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 «Est-ce que j’arrive trop tard pour le petit déjeuner ou trop tôt pour le déjeuner?

New-York, 1930. James Malloy, jeune journaliste chargé de rédiger des rubriques nécrologiques de célébrités, est engagé comme attaché de presse par une société de production cinématographique pour jouer les chevaliers servants auprès de Charlotte Sears, une star en visite.

Charlotte n’a pas encore quarante ans, mais sa carrière est déjà sur le déclin.

Elle est maltraitée par son producteur qui fait tout pour rompre son contrat et ses amours ne lui apportent pas plus de réconfort. Pourtant, elle n’est dupe de rien et force l’admiration de Malloy.

Tout en multipliant les histoires sans lendemain, elle entretient une relation secrète avec Thomas R. Hunterden, mystérieux homme d’affaires lié à la pègre qui éveille la curiosité de James et avec lequel elle a un accident de voiture au retour d’une réception.


John O’Hara (1905-1970) a été l’une des stars du New Yorker. Il y a publié plus de 300 nouvelles (un record), mais a débuté sa carrière d’écrivain à vingt-neuf ans par un coup d’éclat : Rendez-vous à Samarra.

Son œuvre immense a inspiré plusieurs générations d’écrivains américains parmi lesquels John Cheever, John Updike ou Richard Ford.

Ami d’Hemingway et de Fitzgerald, surnommé « le Balzac américain », John O’Hara dresse dans ce court roman le portrait désenchanté d’une société du paraître, cancanière et tapageuse, où les étoiles d’un jour peuvent brusquement tomber dans l’oubli.

Il livre un roman où les divorces vont et viennent, les réputations peuvent être détruites par abus d'alcool

La fille sur le coffre à bagages. De John O’Hara, traduit de l’anglais (États-Unis) par Caroline Didi, Éditions de l’Olivier, 143 p., 16 €. Editions de L'Olivier