jeudi 04 février

La vie en relief; Philippe Delerm: quand tous les âges d'une vie ne font qu'un

On dit de Philippe Delerm, l'inventeur de l'instantané littéraire,  qu'il écrit toujours le même livre , ce qui est un raccourci un peu facile utilisé par des médias fatigués. Car, si, bien sur,  son style qui le caractérise tant est bien présent d'un livre à l'autre, l'exécution diffère plus ou moins sensiblement à chaque projet littéraire . L'objectif de son nouveau livre  "La vie en relief " est résumé par l'auteur lui même à la page 72 de son livre : "vivre par les toutes petites choses . des sensations... [Lire la suite]
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mardi 02 février

L'avantage : jeu set et match pour Thomas André !!

   « Je ne pensais à rien de spécial, je me contentais de renvoyer la balle, en me concentrant sur mon jeu de jambes et la fluidité de mon bras. À certains moments, je me sentais presque liquide, un peu flou ». Sport joué autant de la bourgeoisie que par le peuple; drainant son lot de stratégies retorses et d'introspection, le tennis charrie avec lui une dimension romanesque indéniable. Même si la boxe, autre noble sport individuel, a sans doute eu plus eu les faveurs des grandes plumes de la littérature, certains... [Lire la suite]
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mardi 02 février

La Pâqueline ou les mémoires d'une mère monstrueuse : Six feet Under version 18e siècle ?

  «  Nous longeâmes la rue Saint-Jacques-de-la-Boucherie, où l’on proposait des locations à la verticale : une cuisine en bas et une chambre au dernier étage, sous les combles. Paiement du loyer d’avance et interdiction de s’aviner ou d’entreposer ses affaires dans l’escalier commun. J’avais oublié l’amabilité légendaire du Parisien se méfiant du paysan aux habits usés, de l’étranger au teint olivâtre, des  chiens galeux comme des chats errants, des femmes sans escorte, des aigrefins sans panache, des boutons,... [Lire la suite]
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mardi 02 février

Comme un musulman en France : le dramaturge Ismaël Saidi prend le pouls de la société française

   Ismaël Saidi, ancien policier belge devenu artiste complet,  a su faire résonner un peu malgré lui  l’actualité avec sa pièce « Djihad " écrite et montée juste avant les attentats de 2015. Depuis 5 ans,  plus de 900 000 spectateurs (la moitié sont des adolescents) ont assisté à Djihad, qui suit le périple de trois pieds nickelés en route pour la Syrie, Le spectacle, qui ne devait initialement être présenté que cinq fois, a conquis les élus politiques et les directeurs... [Lire la suite]
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mardi 02 février

Ce Matin là: le burn out vu par Gaëlle Josse, la musicienne des mots

  "Clara, la vaillante, vacillante. Une lettre en plus qui dit l’effondrement.Une lettre qui se faufile au milieu de la vaillance, la coupe en deux, la cisaille, la tranche.Une lettre qui dessine une caverne, un trou où elle tombe, un creux, une lettre qui l’empêche de retrouver celle qu’elle était, entière, debout." Gaëlle Josse est une écrivaine-musicienne. Lorsque on lit un de ses romans,  c’est comme si on glissait de phrase en phrase, totalement sous le charme de sa mélodie. Avec "Ce matin-là", Gaëlle... [Lire la suite]
Posté par chocoladdict69 à 05:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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lundi 01 février

Nouveauté poche : KIM JIYOUNG, NÉE EN 1982 :Femme (coréenne) des années 80

    "Quand on servait un bol de riz bien chaud, tout juste cuit, l'ordre normal de la distribution était d'abord le père, puis le petit frère et la grand mère. Il était normal que le petit frère mangeat des morceaux de tofu frit, des raviolis et des galettes de viande, tandis que que Kim Jiyoung et sa soeur se contenteraient des morceaux effrités ou de miettes." En Corée du Sud dans les années 80, une chose est sûre:  il n'est pas bon être une femme. Ce roman phénomène en Corée analyse la condition féminine... [Lire la suite]
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samedi 30 janvier

Antoine des Gommiers : le savoureux Haïti de Lyonel Trouillot

      Antoine des Gommiers, c’est un nom qui court sur les lèvres dans la plaine et les corridors pour annoncer le pire. Franky lui a mis dans la bouche des mots qui pourraient être utiles. Avec quoi, dans ce foutu merdier, pourrait-on créer du bonheur? Franky, dans son corridor, sans bouger de sa chambre, il a donné une vie, un sens, un langage, une aspiration à la Grand-Rue, aux corridors [...] aux mères du corridor qui tapent sur les enfants, se trompant de colère et de cible, aux millions de mendiants de... [Lire la suite]
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samedi 30 janvier

La familia grande ou la dénonciation de moeurs qu'on espère révolu

 "Préférer rester dans le silence, c’est fuir, manquer de courage. Sans réseau, sans caméra, sans discours, on ne sauve personne ! Crier plus fort que les autres, ça n’est pas qu’égocentrique, c’est aussi extrêmement valeureux, très courageux. »  On a déjà beaucoup lu et entendu parler depuis sa parution il y a un mois  du premier livre de Camille Kouchner,  qui a fait officie du séisme de la rentrée littéraire-- chaque rentrée à son lot, entre le Orléans de Yann Moix ou le consentement de Vanessa... [Lire la suite]
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vendredi 29 janvier

L'enfant parfaite; Vanessa Bamberger : Regarde les ados sombrer

  "Je  crois toujours que ce qui m'arrive de mal est de ma faute, ma mère c'est tout le contraire. Aux adultes, il faut un bouc émissaire. »  Roxane, 17 ans, vient tout juste d'intégrer la 1ere S au lycée Sully,  grand  établissement  parisien, le lycée Sully et se destine à une scolarité portée par une obligation d'excellence  qui l'habite depuis toute petite.   Mais ses parents ont récemment divorcé, son père est parti vivre dans le Sud de la France tandis que  sa mère,... [Lire la suite]
vendredi 29 janvier

Le bonheur est au fond du couloir à gauche :(re)plongeons avec plaisir dans l'univers déjanté et loufoque de JM Erre !

  “Je suis né le jour du déclenchement du génocide rwandais. J’ai été baptisé la veille du massacre de Srebrenica. Mon premier mot, prononcé alors qu’on annonçait la mort de François Mitterrand à la télévision, a été “Prozac”. J’ai eu mon premier chagrin d’amour le 11 septembre 2001. J’ai fait ma scolarité à l’école primaire Anne-Franck, au collège Guy-Môcquet et au lycée Jean-Moulin. Pour compenser, j’ai emménagé il y a quelques années rue de la Gaîté. Pour l’instant, ça ne marche pas trop.”  Michel, un auteur... [Lire la suite]
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