07 décembre 2011
Downton Abbey, la série aux 6 Emmy Awards
Doté d’un budget d’un million de livres sterling par épisode, Downton Abbey, inédit en France, a rencontré un succès triomphal en Angleterre puis en Espagne et en Australie. Diffusé sur la chaîne anglaise ITV1, le final de la saison 1 a rassemblé près de 10 millions de britanniques. La deuxième saison de huit épisodes est en diffusion depuis le mois d’octobre 2011 et rencontre un succès tout aussi important. Maggie Smith, Hugh Bonneville et Elizabeth McGovern réalisent une performance époustouflante et interprètent avec la plus grande justesse et une aisance déconcertante ces personnages d’époque. Preuve du succès incontestable outre-manche, Jessica Brown-Findlay, Laura Carmichael et Michelle Dockery, qui incarnent les trois filles du comte, ont posé, cet été, dans la version anglaise du célèbre magazine de mode Vogue.
La superbe série créée par Julian Fellowes Downton Abbey va revenir très prochainement pour une saison 2 sur ITV qui se tourne actuellement depuis mars dernier. Pour rappel, en France, c’est TF1 qui a acquis les droits de diffusion de la série.
Le producteur de la série, Julian Fellowes tente de comprendre les raisons du succès planétaire de cette série: « On me dit que ce serait parce que les gens aiment les period dramas…Je pense que l’une des raisons du succès de la série c’est que, bien que située dans le passé, elle est très moderne dans sa construction…Il y a beaucoup d’intrigues qui se passent en même temps et vous devez toujours rester attentifs.»
« Dans Downton Abbey, il y a des bonnes et des mauvaises personnes à tous les étages, il n’y a pas de divisions sociales dans la manière dont sont fait les personnages« .
Voici les premiers extraits de cette série vedette :
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13 octobre 2011
Platane: Eric plus drôle sans Ramzy?
Je vous l'ai déja dit, je ne suis pas un féru de séries télévisées. Ce que vous ne saviez pas encore, c'est que je ne suis pas non plus fana de l'humour basé sur le non sens et l'asburde, dont les anglais sont les maitres incontestés, humour, qui en France a comme porte étendart le duo Eric et Ramzy. Je préfère une humour plus basé sur le quotidien, le social, les personnalités publiques plutôt qu'un humour déconnecté de la réalité, et ne se basant que sur des situations.
Une fois que j'ai dit cela, vous ne devez pas vraiment comprendre pourquoi je me suis quand meme décidé à voir sur 4 semaines et 12 épisodes de 26 minutes, Platane la première série écrite, réalisée et jouée par Eeric Judor, un des deux acolytes du duo.
Mais séduit par l'idée de départ ( le dit Eric dans son propre rôle a
un accident de voiture et après un an de coma, se réveille en voulant abandonner l'humour et se lance dans les films sérieux pour un tournant à la Tchao Pantin) et curieux de voir la brochette de star jouer leur propre rôle ( de Vincent Cassel à Guillaume Canet, en passant par Clotilde Coureau dans le rôle de l'actrice principale du chef d'oeuvre d'Eric ; "la môme 2.0 next génération"), j'ai donc tenté l'experience Platane, qui m'a laissé une impression mitigée mais finalement plaisante dans l'ensemble.
En fait, le principal défaut de cette série est son manque d'homogéneité: si certains épisodes sont franchement hilarants ( notamment le numéro 3 d'autres trainent franchement la patte. Mais cela est du à l'essence même de l'humour d'Eeric Judor qui joue à fond sur l'étirement des scènes pour que la gêne que subit le personnage principal soit difficilement supportable. Du coup, à certains moments, le coté grincant de l'entreprise l'emporte sur le coté humoristique.
Cela étant dit, il faut reconnaitre à Eric un art du masochisme poussé à son paroxysme et une autodérision assumée assez rare chez les comiques français.
Dans Platane, le Eric Judor qu'on voit sur l'écran est un personnage assez odieux, égoîste, lache et pret à tout pour réussir son film, au détriment de la loi ou de la moralité ( voler un fauteuil roulant, louer une ambulance pour arriver à l'heure à un rendez+ vous, casser du sucre sur le dos des handicapés).
Bref, une série assez inégale, et parfois bancale, mais qui, à mon sens, reste quand même une expérience plutôt réussie dans l'ensemble, qui laisse surtout entrevoir une palette plus élargie du comique d'Eric, dont l'absence de son acolyte semble plutot profitable, pour le coup.
PLATANE (parodie film action) ( la scène finale, assez drôle car se moquant allégrement du cinéma US)
16 septembre 2011
Les séries télévisées: très peu pour moi, merci.....
Si je vous parle peu de séries sur ce blog, c'est qu'il y a une raison imparable: contrairement à la majorité des gens, je ne suis pas du tout rivé devant mon petit écran ( à propos, cette réflexion me soulève une question : si la TV est appellé petit écran, comment appelle t-on un écran de PC?), à regarder Les Experts, Docteur House ou autre Dexter...
Les motifs de ce mépris télévisuel? Pour faire court, et même si un flot d'aruments me viennent à l'esprit, je n'en mentionnerais que quatre :
1. le refus de m'infliger une dépendance supplémentaire : l'idée d'être rivé toutes les semaines à la même heure , en plus d'être matériellement difficile avec deux enfants à bas âge et toute la pression qui va avec, me donnerait l'impression d'un rituel un peu pesant, impression confrontée par le fait que certaines séries me semblent sans fin, et conférent un côté anxiogène (j'aime bien dans la vie avoir un début, un milieu, une fin, histoire de me mettre un cadre lorsque j'ai tendance à en manquer) ;
2. une passion absolue du 7e art : je suis un défenseur absolu de la cause cinématographique dans son ensemble- vous avez du vous rendre compte-, ce qui m'oblige, inconsciemment ou non, à regarder avec un certain mépris tout ce qui vient du petit éran, et ce, même si tout le monde m'affirme que désormais, depuis plusieurs années, tout ce qui est véritablement innovant et audacieux vient de la télé, et plus du tout du cinéma;
3. la version francaise déplorable: pur snobisme oblige ( l'éducation y est aussi pour quelque chose, mon père m'a biberonné à la VO depuis que j'ai 12 ans, ca marque), je ne regarde que les fictions en v.o, et trés souvent les chaines hertziennes nous diffusent une version française, assez lamentable qui me bloque totalement.
4. une lassitude manifeste : l'impression, peut-être un peu éronnée, que, forcément, au bout de 2 ou 3 saisons, la belle mécanique de la plupart de ces séries se grippent, et que parfois les égos des acteurs et la notoriété qu'il ont eu grâce aux séries entravent la créativité des scénariste, quand ce n'est pas, au contraire, une mort brutale qu'il faut vite inventer dans telle ou telle intrigue pour éliminer un acteur devenu trop gourmand financièrement;
5. le manque de temps : je suis comme beaucoup de blogeurs: le travail à temps plein, l'éducation de deux enfants de bas âge, la tenue d'un blog, la lecture, et ...le cinéma évidemment...tout ces activités font que je n'ai jamais devant moi la possibilité de passer autant de temps devant une série de 25 épisodes de 52 minutes chacun
Evidemment, tous ces arguments peuvent être battus en brèche. Et d'ailleurs, je compte sur vous pour cela, et j'attends déja vos lames s'aiguiser: Par exemple, pour la vo ou les contraintes horaires, vous pouvez me rétorquer que le téléchargement ou le DVD sont là pour cela, et il est d'ailleurs vrai que , les seules séries récentes dont j'ai vraiment été accro, je les ais vues en DVD uniquement. Et ces séries, avant de me lancer dans leur vision, il a fallu que je lise et écoute de nombreux arguments ne laissant aucun doute possible sur leur qualité et leur compatibilité à mes gouts.
Du coup, avec tous ces arguments qui sont autant d'obstacles, les séries que je daigne visionner peuvent se compter sur les doigt de la main: Six Feet under ( un must absolu, qui pour le coup, au même niveua pour moi que certains chefs d'oeuvre de cinéma), Friends (pour le coup, je ne suis pas original), The L World (même si je l'ai aussi abandonné en cours de route, car une certaine lassitude dont je parlais semblait guetter l'intrigue) et Clara Sheller, qui m'avait semblé, du moins sur la 1ere saison, apporter un vent d'air frais à la série française. Parmi celles qui ont été diffusées dernièrement et que je n'ai jamais pu voir, une seule me parait être incontournable: Mad Men, dont tout ce que j'ai pu entendre à son sujet me laisse à penser qu'elle me plairait.. il faudra forcément que j'y aille faire un tour du coté de cette série, un jour ou l'autre...
Cela dit, je ne suis pas à une contradiction près et, en ce moment, ce n'est pas une, mais deux séries que je suis en train de suivre, et dont je vous parle très bientôt dans un prochain billet. Comme quoi seuls les imbéciles, bla bla bla bla bla.....
24 juin 2011
Hard saison 2, la fiction de Studio Canal à son sommet
Lundi dernier, Canal Plus diffusait les derniers épisodes de la saison 2 de la série comico-érotico diffusé dans le cadre de leur maison de production, la fabrique, déjà auteurs de plusieurs réussites ( Engrenages, Pigalle la nuit...).
En 2008, la première saison de Hard avait déja impressionné à peu près tout ceux qui l'avaient regardé, par son concept et sa façon de marier, avec une drolerie permanente, l'univers du X avec l'univers intimiste bourgeois cher au cinéma français.
Prenant exemple sur la série Weeds avec le même postulat de départ : une mère de famille un peu coincée obligée de s'encanailler avec un mode de vie transgressif ( le trafic de chichon pour la série US, ici une société de production de films X) avec tout autant de bonheur.
Evidemment, le pari était risqué: comment parler de tournage de films pornos de manière comique sans tomber dans le graveleux et le vulgaire? 
Et c'est peu de dire que l'essai est amplement transformé tant la créatrice de la série, Cathy Verney ( pas sur qu'un homme aurait réussi le même challenge) a trouvé la bonne distance entre la finesse et l'humour, constamment présent, au détour des scènes de repas de famille, qui finissent toujours de manière totalement décalée, ou des parodies de films, forcément jubilatoires.
Cet humour quasi permanent n'entrave aucunement le traitement frontal du sujet central de la série (le sexe), et toutes les questions que le thème soulève : comment réussir à vivre avec un hardeur?, Comment réussir à vivre sa sexualité en travaillant dans un milieu où le cul est prégnant à chaque instant? Comment également pouvoir être crédible dans l'éducation de ses enfants vu le métier que l'on cotoie tous les jours? Et puis aussi et surtout , est ce que les travailleurs du sexe sont des gens comme vous et moi?
A toutes ces questions, Cathy Verney y répond de façon la plus convaincante et la plus drôle qui soit. L'inévitable comparaison avec Xanadu, l'autre série sur un sujet similaire mais avec un traitement radicalement différent ( plus tragique, plus onirique ) diffusée sur arte il ya quelques semaines, va nettement en faveur de celle de Canal plus. Comme quoi avec de l'esprit, de la pertinence, une distribution aux petits oignons (le caméo de Guillaume Calienne dans un grand numéro d'autodérision est à hurler de rire) et même une bonne dose de tendresse (oui oui, je vous assure), on peut traiter tous les sujets, et il est juste dommage, moi le grand défenseur de la primauté du cinéma sur la télévision ( malgré Six feet under, malgré Mad men) que cela soit la télévision qui ait pris ce risque.
A la fin de la saison 2, qui finit totalement en queue de poisson ( j'ai essayé d'éviter toutes les jeux de mots graveleux, je n'y suis pas totalement parvenu, désolé), on devine forcément qu'il y aura une saison 3 et on la désire même HARDemment...

