22 mai 2012
L'Europe fête son printemps sur Lyon
Lundi soir dernier, j'ai eu la chance de passer un bon moment en tête à tête (mais un vrai, pas comme la fausse soirée avec Elie Semoun) avec un homme qui compte sur la scène théâtrale locale, Renaud Lescuyer.
Breton d'origine, Renaud Lescuyer est un comédien et metteur en scène de théatre qui est devenu depuis 2008 délégué général d'une association, Europe et Cie, dont le but est de promouvoir le dialogue interculturel sur tout le territoire européen, et de favoriser la mobilité des artistes et des projets dans le domaine des Arts de la Scène.
Le point d'orgue cette association a lieu, depuis maintenant 5 ans, entre fin mai et début juin, avec la mise en place du Festival Printemps d'Europe sur tout le département du Rhône. Ce festival qui se veut populaire, ludique, festif et interactif, commence dès ce soir (avec un débat en amont, mais à noter que le spectacle d''ouverture aura bien demain) sa 5ème édition, et se termine, le 2 juin à Lyon et en Rhône-Alpes. Le Festival se construit autour de 4 axes principaux, comme me l'a souligné Renaud: des moments festifs entre les artistes et le public, des spectacles tous publics, l'échange de pratiques avec des ateliers et des stages et des débats réunissants artistes et intellectuels.
Du 22 mai au 2 juin 2012, sous le parrainage de Charles Berling, le Festival Printemps d’Europe reçoit 15 équipes artistiques venues de toute l’Europe. Les pays à l’honneur pour cette 5ème édition sont l’Albanie, l’Allemagne, la France, la Grèce, l’Italie, la Pologne et le Portugal. Le fil rouge de Printemps d’Europe 2012 c’est la question de la démocratie: de « Pays natal », le spectacle d’ouverture du 23 mai, jusqu’à la ve
nue du grand acteur albanais Mirush Kabashi – qui jouera pour la première fois à Lyon « L’Apologie de Socrate » – et au Bal de clôture chorégraphié avec les habitants.
Le grand coup de force de Lescuyer et de son équipe, c'est quand même d'avoir réussi à faire venir Charles Berling, et que dernier accepte de devenir le parrain du festival. Cet acteur, issu d'abord du milieu théatral, et dont j'ai déjà sur ce blog dit tout le bien que je pensais de lui, a effectivement une aura et une notoriété qui ne peut que faire du bien à ce festival, notamment au niveau de la promotion (sa venue est presque aussi bénéfique que ce présent billet:o). Pour Berling, ce festival est "traversé d'un souffle poétique commun et la culture europééenne se réinvente par des histoires propres à nousémouvoir, portées par la force et les convictions intimes d'hommes et de femmes européens".
Printemps d’Europe témoigne un réel intérêt aux peuples et aux cultures – notamment minoritaires – en se fondant sur la rencontre : la démarche d’«hospitalité», est au coeur du Festival, et le directeur général de la manifestation a bien insisté sur ce particularisme. En effet, tous les artistes participants sont logés chez l’habitant et une active équipe de bénévoles se mobilise autour de l’association Europe & Cies pour que le Festival soit une fête des sens aussi bien que du sens, et témoigne du désir d’une Europe unie fondée sur la diversité des langues et des cultures, ouverte aux cultures qui l’entoure.
La programmation accueille aussi une équipe franco-syrienne – pour un voyage musical entre Damas et Lyon -, et propose une soirée festive à partir des Oranges d’Aziz Chouaki, pour évoquer le dialogue nécessaire entre les peuples d’Algérie et de France, 50 ans après l'indépendance. Et même si la Syrie et l'Algérie ne font évidemment pas partie de l'Union Européennne, cette ouverture à ces deux pays permet de faire comprendre que la création artistique est plus forte et plus large que les simples barrières administratives.
Avec le soutien des collectivités et des partenaires actifs dans le domaine culturel (associations, Instituts culturels, Consulats et ambassades) les troupes européennes présentent leurs dernières créations dans des théâtres et centres culturels de Lyon et Rhône-Alpes : Théâtre Kantor, Théâtre des Marronniers, MJC Monplaisir, Petit Théâtre de Grenoble, Médiathèque de Vaise, MJC de Sainte Foy lés Lyon, Centre Culturel Communal Charlie Chaplin, Comoedia, Maison du Peuple de Pierre-Bénite, Théâtre des Asphodèles, Salle Rameau.,
Et si vous trouvez que mon billet n'est pas assez complet et que vous désirez en savoir plus, je vous informe que le programme complet du festival et toutes les informations nécessaire est consultable sur le site offjiciel.
14 mai 2012
J'ai passé ma semaine avec... Elie Semoun!!!
Ah, le gros titre à la Ici Paris que je vous ai concocté aujourd'hui, juste pour vous appâter.. Enfin vous appâter, c'est vite dit : le sex appeal d'Elie Semoun n'étant pas forcément évident, j'aurais eu, je pense, un peu plus de lecteurs sur ma page du jour, si, dans mon titre, je l'avais remplacé par "Jude Law" ou "Romain Duris"...
Quoiqu'il en soit, la semaine je ne l'ai pas réellement passé en tête à tête avec l'inventeur des célèbres petites annonces, mais bien évidemment par écran et salles de spectacle interposées.
En effet, à deux jours d'intervalle, je suis allé, d'abord avec mon fils, voir le film dans lequel il est actuellement à l'affiche, Les Vacances de Ducobu, puis en solo, voir son spectacle de one man show, Tranches de vie, mis en scène par Muriel Robin et qu'il tourne actuellement en province après un long passage sur Paris au Trianon.
Bien évidemment, je n'aurais pas fait ma cure "seimounesque" si je n'aimais pas Elie Semoun dans sa globalité, que ce soit l'artiste, depuis ses débuts en duo avec feu Dieudonné jusqu'à sa carrière scénique solo, en passant par ses petites annonces (avec modération quand même), sans oublier l'homme et ses engagements, qui me séduisent plutôt, comme vous pouvez vous en douter.
Cela dit, j'avais un peu peur de faire une petit overdose d'Ellie Semoun, surtout au cinéma, car il faut avouer qu'on ne peut pas dire que le 7ème art lui ait offert des rôles marquants.
Bref, Les vacances de Ducobu, je n'y serais peut etre pas allé le voir de mon plein gré, ni mon fils d'ailleurs, qui n'en avait jamais
entendu parler, mais j'ai gagné des places sur le site de Lucky Sophie et comme je ne décline jamais des invitations, on y est allé, sans voir le premier volet, l'élève Ducobu, sorti il y a moins d'un an, et qui a connu un vrai beau succès en salles d'où cette seconde partie, et nous avons passé un fort agréable moment. Et on peut remercier Elie Semoun qui y est pour beaucoup, tant les moments les plus drôles du film sont dû à son abattage, et à sa folie.
Il faut dire que le personnage de l'instituteur Latouche, caricature d'autorité sur pattes, est du pain béni pour Elie Semoun, tant il semble sorti de ses personnages de spectacle. En jouant sans frein à main (autrement dit, en cabotinant à fond) ce personnage odieux et pathétique, Elie Semoun s'en donne à coeur joie et ne boude pas son plaisir. Il est vrai que le cinéma lui donnant peu d'opportunités pour se lacher comme sur scène, on voit bien qu'ici, il eu un tel bonheur qu'il a eu de jouer ce type veule et usant de son autorité de petit dictateur sans cervelle qu'il en a bien profité. Sans oublier qu'il joue aussi la propre mère de Latouche, qui découvre les joies d'Internet et de Skype, en pertubant son fils et sa bien aimée à tout moments, et ces moments complétement burlesques et assez hilarants semblent provenir directement des petites annonces.
Quant au film en lui même, mon fils et moi avons bien apprécié le petit parfum d'aventure qui flotte sur la fin, et qui emmène Ducobu, et Semoun/ Latouche qui enfile cette fois un pantacourt et sa veste d'Indiana Jones de pacotille pour suivre Ducobu sur une île maudite sur la piste d'un trésor. Bref, le film fait penser un peu aux Gonnies, un peu aux sous doués en vacances, aux "Bronzés", et si l'acteur qui joue Ducobu est assez mauvais, j'ai vraiment plutot été agréablement surpris par l'ensemble.
Du coup, je suis allé sans l'once d'une hésitation voir, dans foulée, voir son spectacle solo. En même temps, même si sa prestation dans le film ne m'avait point convaincu, je n'aurais pu me défiler, vu que ce spectacle était un cadeau de ma bien aimée.
J'avais déjà eu l'occasion de le voir une fois sur scène, mais cela remonte à mes années parisiennes. C'était sur la minuscule scène du Point Virgule où la proximité avec l'artiste qui s'essayait à son nouveau one man show de l'époque m'avait fait écrouler de rire à maintes surprises, beaucoup plus que je n'aurais pu le croire.
Si tous les humoristes gagnent à être vus sur scène, cela est encore plus vrai pour Elie, tant je souris simplement devant ses prestations télévisées et me gondole vraiment devant ses prestations lives.
J'ai pu vérifier ce décalage dès le début de son spectacle, l'humoriste nous surprenant dès le début de son spectacle, en abandonnant temporairement les sketches pour une sorte de stand up dans lequel il évoque sa (réèlle) passion des jardineries dans une confession inattendue et vraiment tordante..
.A la fin du spectacle, il revient à une ultime phase de stand-up, dans lequel il affiche son exaspération à l'égard des cinquantenaires séniles dont il refuse de rejoindre le contingent.Là encore, le comédien fait mouche dans cette partie aussi touchante que désopilante.
Entre ses deux parties plus intimes, Elie Semoun revient à des sketches plus traditionnels dans lesquels il nous livre, fidèle à lui
même une galerie de loosers lâches et pathétiques, dans des situations du quotidien qui prennent des tournures parfois catastrophiques, souvent ridicules et, en tout cas toujours hilarantes. En abordant des thèmes plus grinçants et sombres que prévus, comme le handicap (il joue un type en fauteuil roulant poussé par un nain). la solitude des personnes âgées ou encore (son thème de prédilection) la lâcheté masculine, Elie Semoun est là en terrain totalement conquis. Un défilé de personnages, des situations délirantes et un texte ciselé, taillé sur mesure pour lui.
Semoun enfile le costume d'un mec très moche, ravi, car il a rencontré une bombe atomique… aveugle, à laquelle il va raconter qu'il est milliardaire. Il campe également le rôle d'un mec qui rencontre sa belle- famille, dont les membres sont tous à moitié drogués et / ou fous. De cette famille complètement barrée (dont il joue tous les membres, grande performance) au veuf exécrable le jour de l’enterrement de sa femme, Elie Semoun montre les aspects les plus sombres du genre humain et prend un malin plaisir à tourner en ridicule ses personnages. L’occasion pour tous d’en découvrir des nouveaux mais également de renouer avec Mikeline, Kevina ou encore Toufik, ses personnages fétiches, dont c’est visiblement la dernière apparition. Le public ravi, où tous les âges et les profils sociaux se cotoient, acclame l’artiste et lui offre une standing ovation entièrement mérité.
Bref, voilà une bien agréable semaine passée en compagnie d'un bien chic type (ses salutations finales ne semblaient vraiment pas feintes) et surtout tellement brillant.
Exclu : une Tranche de vie d’Elie Semoun
24 avril 2012
Gaspard Proust est-il si génial qu'on le dit?
Pratiquement totalement inconnu il y a un an, Gaspard Proust est sans doute l'humoriste qui a le plus crevé l'écran durant cette année 2011. Enfin, quand je dis crever l'écran, je ne pense pas forcément à l'écran de télévision, car Proust est rarement invité dans les émissions télévisées; son humour passant bien mal à des heures de grande écoute. D'ailleurs, il paraitrait que Gaspard Proust a une sainte horreur des choses figées, des enregistrements (pas de captation des spectacles, pas de DVD) et voue également un vrai mépris à l'égard d'Internet (peu de chances quon lui tweete ce billet du coup :o).
La seule période où l'on a vu sa trombine à la télévision, c'était pour promouvoir le film dans lequel il jouait, le fameux l'amour dure 3 ans réalisé par une personne qui lui ressemble énormément sur plein de domaines (et même un peu physiquement), Frédéric Beigbeder ( vous savez le nouvel ami de Kassovitz).
Non, si, récemment on tant parlé que cela de Gaspard Proust, c'est avant tout grâce aux autres médias, radio et presse écrite, avec notamment une Couverture de Télérama qui n'hésitait pas à voir en lui le successeur affirmé de Pierre Desproges, dont le rire français est orphelin depuis sa mort en 1986. Si j'étais trop jeune pour pouvoir voir Desproges sur scène, je me souviens parfaitement que mon père m'avait "imposé" de voir l'intégrale de ses spectacles en DVD, pour enfin que je voie ce que c'était un vrai humoriste digne de ce nom, moi qui ne jurais que par Laurent Violet (au fait,que devient-il, celui là?) ou Pierre Palmade (idem :o).
Comme on dit que la société actuelle est plus restrictive qu'il y a 20 ans, est ce que l'humour de Gaspard Proust est aussi transgressif que celui de son illustre prédécesseur? C'est ce que j'ai voulu aller vérifier sur place en l'allant l'applaudir (ou pas) à Lyon dans la salle de la Bourse du Travail où il s'est produit la semaine passée.
Ce qui est évident dès les premiers instants de ce spectacle, où Proust fait son apparition parmi les spectacteurs de façon
antispectaculaire au possible ( ligne qu'il tiendra tout au long de la soirée, on est carrément dans le contraire d'un show à l'américaine :o), c'est que l'artiste possède sa horde de fans, prêt à hurler de rire avant même qu'il n'ouvre la bouche. Le public vient plutôt d'un milieu aisé, cultivé, et il ne sera pas épargné par les attaques de l'humoriste. Car c'est une des marques de fabrique de Gaspard Proust : plus le public en prend plein la gueule, plus il en redemande.
Car il faut dire que l'auteur le fait avec un talent assez éblouissant, et surtout une qualité d'écriture effectivement peu commune qui ne peut que séduire les littéraires et même les autres.
Pendant une heure vingt (pas une de plus, c'est d'ailleurs sans doute un peu trop court, mais au moins n'y a t'il pas de creux comme dans les one man show traditionnels), Proust nous livre une partition éblouissante de cynisme, de méchanceté, le tout assené avec un ton si monocorde, voire neurasthénique, à tel point, que, par rapport à lui, "Vincent Delerm apparait comme le roi de la fête" (c'est lui même qui le dit.
Mais ce ton que Desproges possédait également est le plus adapté pour faire passer les horreurs que Proust nous assènent, et ce qui est certain, c'est que tout le monde en prendra pour son grade tout du long de son spectacle : entre ces pauvres qui "ne pensent qu'à bouffer", les "seniors", contraction de le sénilité qui s'ignore, et les femmes trentenaires qui sont "bouchonnées" dès qu'elles veulent se poser, les amateurs de Barbara ou de Brassens dont "la voix est un glouglou continu qui fait un peu penser à un lavabo qui s'écoule"…, et même les lecteurs de Télérama ( il est certain d'en avoir pléthore dans la salle, vu la pub énorme faite par la revue)
Proust nous donne notamment un long cours sur le nazisme, forcément politiquement incorrect : «Il faut avoir le courage de reconnaître que le nazisme a commis des erreurs. Envahir la Pologne au lieu de la Suisse, c’est comme habiter en face de la banque centrale et braquer le kebab", ainsi qu'un discours de tolérance à sa façon sur les personnes handicapées:" Je me suis souvent déjà mis à la place d'un handicapé. Enfin, surtout à celle de parking." Et pour qui, à mon instar, apprécie ce rire grincant, celui qui détourne tous les bons sentiments et lieux communs et qui fait rire avec nos angoisses et tout ce que la société nous interdit, forcément, l'heure passée en compagnie de ce type de bien mauvaise (compagnie) est un réel plaisir.
Ceci étant dit, si je dois comparer avec un autre humoriste dont j'ai vu le spectacle récemment et qui lui aussi, aime balancer les pires vacheries et les pires horreurs pour faire pousser à la salle des Oooooooh d'indignation, j'avoue avoir préférer le spectacle de Stephane Guillon. J'ai en effet trouvé la mise en scène plus travaillée chez Guillon ( il n'y a pas de mal, tant chez Proust, c'est le minimum syndical) et où on sent quand même percer, sous les sarcasmes une humanité et une vraie sensibilité. Chez Proust, elle existe peut- être, mais que ce soit dans son spectacle ou dans ses interviews, il le cache si bien qu'on en doute quand même. Et désolé pour mon côté un peu candide, mais après plus d'une heure après avoir ri en ayant entendu les pires saloperies, j'aime bien être sûr que le type ne le pensait pas vraiment.
30 mars 2012
Des nuits qui s'annoncent merveilleuses
Je l'ai déja dit plusieurs fois l'année dernière sur ce même blog: le festival des Nuits de Fourvière, qui se déroule sur la colline du même nom en juin et juillet, est pour le fou de culture que je suis, un évenement que je ne raterais pour rien au monde, et dont j'ai vu au moins un spectacle par édition depuis 2004, année de mon arrivée sur Lyon.
Et les Nuits de Fourvière, ce n'est pas début juin seulement qu'on en parle, mais dès la fin mars, avec l'annonce du programme complet et l'ouverture de la billeterie. Et même si je ne pense pas que j'étais le seul, j'étais bien évidemment derrière mon écran lundi matin à 11 heures pile, heure de l'annonce proprement dite.
Et je n'étais d'ailleurs tellement pas seul que le site était complètement saturé, et qu'une artiste a meme vu les billets de son concert s'arracher en moins de 30 minutes (record battu:o) il s'agit de Bjork, dont la présence le 30 juin est effectivement un évenement, que tous les fans de France attendaient depuis bien longtemps...
Bjork, ce n'est pas vraiment ma came, comme on dit, donc pas de regret de coté là, mais quand même, sa présence en France pour un concert unique montre bien la puissance de feu de ce festival qui attire chaque année, de très grand noms de la scène internationale.
Et cette année, les organisateurs de ces fabuleuses nuits ont fait fort : Bob Dylan, Ben Harper, Antony and the Jonhson, The Stones Roses, et rien que pour l'international !!
Personnellement, je pense que je pourrais tout aller voir sans aucun problème, mais hélas, mes finances vont devoir jouer les
censeurs. De toute la programmation (42 spectacles différents pour 112 représentations, rien que ça), c'est sans doute la soirée Charlie Winston/ Ayo qui a le plus attiré mon attention, tant j'aime ces deux artistes, artistes que je n'ai, du reste, jamais eu l'occasion de voir en direct.
Mais Antony et sa voix d'ange qui s'accompagne de l'Ochestre National de lyon ou Bon Iver, ce folkeur mélancolique, jamais remis de sa séparation d'avec ca copine à qui il a dédié tout un (magnifique) album, ca le fait pas mal aussi.
Et évidemment, moi qui suis quand même de grande sensibilité variété française, je suis persuadé que Laurent Voulzy livrant son dernier album aux pépites d'inspiraiton médievo-britanniques dans ce magnifique écrin qu'est l'amphitéatre, ou Yannick Noah jouant en acoustique ses plus grands succès, me feraient ( feront) passer une soirée exceptionnelle et inoubliable, comme seul le Festival des Nuits de Fouvière sait le faire.
Et si ces 28 nuits de concerts, tellement éclectiques et foisonnants à souhait font si envie, que dire du reste de la programmation non musicale? Prenons par exemple la danse où Sylvie Guillem (que j'ai vu plusieurs fois sur Fourvière dans des spectacles totalement différents) proposera un très alléchant 6000 milles, ou le théâtre (avec un Bourgeois Gentilhomme mis en scène par l'immense Denis Poladylès, qui aura par la même occasion l'honneur de faire l'ouverture du festival) .
De toute façon, si je devais relever tout ce qui me plait dans cette programmation 2012, le billet serait trop long. Et si vous voulez voir le programme dans son ensemble, ca se passe ici .
Il va donc falloir s'armer de toute ma patience (et j'en ai pas des masses :o) pour attendre le 5 juin, jour d'ouverture de ce festival!!!
19 mars 2012
Super Rebelle, président de la France!!!
Il ya tout juste un an, certains journaux avaient relayé l'information selon laquelle l'humoriste Christophe Alévêque (marchant ainsi sur les pas de Coluche) se présentait comme candidat à l'élection présidentielle de 2012. Si le CSA et d'autres institutions tout aussi sérieuses ont vraiment cru à cette information, on s'est vite aperçus, que, contrairement à Coluche, Alévêque n'avait pas sérieusement envie de se lancer dans la course à la présidentielle, et que sa candidature n'était seulement que dans le cadre de son nouveau spectacle "Super Rebelle président". Car en fait, si je veux être le plus précis possible, ce n'est pas vraiment Christophe Alévêque en tant que tel qui se présentait à cette élection, mais Super Rebelle, le personnage qu'il a créée voici plusieurs années.
Et s'il s'est désisté de la course à la présidentielle, l'ex-chroniqueur de Ruquier a toutefois conservé une des armes phares des candidats à la présidentielle : le meeting politique. Et c'est ainsi que dans 30 villes de France, Christophe "Super Rebelle" Aleveque a fait une tournée, à mi chemin entre la politique et le one man show humoriste, et que, lorsqu'il s'est arrété sur Lyon, je me suis empressé (accompagné par ma chère Madame Sophie, merci à elle de m'avoir suivi) d'aller voir ce qui était d'ailleurs pour moi le tout premier meeting politique auquel j'ai assisté dans ma vie.
Bon, certes, si je n'en ai jamais vu en direct live, des meeting politiques (à part un de Bertrand Delanoé, alors candidat à la mairie de Paris), j'ai suffisamment vu des extraits à la télévision pour affirmer que celui de Super Rebelle m'a paru être criant de vérité. Jugez en plutôt par vous même :
En effet, dès notre arrivée, on trouve sur notre siège, un petit drapeau où était écrit la mention "Super rebelle président" . Puis, dès que les lumières s'éteignent, voilà que notre cher candidat entre par les portes de derrière, sa cape au dos, pour fondre dans la salle et serrer les paluches de tous les spectateurs de la Bourse du Travail, aussi à l'aise qu'un Chirac dans un salon de l'agriculture. On nous somme alors d'agiter nos drapeaux, et dans le ciel, quelques ballons siglés "Super Rebelle président" s'envolent....Un vrai meeting, quoi...
Ensuite, une fois sur scène, et accompagné de 3 musiciens qui lui servent jingles et slogans comme sur un
plateau, Alévèque va sortir le grand jeu derrière son pupitre. Après une présentation - un peu longue et finalement pas très amusante-, Super Rebelle entre dans le vif du sujet et se met à commenter "le degré zéro" de la campagne présidentielle. Et, évidemment, en tenant une revue de presse que Bedos lui même n'aurait pas renié, Alévêque nous met dans la poche, tire sur tous les (vrais) candidats en lice, et fait hurler de rire la salle.
Mais Super Rebelle n'oublie pas de parler de son programme et du sondage qu'il avait sérieusement commandé auprés d'un institut : Sur 2 000 personnes interrogées, 18 % sont prêtes à voter pour Super Rebelle au premier tour, avec une réserve de voix de 20 % au second. Mais comme il s'empresse de le signaler, "En même temps, voter pour un pitre ça serait pas nouveau, 53 % des votants l'ont déjà fait en 2007".
Car, évidemment, et comme lors du dernier spectacle de Stéphane Guillon vu il y a quelques mois, l'homme politique qui en prend le plus pour son grade avec Alévêque est notre cher président sortant. Alevêque et Guillon sont en effet de vrais humoristes engagés, espèce devenus plus rares qu'avant, et que personnellement, je ne me lasse pas d'aller voir, tant cela fait du bien de rire de ce qui nous fait peur (totalement par hasard l'éventualité d'un second mandat de "Zébulon" comme il l'appelle).
Alors, certes, alors que je voyais Alévèque pour la troisième fois sur scène (mais la toute première en tant que super rebelle), j'ai eu l'impression qu'il était un peu moins mordant et cinglant que les précédentes fois,
J'ai appris, après avoir vu ce spectacle d'Alèvêque, que le 8 mai prochain, un documentaire sur France 5 résumera le parcours de Super Rebelle dans toute la France à travers ses différents meetings.
Le 8 mai prochain, nous connaitrons le nom du nouveau président de la France depuis déjà 2 jours. Ca ne sera pas Super Rebelle (dommage, on se serait plus poilés qu'avec les autres), mais je suis sûr qu'il ne le regrettera pas tant que cela, si tant est soit qu'on ne rempile pas pour 5 ans avec notre président actuel.
En entendant cette échéance, allez voir un meeting de Super Rebelle s'il passe près de chez vous, il est tellement important, à mon avis, de tourner le milieu de la politique en dérision...
Aléas du Direct - Christophe Alévêque - Super Rebelle Président - 30/01
16 mars 2012
27 ans d'Enfoirés : bonne ou mauvaise nouvelle?
Ce soir, sur TF1, sera retransmis la 27ème édition du spectacle des Enfoirés, qui a été enregistré dans ma bonne vieille ville de Lyon. Je pense que je serais derrière mon écran (à moins que le cinéma ne me fasse de l'oeil de façon trop poussée), car je ne fais pas partie des mauvais coucheurs (comme j'en connais pas mal) qui râlent contre ce spectacle populaire de très bonne qualité, initié par un artiste que j'adore depuis ma plus tendre enfance, Jean Jacques Goldman himself.
C'est vrai quoi, reconnaissons quand même à JJG un vrai talent pour mettre en scène un show surprenant, cohérent et enjoué, avec un choix de thèmes et de chansons (presque) toujours fort judicieux, et des scénettes plutôt pertinentes et aux enchainements adéquats.
Certes, certaines années, le spectacle est plus flamboyant que d'autres (je garde notamment un superbe souvenir de celui de 2009, consacré au cinéma, allez savoir pourquoi :o), quelquefois, aussi, on se demande pourquoi tel "artiste"(?) est invité (entre autres: Lorie , Jennifer, Alizée, Jean Baptiste Maunier...) à la place d'autres, que je juge plus estimables (Biolay, Delerm, Daho), mais en régle générale, on passe deux heures trente de plaisir total.
Il faut dire que ces Enfoirés n'ont pas leur pareil pour réinventer certaines chansons oubliées et/ou anodines et à les réhabililiter dans des versions innovantes et audacieuses. J'ai notamment en souvenir une superbe version de Mon Vieux de Daniel Guichard interprété, il y a quelques années déjà par Goldman et Laam (si,si) qui "m'avait mis les poils", comme on dit dans les émissions de télécrochet :o)
Oublions les passages comiques pas toujours réussis (notamment avec Palmade et Jugnot), oublions que Mimie Mathy et Michel Laroque ne savent absolument pas chanter et n'ont fait aucun progrès en 20 ans, oublions les polémiques un peu vaines initiées par quelques aigris (Renaud, Florent Pagny), souvent enervés d'y avoir été écartés pour X ou Y raisons, pour ne s'interesser qu'au spectacle proprement dit, et surtout aux effets positifs qu'il entraine derrière lui.
Lorsqu'on pense que 25% en moyenne des fonds de l'association des Restos du Coeur proviennent des recettes dus au
spectacles et à ses dérivés (vente du DVD, CD, billeterie, merchandising), et lorsqu'on voit (ce que je peux vérifier au quotidien avec mon travail) que la fréquentation des Restos Coeur a augmente de 30% ces 5 dernières années), on se dit que ce spectacle reste hélas absolument indispensable.
Je ne pense sincérement pas que, contrairement à ce qu'on lit ici et là, les artistes invités viennent pour faire leur autopromotion; ceux qui sont conviés n'en ont généralement pas besoin (euh, sauf Laurie, Jennifer et Alizée :o).
Evidemment, les artistes ne vont pas à la mine et prennent évidemment plus de plaisir à chanter entre eux que les bénévoles à servir les repas et les colis, mais leurs démarches restent toutefois, et salutaire, et à saluer comme il se doit, me semble t-il.
Alors, évidemment, on aimerait tous que, dans l'absolu, ce spectacle n'existe pas, cela voudrait dire que l'association crée par Coluche n'ait plus de raison d'exister, comme son créateur le pensait (ou feignait de le penser?) à son origine, mais, comme la société actuelle ne laisse pas augurer une évolution dans ce sens, regardons ce soir l'émission, ou mieux encore, achetons le CD ou DVD du spectacle.
Pour ma part, c'est d'ailleurs sûrement ce que je vais faire comme ça, je pourrais aussi profiter de mon vendredi soir pour aller au ciné me faire une petite avant première :o)....
Allez, quoiqu'il en soit, profitons de mon billet pour commencer cette matinée en chantant à tue tête le morceau qui inaugurera forcément le spectacle de ce soir : "aujourd'hui, on a plus le droit...."
Les Enfoirés - Ici Les Enfoirés
15 mars 2012
Les souris ont dansé sur la Croix Rousse
Pendant quelques jours, et jusqu'à lundi soir, j'étais un papa célibataire (un peu aidé par la grand mère), et pour trouver de quoi occuper mes rejetons, je suis allé à la Maison des Assocations pour assister au concert de cloture d'un festival qui a pris ses marques à la Croix Rousse depuis maintenant 4 éditions, le festival " quand les souris dansent" .
Ce festival se singularise par son éccléctisme, aussi bien dans les disciplines en exergue (chanson, cinéma, carnaval, expo...) que par les genres musiquaux et pays concernés.
Si l'année dernière, j'avais assisté à plus de manifestations, c'est avant tout parce que la majorité d'entre elles était gratuite. Cette année, en raison de contraintes budgétaires (évidemment), la plupart des spectacles coutaient une quinzaine d'euros, exception faite de ce concert de clôture, à un prix bien plus abordable.
Et, outre le prix, ce concert final était bien plus destiné aux enfants, puisqu'il
s'agissait d'un bal africain dont le but avoué était de faire danser petits et grands, et animé par l'artiste sénégalais Tidiane Gaye. Chanteur et danseur de renom au Sénégal, Tidiane Gaye est né à Dakar, il a grandi en Mauritanie où il a fait ses premières armes. Il a commencé sa carrière comme danseur pour de grands artistes sénégalais, dont la star internationale Youssou N'Dour. Témoignant des aspirations de la jeunesse sénégalaise, Tidiane Gaye a réussi à faire le pont entre la tradition (style m’balax typiquement sénégalais) et la modernité (le jazz, la funk…)
Vivant aujourd’hui sur la Croix Rousse Tidiane Gaye partage ses diverses influences musicales avec des musiciens locaux et, avec toujours une grande émotion, il sensibilise le public à la vitalité de la musique africaine actuelle.
Et même si le public n'était pas bien nombreux, ceux qui étaient présents ne l'ont pas regretté, tant Tidiane savait communiquer sa pèche et son sens du tempo. Et les 3 musiciens qui l'accompagnaient étaient au diapason. Bref, très vite, tout le monde s'est mis à se lever et à s'approcher de la scène...enfin, presque tout le monde, sauf les quelques fauteuils roulants de devant....et ma fille de deux ans et demi qui refuse toujours d'appuyer sur la fonction marche de son cerveau...mais au moins, elle se dandinait dans sa poussette. Bref, un grand merci à Tidiane pour avoir mis du soleil dans ma journée et su occuper mes enfants un dimanche après midi...!!! :o)
13 mars 2012
Vaulx en Velin fête le jazz (places à gagner)
Depuis le 28 février, et jusqu'au 24 mars, le festival Vaulx Jazz 2012 fête sa 25ème édition. Depuis un quart de siècle le festival provoque des rencontres extraordinaires à Vaulx-en-Velin, non seulement sur la scène principale du centre Charlie Chaplin, mais aussi dans toute la ville, au plus près des habitants.
Au cours de cette 25ème édition, la vitalité du jazz sera mise en avant avec, dès l’ouverture, le concert jeune public qui accueillera plus de 800 enfants des écoles de la ville. Puis le lendemain, six jeunes formations se retrouveront confrontées, lors du tremplin de l’association Jazz(s)RA, devant deux jurys, l’un composé de professionnels, l’autre d’enfants de plusieurs collèges de l’agglomération lyonnaise. Ensuite, de grands rendez-vous se dérouleront chaque soirée avec des musiciens d’exception.Un régal pour les amateurs de jazz, mais même pour les néophytes.
3 exemples au hasard pour prouver l'écletisme de la programmation . Dès ce soir, le mardi 13 mars, 11ème tremplin Régional Jazz(s)RA avec :Polymorphie - Lookover Quartet - Chromb
Jeudi 15 mars
Anne Ducros Quartet & 60 choristes de la Maîtrise de la Loire et du Conservatoire de Vaulx-en-Velin Portico Quartet
Samedi 17 mars Soirée Musiques Actuelles en soutien à Grrrnd Zéro avec :
- Direction Survet
- Keiji Haino
- Konono n°1
Et pour mes lecteurs qui habitent le coin, j'ai la grande chance de vous offir deux places à vous faire gagner pour une soirée d'exeption, celle consacrée au blues, vendredi 23 mars prochain. Les deux artistes qui viendront sur scène sont deux légendes du blues US, Sista Monica , une des plus grandes voix du gospel, et Zac Harmond Band, un très grand bluesman. Je demande donc aux personnes interessées de me laisser un commentaire jusqu'au vendredi 16 mars, 14 heures et je ferais un tirage au sort en cas de réponses multiples. Allez les lyonnais jazzy, venez nombreux, c'est moi qui régale :o)
01 février 2012
Festival tête de bois à Villeurbanne: les marionnettes à l'honneur
Depuis le 10 janvier, et jusqu'au 10 février prochain, La Ville de Villeurbanne accueille dans son espace Tonkin ,comme chaque année, un festival de marionnette mettant en scène des spectacles venant de différents pays, et destinés à tous les gouts et tous les ages (à partir de 3 ans) et toutes les sensibilités.
Le festival Têtes de bois, c'est neuf spectacles autour desquels des ombres et des marionnettes questionnent, racontent et se jouent du destin des hommes...
Si cette année le théâtre d'ombre était le genre phare du festival, avec plusieurs spectacles qui le mettait à l'honneur, samedi dernier, j'ai été invité par le magazine gratuit pour les enfants Grains de Sel à voir un spectacle de marionnette en chair et en os, une oeuvre très ambitieuse, intitulé Le chant des Poulies , et qui n'est autre que le spectacle coup de coeur de Véronique Desroches, la directrice de la programmation du festival.
L'histoire de la pièce, créée par la compagnie théatre de la cheminée ( une compagnie qui vient de Bourgogne) est donc très originale, puisqu'elle
se propose de nous narrer narrer à travers un certain nombre de décors et de personnages, une passionnante leçon d’histoire, celle d'un un petit prieuré qui devint l’une des plus vastes et prestigieuses abbayes pour finir en un champ de ruines : l'abbaye de Cluny.
Cette entreprise humaine fantastique est menée avec facétie par les deux comédiennes qui bâtissent sous nos yeux les murs, montent et démontent clochers, tours et façades d'un édifice devenu au fil du temps de plus en plus haut, de plus en plus grand, de plus en pus riche, de plus en plus beau, de plus en plus célèbre, jouet des influences politiques et de la vanité des clercs.
Un petit bémol concernant cette pièce: elle est indiquée pour les enfants à partir de 6 ans, mais pour moi il faut avoir au moins deux ans de plus pour bien appréhender l'univers de cette pièce, au vocabulaire historique et religieux trés poussé. Mon fils de 5 ans et demi n'a pas compris grand chose aux dialogues, mais il a été épaté par le merveilleux monde animé qui se transformait sous ses yeux ébahis, et la force poétique qui se dégageait de la représentation.
En tout cas, le chant des poulies était une parenthèse enchantée d'une heure 30 proposée par ce festival innovant et dynamique.
Et pour ceux qui habitent la région lyonnaise et qui ne savent pas comment occuper leurs enfants, sachez que pendant encore une semaine, vous pouvez aller consulter le site du festival pour prendre connaissance des spectacles proposés.
31 janvier 2012
Vu sur scène : les grands espaces d'Isabelle Boulay
Pendant longtemps, et ce, depuis le début de sa carrière au début des années 1990, Isabelle Boulay, au succès incontestable, était classée dans la catégorie des chanteuses québécoises à voix, à forte tendance "variétoche".
Mais depuis quelques années, l'artiste a gagné en crédibilité artistique ce qu'elle a perdu en succès auprès du public. Il faut dire qu'Isabelle collabore depuis plusieurs albums avec l'immense Benjamin Biolay, et forcément, la qualité des textes et des arrangements ont pris du volume, et c'est notamment pour cela que Télérama ou France Inter daigne enfin s'interesser à elle. Hélas, comme je le disais, la crise du disque fait qu'elle vend moins, mais si elle n'est pas la seule, elle fait aussi partie de ceux qui ont également du mal à remplir les salles de sa dernière tournée.
Cela dit, ne cédons pas trop vite aux généralités: je n'ai pas fait une étude sur le potentiel commercial de la tournée d'Isabelle Boulay, mais je suis juste allé la voir sur une seule de ses dates, évidemment celle qui est la plus proche de chez moi, à la Bourse du Travail, jeudi soir dernier. Et c'est à cette occasion que j'ai été frappé de voir (en arrivant à la bourre) que les rangées étaient bien clairsemées. J'ai d'ailleurs pu assez vite me déplacer pour la voir de plus près, ce qui est quand même assez rare dans un concert d'une artiste de cette envergure. Et les personnes présentes n'étaient pas forcément de toute jeunesse,car, à coté, j'avais l'air d'un minet, c'est dire!!!
Cela a contribué au fait que l'ambiance n'était pas forcément très chaude, d'autant plus que le public lyonnais
, par rapport au parisien que j'ai cotoyé de longues années, est rarement super enthousiaste dans les concerts. Il faut dire aussi qu'outre son changement d'auteurs compositeurs (outre Biolay, elle bosse avec Jean Louis Murat, alors qu'avant elle était l'égérie de Luc Plamondon et Richard Cocciante), Isabelle Boulay a tenté un virage à 90% dans son répertoire, puisque son dernier album Les grands espaces est composé d'une moitié de reprises de standarts de musique country, alternant ceux chantés en langue française et ceix en langue anglaise.
Et le concert d'Isabelle Boulay m'aura au moins permis de mieux connaitre la country music, que j'avais tendance à assimiler à de la musique de cow boy, tellement éloignée de mon quotidien. Élevée dans le bar-restaurant de ses parents, Isabelle Boulay a souvent interprété ces chansons qui résument en fait le quotidien des ouvriers, des gens modestes. Si je connaissais déja Jolie Louise de Daniel Lanois qu'elle reprend avec fougue et élégance, j'aurais appris à connaitre To Know Him is to Love Him de Phil Spector, ainsi qu'un morceau visiblement trés connu au Québec, Mille apres mille de Willie Lamothe, dont Isabelle B. nous aura fait apprendre puis chanter le refrain plusieurs fois ("Mille après mille, je suis triste, Mille après mille, je m’ennuie;Jour après jour sur la route; Tu ne peux pas savoir comme je peux t’aimer").
Grâce à cette partie country et aux efforts d'Isabelle Boulay pour parler au public, avec notamment une présentation trés brillante de ses musiciens, la salle se réveilla alors un peu.
Mais ce n'est que lors de la dernière partie, avec la reprise de ses tubes ( Parle Moi, Mieux qu'ici bas, Jusqu'au bout de mes peines) que le public montrera rééellement son enthousiasme. Personnellement, adorant plus que tout Biolay, j'avais le secret espoir que le lyonnais d'origine vienne dans sa ville pousser la chansonnette avec son interprete, ce qu'il ne fit hélas pas. Mais cette déception ne m'aura pas empeché d' apprécier plus que tout la version live du plus beau morceau du dernier album d'Isabelle Boulay, Voulez vous l'amour?, dont la patte Biolay se fait fortement ressentir tout du long.
En rappel -aprés qu'un admirateur eut offert à Isabelle une boite de paté(?)- Miss Boulay clôture son tour de chant avec la reprise d'une de ses idoles, qu'elle ne s'était jamais permise de reprendre jusquà présent, Barbara, et son magnifique morceau, Dis quand reviendra tu? Personnellement, si j'avais largement préféré la reprise de Jean Louis Aubert ( et tout son concert d'ailleurs, mais c'était vraiment un des plus beaux spectacles auquel j'ai eu la chance d'assister), celle d'Isabelle Boulay était fort gracieuse, comme du reste l'intégralité de son spectacle qui restera en moi comme un trés agréable souvenir.
Isabelle Boulay - concert privé mfm
Concert Privé Mfm

