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La pièce « Je ne cours pas, je vole » ( 5 nominations aux Molières) est programmée à la Comédie des Champs-Élysées à Paris à partir du 14 septembre
 
Labellisée « Olympiade Culturelle » par Paris 2024, cette pièce a été écrite par Elodie Menant et mise en scène par Johanna Boyé. 
Julie Linard, l’héroïne, est une coureuse de demi-fond en quête d'un accomplissement olympique. Son histoire s'inspire du parcours de plusieurs champions olympiques comme Marie-Jo Pérec, Laure Manaudou ou encore Rafael Nadal.
Le spectateur embarque dans l’univers impitoyable du sport de haut niveau entre l’euphorie des podiums olympiques aux périodes les plus sombres de leurs carrières (blessure, dépression).
On a vu la pièce l'an dernier au Théatre du Rond Point et on vous redit pourquoi il faut voler ou courir pour aller la voir 
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Chronique de la rédactrice du compte il faut que tu voies cette pièce 

J'ai été portée du début à la fin par cette mise en scène virevoltante signée Élodie Menant et Johanna Boyé - vous savez, ce duo de talent à qui l'on doit déjà Est-ce que j'ai une gueule d'Arletty ?, lauréat de deux Molières en 2020.

J'ai été bluffée par l'interprétation de ces six comédiens de haut niveau, qui m'ont fait sauter d'une émotion à une autre (une sacrée gymnastique entre le rire et les larmes), capables d'une souplesse inouïe dans leur jeu - aussi précis que leurs mouvements -, glissant de la peau d'un personnage à celle d'un autre - car croyez-le ou non, ils seront vingt-trois à s'étirer, crier, danser, sauter devant vous, sur scène - et entraînés pour réaliser d'impressionnantes figures (le grand écart, notamment !). Ils se donnent âme et corps, avec leur cœur et leur sueur.

Mention spéciale pour les parties chorégraphiées (par Johann Nus) qui viennent ajouter à la pertinence de parler d'eux comme des comédiens-sportifs. 

 

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Sans que le décor y soit pour quelque chose, nous sommes comme télé-transportés sur un terrain d'entraînement ou sur une piste d'athlétisme, grâce aux effets sonores. Certaines scènes nous font entendre les clameurs d'une foule de supporters, l'euphorie de deux commentateurs sportifs, le brouhaha caractéristique dans lequel les coups de sifflet viennent se mêler aux hurlements de joie et de déception. es pour soi même ou pour les autres ? Je ne cours pas, je vole ! est un texte puissant, libre, qui fait écho à une multitude de sujets qu’il me paraît nécessaire, aujourd’hui, de questionner et de représenter au sein de l’espace théâtra

Plus qu'un spectacle, c'est une véritable performance que nous offre cette compagnie. Un immense bravo.