mardi 26 novembre

Zébu Boy, Champagne pour ce roman ample et fiévreux sur l'insurrection malgache !!

  "Les mois suivants, chaque ombiasy chargé d'ouvrir les corridas avait chanté cette victoire au milieu des rituels de protection et des invocations aux ancêtres. Chaque combat nécessitait deux officiants : un pour les bêtes un pour le garçon."  Faisant partie des grandes révélations llittéraire de cette rentrée, Zébu Boy a pour toile de fond l’insurrection malgache de 1947, un .événement peu connu de notre histoire coloniale.  Le récit se situe après le retour des soldats malgaches enrôlés dans... [Lire la suite]
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mardi 29 octobre

Méchantes blessures : Abd Al Malik bénit la littérature française

      "Qu'il pleure sur lui même celui qui a perdu sa vie sans en prendre sa part."   Abd Al Malik est un artiste talentueux, animé par une passion évidente et communicative que l'on ressent dans toutes ses prestations médiatiques. De lui, plus que sa discographie, que je connais que trop parcimonieusement, j'avais lu il y a quelques années Qu'Allah bénisse la France qui retracait son histoire et son parcours du slammeur  de la cité du Neuhof au Zénith de Paris. Une édifante et... [Lire la suite]
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mardi 22 octobre

Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon: Dubois dont les hommes sont faits

  /LA PREMIERE PAGE DE JEAN-PAUL DUBOIS ET AUTRES PLAISIRS // Ouvrir le dernier roman de Jean-Paul Dubois, et retrouver la plume d'un auteur dont j'ai lu quasiment tous les livres. En à peine quelques pages, se retrouver en prison avec Paul Hansen et ressentir  la promiscuité, l'enfermement, l'ennui, la folie qui guette, la violence tapie. Comment Paul s'est retrouvé en cellule pour une peine de prison de 2 ans ? Pourquoi, lui qui est né et a vécu à Toulouse et dont le père était danois, est-il au Canada ? Jean-Paul... [Lire la suite]
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mardi 22 octobre

Une bête au paradis : le huis clos féministe hypnotique et haletant de Cécile Coulon

 "A l'adolescence, doué de cette intitution que la mélancolie offre à ceux qu'elle ronge, Gabriel comprit avant Blanche et avant Louis que ces deux  là  ne pourraient jamais être frère et soeur ni amis ni compagnons. Rien de tout cela .Il savait, parce qu'il connaissait la rage de sa soeur et la souffrance de Louis que rien à part Emilienne et le Paradis ne les tiendrait en un même lieu." L'auvergnate ( et donc régionale depuis que notre région est devenue Auvergne Rhône Alpes)  Cécile Coulon n'a même pas... [Lire la suite]
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mardi 08 octobre

77, Marin Fouqué : la poésie à ras le bitume

  "Nous ça nous plaisait bien de faire un tour de Kangoo verte. Passez en trombe devant l'abri. Les grands champs qui défilent. L'abri, le petit arbre, la centrale, le clocher, le cimetière et partout le marron en striures régulières. "  Seul dans un abribus  perdu en plein milieu des champs d'une petite bourgade de Seine et Marne ( le département 77 du titre de ce premier roman),  un jeune vivant dans une ville de cette grande couronne parisienne, ni tout a fait banlieue ni tout a fait province, décide de ne... [Lire la suite]
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mardi 08 octobre

Virginia : Emmanuelle Favier dévoile une facette étonnante de la grande romancière anglaise

   "Elle songe à ce qu’est le temps présent, au fait que tout procède d’une brume, expire en un halo, au fait que les êtres meurent de vivre sans y songer. Elle songe qu’il y a partout des histoires et qu’il est impossible et vain de les raconter. Elle songe à l’eau qui peut mettre trois semaines à digérer un corps."  Après  son saisissant  "Le courage qu’il faut aux rivières".  qui nous plongeait dans un village perdu en plein Balkans dans une communauté, village aux traditions pour le... [Lire la suite]
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vendredi 04 octobre

Jolis Jolis Monstres : le poème fardé et pailleté de Julien Dufresne-Lamy

  «  S’il y a une chose à savoir sur les New-Yorkais, c’est qu’ils ne s’inquiètent jamais. Ils sont bouffis d’ignorance, égoïstes, têtus comme leurs trottoirs. Tous disent, Relax. Prends une taffe et détends-toi, bois un coup, viens danser sous les néons myrtille. Dans les coulisse du Pyramid, Miss Understood, Maze et Audrey White se trémoussent sur du Rick Springfield. Tout le monde est inquiet et personne n’en parle. Je téléphone à Bunny, à Angie. Elles me racontent que les soins intensifs des hostos sont pris... [Lire la suite]
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vendredi 27 septembre

La grande escapade, le joli hommage de Jean Philippe Blondel à un monde révolu!

"L'onde du scandale a éclaboussé le quartier et tous, parents, enseignants, ne parlent que de "ça"- le "ca tenant moins à la crise de nerfs en elle-même , dont on assure sans en croire un mot qu'elle peut arriver à tout un chacun ( à tel point qu'on pourrait penser qu'elle s'apparente à un virus extrêmement contagieux) qu'au sauvetage en lui-même et plus encore à ces phrases prononcées par Reine Esposito lorsqu'elle gambadait nue dans les couloirs." Écrivain à 50% de son temps et prof d'anglais troyen dans les 50% restants, Jean... [Lire la suite]
jeudi 26 septembre

Rentrée Littéraire 2019/ les veilleurs de Sangomar :le beau voyage poétique et onirique de Fatou Diome

  " Coumba n'avait jamais imaginé un tel retour, ceux qui l'accompagnaient non plus. Plein d'espoirs, ils avaient défait leurs valises dans une banlieue de la capitale, ils les remboursèrent de douleur et les trainèrent jusqu'au village. Flux et reflux, ce n'était pas qu'une histoire d'eau pour les insulaires, c'est aussi le rythme de leur vie entière." Coumba vient de perdre Bouba, son mari dans un naufrage au large du Sénégal.  Face à la compréhension de ses proches de prendre la mesure de son chagrin, Coumba se... [Lire la suite]
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mardi 24 septembre

La maison, Emma Becker : Bordel, que c'est beau !

   "Ce métier en appelle à la capacité des femmes à perdre leurs repères et à les retrouver tels qu'ils étaient à la même place. En somme, pouvoir baiser sans coeur et sans âme lorsqu'elles sont payées pour, mais hors du bordel, redonner en eux son pouvoir magiquen et aux mots du sexe tout leur sens, comme si aucune transaction jamais n'était venue perturber la notion de sacré."   Pour bien écrire sur un métier, il faut le vivre de l’intérieur : ce précepte qu'on prête à  Hunter S. Thompson,... [Lire la suite]
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