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 Les gens de Bilbao naissent où ils veulent, on l’a vu dans les coups de coeur de la librairie lyonnaise Vivement Dimanche et pour être encore plus honnête, il est court et  on  voulait un livre  susceptible d'être lu en un aller-retour en train).

Bref on a plongé dans cette auto-fiction sans savoir ce que Maria Larrea allait me raconter ni qu’elle était réalisatrice qui a suivi des études à la FEMIS. 

J’ai été vite frappée par sa façon de raconter avec un art pour la chute en fin de chapitre, raconter l’histoire de Dolores puis de Victoria, la mère de l’auteure, raconter l’histoire de Josepha puis de Julian, son père.

On n'a pas lâché le livre, retenus par l’écriture vivifiante, fougueuse, avec un vrai sens de la formule de Maria Larrea  

"Les onze enfants de Dolores et Santiago formaient l’équipe de foot du malheur. Victoria était la gardienne des buts, elle encaissait les coups."

Même si on a une légère préférence pour la première partie du roman, portrait haut en couleurs, malgré le côté tragique de leur vie, des parents de l’écrivaine à la seconde partie, une fois plongée dedans, j’avais envie d’aller jusqu’au bout.

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Sans doute qu'on ne peut pas totalement  comprendre l’épreuve par laquelle Maria Larrea est passée, comprendre pourquoi cela prend toute la place et pendant si longtemps.

Mais avec elle, on rit, et on reconstitue le puzzle de sa famille, et surtout on est terriblement émus par cette histoire intime bouleversante et remplie de tendresse.

Quand on a parlé de son histoire dans un premier roman, de quoi parle-t-on dans le prochain ?

En tous cas, on espère relire la plume vive et juste de Marie Larrea.

Les gens de Bilbao naissent où ils veulent, Maria Larréa,  Editions Grasset, 224 pages, 20 €

La romancière sera  présente ce mardi  4 octobre 2022 à Lyon à la librairie Rive Gauche.

 

9782246831969-001-T