Baz'art  : Des films, des livres...
1 décembre 2012

Effraction: on va pas rentrer, merci...

effractionGénéralement, les samedis sur mon blog, c'est soit le coup de griffe cinéma, soit une chronique d'une sortie DVD, souvent grace à Cinétrafic.

Aujourd'hui, hélas, je fais d'une pierre deux coups vu que le film que j'ai eu la chance(?) de chroniquer grace à Cinétrafic est un film que j'aurais aimé  mais qu'assurément, je ne pourrais défendre.

Et je dois être dans une humeur massacrante, car après le capital chroniqué hier et qui aurait pu faire partie de ces coups de griffe, en voilà un autre que je débine lachement...Heureusement qu'on est pas encore près des fêtes de fin d'année, car dans ce cas, l'esprit de Noel m'aurait totalement abandonné :o)

Ce film, c'est Effraction, dont le DVD (et le Blu Ray) est sorti le 19 novembre, dernier, édité par  Metropolitan Filmexport.

 Effraction n'est autre que le dernier film en date d'un réalisateur très contesté par la critique établie, et dont j'ai pourtant aimé certains films,  à savoir Joël Shumacher. C'est vrai quoi, Chute Libre avec Michael Douglas, cadre au chomage qui pete un cable, , 8 MM avec Nicolas Cage dans les enfers du snuff movie, ou Phone Game, avec Colin Ferell enfermé dans une cabine téléphonique, c'était pas forcément très subtil niveau scénario et  morale, mais on devait reconnaitre à Schumacher une vraie efficacité dans la réalisation et dans sa capacité à insuffler pas mal de tension dans sa mise en scène.

Mais depuis quelques années, même les plus ardents défenseurs de Jojo Shumacher ont du mal à le soutenir, et la plupart de ses longs métrages sont d'ailleurs directement par la case DTV ( Direct to Video)...

omment peut on financer un film si incoherent improblable. on n y croit pas une seconde malgre les cris... On pense à Panic Room sur un sujet similaire ou la maison des otages

Visiblement, il s'en est fallu de peu qu'il en soit de même pour ce Effraction (ca a été le cas dans le pays d'origine du film, les Etats Unis), car la sortie française en plein été 2012 avait tout de la sortie technique. Apparu en plein mois de juillet sur un faible nombre de salles, et disparu des radars 15 jours après, le film ne devait sa sortie salle que grace au fort potentiel commercial de ses acteurs principaux, Nicolas Cage, qui reste bankable en France ( gros carton notamment avec le secret des templiers). Mais au vu du pitch et de la bande annonce, on sentait le film dont la sortie en salles ne semblait pas dispensable.

Prenant le parti d’un huis clos avec une famille et des braqueurs un brin sadique, cette intrigue en appelle beaucoup d'autres, de Panic Room de David Fincher, Funny Games de Michael Haneke ou bien encore la Maison des Otages de Michael Cimino ( film sous estimé, que j'avais pourtant  trouvé très fort). 3 grands metteurs en scène reconnus par tous, Schumacher partait quand même avec un gros handicap de départ.

Et sur un sujet aussi balisé, il fallait apporter un angle de vue original, un peu d'humour ou un traitement subtil et des personnages nuancés. Avec Shumacher aux commandes, il y avait peu de chances qu'on ait ces éléments  et effectivement le résultat est à la hauteur de nos (des)espérances. 

Tous ces éléments se dégonflent au fur et à mesure du film :  les personnages sont archi caricaturaux, les dialogues  archi prévisibles et archi peu crédibles (« tu vas l'ouvrir ton coffre ou je te coupe la main » :« Je l'ouvre que si tu laisses partir ma fille »,...),  (les voleurs ne sont vraiment pas menaçants, ni dérangeants), et cerise sur le gateau, les interpretations des acteurs sont archi exagérées..

.Nicolas Cage a tendance à surjouer dans tous ses films, j'en ai déjà parlé dans une autre chronique d'un film avec Ciné Trafic (heureusement que vous êtes là les gars pour avoir des nouvelles de Nic) mais là il bat des recors: avec sa moumoute sur la tête (encore une fantaisie capillaire pour Nicolas) , et des tics faciaux incontrolables, Cage n'a rien de la gentille victime qu'on voudrait nous faire croire qu'il est. Visiblement, Cage a eu envie, en plein tournage de jouer le rôle d'un des ravisseurs, mais comme il s'était engagé à jouer le cambriolé, il n' a pas pu se rétracter, mais ca doit être pour cette raison qu'il garde ce rictus de psychopate tout au long du film. Et les autres acteurs en font également des tonnes, les méchants  notamment étant  bien plus ridicules que terrifiants.

Bref, on s'ennuie terriblement devant ce beau ratage, et la dernière demi heure vire carrément au grand n'importe quoi qui fait sourire tellement la série B vire au Z. En résumé, ce n'est pas avec cette efffraction, plus proche du téléfilm de M6 que du film de cinéma que la carrière de Scuhmacher va redécoller...

Et concernant les bonus, on ne peut pas dire qu'ils rattrapent le coup : un vague making off du film, qui est en fait un reportage incluant quelques extraits du films ( pour ceux qui auront roupillé devant :o) et des itws des différents protagonistes, et notamment du cinéaste nsistant sur le volet sécuritaire du film ( au cas où on aurait pas compris l'enjeu du film), et des bandes annonces des autres films de la Metro...circulez,y'a rien à voir.....
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Commentaires
B
oui quand meme c'était la moindre des choses...bon j'ai retrouvé les commentaires mais j'ai perdu ma bannière :o)<br /> <br /> ah moi aussi j'aimerais voir et commenter plus de navets...si j'étais au chomage voila ce que je ferais à coup sur, mais faute de temps, je me sens obligé de favoriser les bons films :o) et pas sur que les éditeurs vont continuer à vouloir m'en envoyer si je les dénigre...
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P
c'est malheureux que tu te sois cartonné un si mauvais film plus les bonus mais j'avoue que ton article m'a tellement fait rire que j'en viens à regretter que tu ne regardes pas plus de navets ! ;) Je l'avais zappé à sa sortie, pourtant j'aime assez Shumacher et Cage aussi mais ça me semblait être de l'argent mal dépensé. Je crois que j'ai bien fait. :) Bonne soirée filou !
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Depuis vingt-six ans, le Festival Cinémas du Sud, organisé par Regard Sud, offre un panorama du cinéma contemporain du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des œuvres rares

(Fictions, documentaires) avec la présence exceptionnelle de leurs cinéastes.

 Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des œuvres du patrimoine arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.

Cet évènement sera aussi l’occasion de découvrir des œuvres inédites, des premiers long-métrages et d’assister à une avant-première. Elle accueillera des invités témoignant de l’importance du Festival Cinémas du Sud à l’Institut Lumière.

https://www.institut-lumiere.org/25e-festival-cinemas-du-sud

 

mauvais gones
 

Les Mauvais Gones 2026 : Lyon au cœur du cinéma criminel du 20 au 24 avril

Du 20 au 24 avril 2026, Lyon accueillera la 8e édition du festival Les Mauvais Gones, un rendez-vous désormais installé dans le paysage culturel lyonnais, dédié au cinéma policier et de gangsters.

Pendant cinq jours, le cinéma UGC Ciné Cité Confluence se transforme en véritable immersion dans l’univers du crime à l’écran, avec une programmation de films cultes, des soirées thématiques et des échanges avec des invités du monde du cinéma.

 https://www.lesmauvaisgones.fr/

 

 

Festival Caravane des Cinémas d’Afrique

La 18e édition du Festival Caravane des Cinémas d’Afrique aura lieu du 21 au 26 avril 2026 au Ciné Mourguet et dans 30 salles partenaires à travers la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Créé en 1991, le Festival Caravane des Cinémas d’Afrique avait initialement lieu chaque année avant d’adopter un rythme biennal dès 1992. En 2026, il retrouvera son format annuel, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire. Ce retour à une périodicité annuelle permettra au festival d’accompagner plus étroitement la vitalité et la diversité du cinéma africain contemporain, en écho à la richesse de sa production et à l’enthousiasme croissant de son public.

Le Festival en quelques chiffres : une trentaine de films présentés, 30 salles partenaires en Région Auvergne-Rhône-Alpes, une vingtaine de nationalités et invités, environ 80 séances, 6 films en compétition pour le Prix du Public, 10 courts métrages pour le Prix du Jury Jeune. 

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