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 Présentation du livre

Baigné par les eaux du Pacifique, au beau milieu d’une Californie sauvage et édénique, Cape Haven semble un havre de paix et de sérénité.
Mais sous les apparences, une tragédie continue, trente ans après les faits, de tourmenter les habitants de la ville. Telle une malédiction, elle pèse sur les épaules de Duchess, treize ans, qui porte à bout de bras sa mère, alcoolique et instable, et s’occupe seule de son petit frère, Robin. Plongés trop vite dans un monde d’adultes défaillants, les deux enfants survivent tant bien que mal lorsque Vincent King, le responsable du naufrage de leur mère, sort de prison. Et son retour ravive une rancœur douloureuse, prête à exploser. Sous les yeux impuissants de l’inspecteur Walk, un ami de la famille, Duchess et Robin sont précipités dans le tumulte d’un passé qui refuse de s’apaiser.
 La citation
"Sans doute que ça se passera dans son champ, ajouta-t-elle avec un sourire innocent, sur ses putains de terres soi-disant peintes aux couleurs de Dieu. Il croupira sur place jusqu'à ce que sa peau ait viré au vert, jusqu'à ce que le livreur de mazout remarque les corbeaux, une centaine de corbeaux au milieu des blés. Il aura été dépecé par les bêtes entre temps. Mais ça n'aura pas d'importance parce que, de toute façon, on le balancera directement sous terre. Personne pour une cérémonie."

 Notre avis

Il est très beau ce DUCHESS, la nouvelle parution des éditions Sonatine.

Pour son premier roman publié en France- mais il en a déjà publié deux en Angleterre, Chris Whitaker livre une sorte  de western des temps modernes, dans une Amérique oubliée et où l'heroïne en quête de vengeance est une adolescente dans un monde d'adultes

Une plume tour à tour  solaire et anxiogène  pour un drame à la Dickens,  au service de l’histoire et de ses protagonistes. 

 Chris Whitaker a écrit un roman noir sur fond de détresse sociale, de mauvaises décisions et de regrets, et la présence lumineuse de son héroïne en fait une ode  à l’espérance.

A noter que le titre original We begin at the end, on commence à la fin, nous semblait plus opportun ..