pinocchioDimanche matin dernier, j'ai eu la chance d'être invité par le magazine pour enfant Bulles de Gones, afin d'assister avec mon fils,  à l'avant première d'un dessin animé qui sort demain en salles, et qui raconte une histoire que tout enfant a forcément entendu parler une fois dans sa vie: l'histoire de Pinocchio.

Cette nouvelle version n'est pas comme on pourrait le penser, un remake du classique de Walt Disney de 1940, mais bien une relecture du conte qui est à la base du dessin animé de Disney, celui crée par  Carlo Collodi.

Pinocchio est une vraie légende en Italie, le pays natal de Collodi, et il était donc tout naturel que ce soit une équipe italienne ( bien que la production soit européenne) qui soit à la base de ce film, avec en tête de proue le  réalisateur Enzo D'Alo ( auteur du très beau film d'animation La Mouette et le chat) et qui avait d'ailleurs été primé au festival d'Annecy pour son pilote de Un burattino di nome Pinocchio, court métrage précurseur du film qui sort ce mercredi.

Ce dessin animé part également d'un travail du directeur artistique Lorenzo Mattotti, qui avait publié il y a 20 ans environ album jeunesse de Pinocchio.

Par rapport au chef d'oeuvre de Disney, qui avait  largement effrayé mon fils à sa vision l'année dernière ( du coup je lui avais ppinocchioromis que ce dessin animé là n'était pas du tout pareil, mais juste pour qu'il vienne sans appréhension, je sais c'est pas joli joli), Enzo d'Alò a voulu raconter Pinocchio en se tenant au plus près de l'histoire originale de Collodi, et en restaurant des personnages qui existaient dans le conte originel, mais pas dans les précédentes adaptations dont celles de Disney ( comme le terrible ogre vert adorateur de poissons qu'on voit surs l'affiche du film).

Le résultat final, qui se démarque totalement de l'oeuvre de Disney est une vraie merveille, qui n'a rien à envier à ses prédécesseurs.

Pour donner vie à l’imaginaire fantastique de Pinocchio, les créateurs Enzo d’Alò (réalisateur) et Lorenzo Mattotti (décors, personnages) ont mélangé le réalisme des collines, des géométries de la Toscane et de la société paysanne de l’époque, à une sensibilité et à une fraîcheur toutes contemporaines, surtout dans l’utilisation de la couleur. 

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De ce fait, le film entraîne le spectateur dans un univers de formes et de couleurs somptueuses, et mon fils m'a plusieurs fois soufflé à l'oreille " oh, papa, que c'est beau!!!".

Et si la forme du film confine au merveilleux, nous n'avons pu qu'être également touché par le fond et le message du film, ce fantasme impossible d’un père désireux de se créer un modèle parfait,  alors que celui ci entend bien au contraire se forger sa propre personnalité, si possible aux antipodes de celle qu’on lui impose. Le rapport père fils, rarement aussi bien raconté dans le cinéma d'animation n'a pu que trouver des échos chez nous, vu notre lien fusionnel assez prononcé (c'est même un doux euphémisme, mais, je vous rassure, le lien mère fille de l'autre coté de la famille n'est pas beaucoup mieux :o)

Bref, une trés jolie adaptation que je vous conseille vivement, vu que les vacances de février arrivent à grand pas ( chez nous, c'est la semaine prochaine) et que le cinéma reste quand même jusqu'à preuve du contraire, la sortie culturelle la moins onéreuse et la plus facile d'accès!!!

Et l'avant Première s'est prolongée de fort joli façon puisqu'une personne du Musée Gadagne, le temple de la marionette à Lyon nous a fait une démonstrations de différentes marionnettes du monde, qui a totalement enchanté mon fils!!

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