout ça., c'est bien, comme entrée en matière ( rires)..

Oui bien sûr, Goal, c'était mes tous débuts en tant que comédien, 1992.

Et c'est fou ce que j'ai pu apprendre en jouant dans cette série, c'était très formateur,  notamment pour apprendre à me placer face à une caméra.

En même temps que cette série, je jouais au théâtre un petit rôle dans une pièce avec Laurent Terzieff, et bien,  figurez-vous que j'ai appris bien plus en jouant dans "Goal" qu'avec le grand Terzieff (rires).

Ce qui est amusant à savoir comme anecdote,  c'est que j'ai toujours adoré faire du foot, ça m'a toujours branché et à l'époque,  j'étais le seul du casting à savoir vraiment y jouer..

 Et malgré cela, ils m'ont choisi pour jouer le gardien de foot, un poste où je n'avais pas du tout besoin de savoir jouer. 

Michel (NDLR : Hidalgo;  engagé comme conseiller technique pour la série)  était fou de rage (rires). Ils ont dû redoubler d'ingéniosité pour montrer que les autres savaient jouer.

Bon je vous assure que depuis, Fred (Dienfenthal) a vachement progressé au foot mais à l'époque, ce n’était vraiment pas ça ( rires)..

En tout cas,  je conserve un excellent souvenir de cette série.

Et même si on ne peut plus vraiment la trouver quelque part pour ceux qui voudraient la revoir, c'est vrai que certains, comme vous, qui l'ont vu à l'époque, conservent une vraie tendresse pour Goal...

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Vous parlez de cette pièce avec Laurent Terzieff, et je ne peux m'empêcher alors de vous faire la remarque suivante : quand on regarde votre CV, on se rend compte que vous avez fait beaucoup de théâtre à vos débuts et plus beaucoup voire plus du tout depuis mal d'années... à quoi est-ce dû cette absence de jeu sur les planches? C'est une question d'envie ou de manque d'opportunité?

 Laurent Bateau : Les deux en fait...mais oui, je ne dois pas avoir en moi un grand désir de rejouer au théâtre, c'est sûr.

En fait, ma dernière expérience en la matière, c'était il y a plus de 20 ans, avec Popcorn, une pièce de Ben Elton adapté par Stephen Meldegg au théâtre La Bruyère

On ne peut pas dire que j'en garde un très bon souvenir. 

Il faut dire que j'ai remplacé quasi au pied levé le comédien qui devait jouer au départ mon rôle; j'ai eu alors très peu de préparation et cela a pas mal influé dans ma façon de m'approprier le texte...

Ensuite,  j'ai mieux apprécié la tournée qu'on a faite, mais ça n'a pas effacé le sentiment un peu amer que j'ai pu garder.

Mais, vous aimez profondément ça, jouer sur scène?

 Laurent Bateau. (silence) Mouais....   en fait, je ne ne pense pas être fait avec la vie de comédien de théâtre.

Sans doute parce que j'ai toujours vu mes parents se lever pour aller bosser, j'ai toujours aimé me lever et me coucher à des heures assez "normales." .

Là, depuis que je suis papa  d'une fille, me coucher aux aurores après avoir joué puis mangé à une heure indue de la nuit, cela ne me tente encore moins..

Par ailleurs, c'est vrai que comme je bosse souvent à la télé, j'aime bien quand ça va vite quand on joue rapidement des scènes qu'on a pas joué avant.. 

Au théâtre, c'est un peu le contraire, on doit rejouer maintes et maintes fois les mêmes scènes un soir à l'autre, je pense que cela m'ennuierait assez vite.

Je ne dis pas que je n'y retournerais pas un jour,  si j'ai une superbe proposition de rôle impossible à refuser, mais à ce jour, cela ne me manque pas vraiment. 

 En plus, vous n'avez pas forcément la disponibilité pour vous lancer dans une tournée théâtrale puisque vous êtes très souvent sollicités pour des rôles à la TV ou au cinéma. Très récemment, j'ai pu vous voir jouer un rôle plutôt important chez Clovis Cornillac dans "C'est magnifique" où vous êtes un peu à contre-emploi dans un rôle d'ordure total, le vrai méchant d'un film qui a tout d'un conte, on est d'accord avec cette vision du rôle? 

 Laurent Bateau. Ah, vous avez tout à fait raison, dans le film de Clovis,  je joue une véritable ordure sans rien  pouvoir jamais le racheter ( rires).

C’est une vraie  figure de conte : il incarne l’image du méchant sans motivation psychologique, il cumule tous les mandats de la saloperie.

Au début je ne vous cacherai pas que j'hésitais un peu dans ma façon de l'incarner, j'essayais de lui trouver quelques circonstances atténuantes et d'y mettre un peu de retenue .

Mais Clovis, qui me connait depuis pas mal d'années, m'a poussé à fond, il me disait que ce personnage devait jubiler d’être une ordure : c’est ça sa nourriture première.

Je me demandais comment les spectateurs allaient recevoir ce personnage, mais visiblement les jeunes à qui on a montré le film  récemment me trouve plutôt amusant dedans donc ça m'a rassuré ( sourires)...

Et plus globalement, Clovis est tellement quelqu'un de passionné qui donne l'impression qui sait vraiment où il va,  qu'on le suit sans trop discuter de ses choix.

Ce que j'aime aussi avec Clovis, c'est qu'il ne se fait pas imposer ses choix par d'autres, il s'en fout si les comédiens ne sont pas assez "bankables"  :  ses choix et coups de cœur,  il les assume totalement malgré tout ce que les autres peuvent lui dire ...

Au fait, je serais curieux de savoir ce que vous pensez de ce film,  vous?

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Baz'art : Ah, il faut rentrer un peu dedans au départ, mais après je trouve que c'est un film qui fait vraiment du bien, en fait et qui possède un univers bien à lui..

 Laurent Bateau. Ah super, je suis  complètement d'accord avec vous ( rires) ...

Je trouve que Clovis a fait un film comme un vrai OVNI;  une vraie proposition de cinéma différent, tellement loin du cynisme ambiant.

Et mine de rien, le film parle aussi du fait d'être  étranger et dénonce cela par le biais de la fable.

C'est un vrai feel good movie, j'aimerais bien qu'il rencontre son public,  même si en ce moment,  on peut encore moins savoir ce qui peut marcher ou pas.

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Vous faites mention du fait que certains acteurs seraient plus bankables que d'autres... Est ce que vous êtes confrontés à ce problème au quotidien dans votre travail? Par exemple,est ce que ça vous est déjà arrivé de voir vous passer sous le nez des rôles qui vous étaient plus ou moins promis car un comédien plus connu que vous l'avait raflé à votre nez et à votre barbe ? Et si oui, vous réagissez comment: plutôt avec un certain fatalisme ou bien, vous avez du mal à vous en remettre de ce qu'on vous considérez comme une injustice ? 

 Laurent Bateau : Oui,  bien sûr, ça m'est arrivé  plusieurs fois dans ma carrière..

Et en fait dans ces cas-là, je réagis différemment en fonction des circonstances... Il m'arrive de réagir parfois avec fair play., vous savez ( rires)..

Je pense par exemple à un rôle dans le  nouveau film de Franck Dubosc, Rumba la vie qui sortira cet été au cinéma.

Franck, qui m'avait déjà dirigé dans son premier film, et cela c'était super bien passé entre nous,  m'avait parlé d'un rôle très intéressant dans son nouveau projet.

Je n'en ai plus trop entendu parler avant de voir que c'était Jean Pierre Darroussin qui avait récupéré le rôle en question.

Là,  je ne peux que me réjouir pour lui  : Jean Pierre est un immense comédien et si Franck a réussi à l'avoir au casting, il ne peut pas hésiter une seule seconde à le prendre

Là, je m'incline,  beau joueur, sincèrement...

En revanche,  ca m'est arrivé qu'on me promette un rôle dans une fiction qui me plaisait beaucoup .

Quelques temps apres,  je me rends compte qu'il a été attribué à un humoriste ou un animateur télé qui n'est pas vraiment comédien de formation,  mais qu'on a eu envie de mettre dans un contre-emploi juste pour attirer des spectateurs en plus... Là ça m'énerve pas mal, j'avoue,  car personne n'est gagnant au final (rires) ..

 Parfois,  au cinéma, il vous arrive qu'on vous voit dans des rôles très courts avec très peu de scènes à défendre ..Est-ce que la longueur des scènes est un élément qui rentre en ligne de compte quand vous acceptez un rôle ou c'est plutôt l'intérêt du scénario et du projet qui entrent en jeu dans vos critères de choix?

 Laurent Bateau : Ça dépend...je peux n'avoir qu'une ou deux scènes à jouer et accepter le projet sans hésiter,  car ce que j'ai été amené à jouer m'a  prfondément intéressé ou alors parce que la rencontre avec le metteur en scène vaut vraiment le coup ..

C'est plus l'intérêt des séquences qui m'intéressent, quand je choisis un role au cinéma :  il faut qu'il y ait un challenge à relever, des bons dialogues à défendre et tout cela peut se jouer  sur très peu de scènes... 

L'important est plutôt d'avoir l'impression de ne pas être un pion, qu'il y ait eu un vrai échange avec le réalisateur..

L'essentiel pour moi c'est  d'être mis en valeur par la caméra même si  ma présence à l'écran est courte...

Ca l'était par exemple dans les films que j'ai pu faire avec Lisa Azuelos, "Dalida" ou "Lol," c'est quelqu'un qui magnifie vraiment ses comédiens, je trouve.. 

Après , c'est plutôt au cinéma que je réagis ainsi,  car à la TV, on me propose de plus en plus des rôles importants ..

J'ai alors plus la possibilité de bien choisir le rôle et souvent; pour le coup; en fonction de son importance en terme de temps de présence ...

Puisqu'on parle de TV,  je voulais vous parler d'un rôle génial que vous avez tenu, je trouve,  dans la série Les grands, création originale de OCS, une très belle chronique adolescente  qui  brosse avec poésie et réalisme des tourments de l'âge ingrat. Est ce que vous êtes d'accord avec cet avis ?

 Laurent Bateau. Ah oui,  tout à fait, c'est sans doute une des choses que j'ai fait dont je suis le plus fier car  Les Grands, c’est quelque chose d'assez exceptionnel qui n'arrive pas souvent .

J'avais fait une petite apparition dans la saison 1 mais pour la saison 3 j'avais un rôle bien plus étoffé et j'étais vraiment ravi de le faire.

 J’ai beaucoup aimé la direction d’acteurs qui est dans la sincérité et pas dans l’efficacité de la comédie.

On ne savait pas trop ou on mettait les pieds quand on a dit oui mais une  fois que la série a été diffusé, j'ai trouvé l'ensemble très impressionnant : la réalisation, le montage, les scènes jouées par les acteurs.

OCS Signature : Les Grands

 Vianney (Lebasque, metteur en scène de la série) a vraiment fait un truc exceptionnel avec cette série.

Il y avait une telle liberté dans l'écriture et aucun contrôle de la part de la chaine c'est rare et ça fait tellement de bien.

Dans cette série, les jeunes sont plus sages, plus rationnels que les adultes qui pêtent tous un cable à un moment et c'est vraiment pas banal comme point de vue ( rires)..

Les budgets n'étaient vraiment pas extraordinaires, mais on savait qu'on étiat au bon endroit quand on fait ces choses-là...

Depuis il y a eu d'autres séries qui ont traité de ce sujet-là avec un ton pareil mais à l'époque c'était vraiment quelque chose de  novateur .

Et pour nous, lyonnais,  il y aussi dans nos coups de coeur, Disparue, une série  tournée dans notre beau quartier de la Croix Rousse en 2015. Vous en gardez aussi un très bon souvenir de cette série là?

 Laurent Bateau : Ah oui, je garde un souvenir assez formidable de Disparue...

J'ai des évocations assez merveilleuse qui me reste de ce tournage, c'était l'été, et ce quartier de la croix rousse m'a semblé des plus chaleureux et agréables à vivre.

Les gens étaient tous dehors assis sur leurs chaises, je croyais me retrouver dans ma Vendée natale, loin de Paris en tout cas c'était génial...

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J'étais pas mal en vadrouille  avec des acteurs de ma génération :  François Xavier Demaison, Pef, Alix Poisson..

J'ai adoré faire les Grands comme je vous l'ai dit, mais c'est pas mal non plus parfois d'être avec des gens de mon âge (rires).

Et puis la réalisatrice de la série,  Charlotte Brändström,  est quelqu'un avec qui j'ai adoré travailler, elle nous laissait tenter pas mal de trucs; elle était très à l'écoute, avec en même temps une grande maitrise de la caméra.

Je crois savoir désormais qu'elle ne tourne plus en France, qu'elle a été appellée vers des horizons internationaux et finalement, tout cela est assez logique (sourires).. 

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En parlant d'horizon international, vous-même vous  avez quand même travaillé avec de grands réalisateurs internationaux, je pense à Clint Eastwood pour Au Delà  ou Julian Schnabel pour At Eternity Gate..Comment, Laurent,  on se retrouve dans de projets pareils, en fait?

 Laurent Bateau. : Ah là je vois que vous cherchez à vous moquer de mon formidable accent quand je joue en anglais, cher Baz'art  (rires)...

Disons que ce sont des expériences différentes et en même temps assez merveilleuses quand on y repense.

Vous savez, pour Clint Eastwood, je ne voulais pas au départ aller au casting  quand mon agente m'en a parlé. 

J’avais une telle admiration pour son travail, j'avais des posters de pas mal de ses films quand j'étais gosse que je pensais que j'allais me ridiculiser si je jouais sous sa direction avec mon pauvre anglais de pacotille ( rires) .

Finalement elle a lourdement insisté et  elle a eu raison car j'ai décroché quelque chose.

Bon, mon rôle est tellement court finalement que pas grand monde ne s'est aperçu de ma présence  dans le film (rires). Mais ça reste vraiment formidable d'avoir vécu cette expérience.

Avoir l'immense Clint qui vous murmure action " entre chaque début de scène car il ne veut pas crier action comme on pourrait le penser, c'est vraiment génial.

Comme ça l'est aussi de cotoyer de près un studio de tournage américain, des décors et costumes ça a un côté assez magique,  j'avoue...

Quant au tournage avec Julian Schnabel., pour le coup c'est une personnalité totalement différente, totalement fort en gueule quand même en étant gentil ( sourires)...

Mais j'ai pu,à cette occasion, approcher des comédiens extraordinaires comme Willem Dafoe ou Oscar Isaac et voir comment ils appréhendaient le travail d'acteur au quotidien c'est assez incroyable.. 

Et puis Julian Schnabel est un peintre avant tout, il possède un univers visuel forcément hors du commun, quand on voit le résultat à l'écran on s'en rend compte.

Cette expérience avec Schnabel, ca pourrait ressembler un peu à ce qu'a proposé toute proportion gardée, Eric Besnard,  avec Délicieux. C'est un film dans lequel vous jouez et qui ressemble aussi parfois un peu à des tableaux, non? C’est un film qui n'a pas connu le succès qu'il méritait selon nous car on l'adore vraiment..

DELICIEUX : Bande annonce 2021 du film d'Eric Besnard - Bulles de Culture - Vidéo Dailymotion

  Laurent Bateau.  : Oui je suis complètement d'accord avec vous . 

Eric Besnard, qui,jusqu'présent, était,  à mes yeux en tout cas, surtout reconnu pour des qualités de scénariste, a,  dans ce film,  proposé un univers visuel  vraiment très beau à regarder.

En plus, je ne  onnaissais pas du tout cette histoire de premier restaurant et je trouve que le résultat est très réussi.

En effet, Délicieux n'a pas connu un grand succès mais c'est vraiment difficile en ce moment à savoir ce qui va marcher en salles.

Vous savez, c'est vraiment difficile de faire revenir les gens dans les salles et j'avoue que je ne sais pas vraiment s'il existe de formule miracle.

Cela dit, je crois quand même beaucoup à la force du bouche à oreille et que je me dis qu'en général le public ne se trompe pas souvent...

Laurent,dites nous quelque chose : est-ce qu'on vous reconnait dans la rue par rapport à vos rôles au cinéma ou à la TV? Et si oui, est-ce que c'est bienveillant et que les gens se souvienne aussi de votre nom?

  Laurent Bateau : Disons que cela m’arrive qu'on me reconnaisse dans la rue mais, souvent, les gens ne me remettent pas forcément. 

Ils ont un peu l’impression qu'ils m'ont vu à la boulangerie la veille en fait.. (rires).

Du temps de Goal, pour le coup, c'était plus l'hystérie avec les filles, maintenant c'est bien plus sage et bienveillant (sourires)...

Quelquefois j'ai quand même eu des expériences assez amusantes à raconter .  Je me rappelle par exemple que dans un restaurant, une fois que je dinais en famille, des jeunes  d'une tablée voisine, m'ont fait font passer un petit mot me demandant comment était ma potée (rires).

C'est sûr que mon rôle de Gardenborough dans OSS 117, Le Caire nid d’espions, a pas mal contribué à me faire un peu connaitre auprès du  grand public comme on dit ( sourires)...

C'est aussi le cas pour mon rôle d’Albert Crémieux, cet industriel juif qui s’engage dans la Résistance, dans Un Village Français. La série a beaucoup marché, les gens me reconnaissaient pas mal après sa diffusion.

Mais dans l'ensemble tout cela reste très discret , très gentil et finalement pas si fréquent que cela.

En même temps, je n'ai jamais cherché à obtenir une grosse médiatisation.

J'ai par exemple de faire quelques émissions de TV qui ne me correspondaient pas forcément, dans lequel je n'aurais pas été bien à l'aise.

Bref, c'est normal qu'on ne me reconnaisse pas plus que cela, je ne m'en plains pas du tout !!

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 Une dernière question,  Laurent, sur vos projets à venir.. À part le film de Clovis Cornillac dont on a parlé, est ce qu'on pourra vous revoir prochainement au cinéma ou à la TV ?

 Laurent Bateau. Oui j’ai un petit rôle dans une série courte :  Detox.

C'est une série créée et réalisée par Xin Wang et  Emmanuel Sapolsky qui devrait passer sur Netflix  en septembre prochain.

J'ai aussi joué dans Les Têtes Givrées de Stéphane Cazes, un long métrage de cinéma.

Dans ce film-là,  dont la date de sortie n’est pas encore prévue,  je retrouve Clovis Cornillac et je joue le rôle d’un maire de village de montagne dans lequel Clovis et des jeunes veulent faire de l’alpinisme.

Je joue un maire certes un peu borné, mais quand même bien moins salopard que dans C’est Magnifique, heureusement ! (rires)!

 

   Crédits photos : GUILLAUMEPLAS 

  Merci à l'agence French Light Agency  pour l'entretien ...