Présenté en OUVERTURE  du 75e festival de CANNES   #Coupez de Michel Hazanavicius est une  ouverture idéale, petite pépite fun, qui fourmille de bonnes idées et qui crie son amour du cinéma à chaque plan. On en parle sans plus tarder :

 

unnamed - 2022-05-18T095209

 

 Damned, durant le confinement,  Michel Hazanavicius, aurait-il abusé des rediffusions des films de Jean Giraud, Max Pécas, ou Philippe Clair sur la TNT ?”" “ s’exclame le cinéphile désemparé devant la premièredemi-heure de “ Coupez! “ son dernier film.

Un nanar improbable à la caméra tremblotante, mal éclairé, très mal joué par de très bons acteurs.
Cette catastrophe est donc entrain de faire l’ouverture du festival de Cannes ?
Trente minutes de détresse totale pour les aficionados des deux premiers OSS 117, de The Artist  du Redoutable et surtout de “ La classe américaine”  cette pépite surréaliste qui dynamitait avec humour et amour le mythe hollywoodien.

FS_EIXHXEAQ_dsB  Mais non ! Reprenons nos esprits et échauffons nos zygomatiques qui vont être mis à rude épreuve dans la prochaine heure.

Générique de fin du nanar et flash back. Deux mois avant, Rémi un réalisateur de film industriels qui travaille vite et pas cher pour des films dans la moyenne est contacté par des producteurs japonais.
Réaliser le remake d’un film de zombies dans un long plan séquence de trente minutes qui sera diffusé en direct sur une plate forme.
Un chalenge qu’il ne peut refuser, sa fille assistante réalisatrice, adore ce nouvel acteur qui va interpréter le jeune premier.
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Inutile d’aller plus loin, la suite est une explosion de franche rigolade devant ce remake trash et gore de “ La nuit américaine” version série Z.
Le tournage d’un film comme le concentré d’une vie de travail, enthousiasme bien sur, mais aussi difficultés, compromis,
trahisons de toutes sortes sauvés par l’amour, l’amitié et la débrouille.
Emporté par un Romain Duris survitaminé et au bord de la crise de nerfs, Bérénis Béjo, Grégory Gadebois et Finnegan Oldfield réussissent l’exploit d’être excellents, même et surtout lorsqu’ils surjouent les mauvais acteurs.
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Ce film drôle et intelligent qui crie son amour du cinéma se devait de faire l’ouverture du festival de Cannes.
Une vraie réussite, Truffaut/Ferrand aurait adoré.