Baz'art  : Des films, des livres...
12 février 2016

Un film qui ne laissera aucun prejudice au spectateur!

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En ce début d'année cinéma 2015, on peut déceler plusieurs catégories de film dans ceux que j'arrive à voir en salles : les films qu'on attendait avec impatience et qui ne déçoivent  pas: Carol, Les délices de Tokyo, Creed, Spotlight) ceux qu'on attendait avec la même impatience et qui malheureusement laisse un peu mitigé ( Anomalisa, Les chevaliers blancs, 45 ans j'essaie d'en parler prochainement...ou pas) et ceux qu'on n'attendait pas du tout et qui arrive un peu de nulle part et qui vient mettre tout le monde d'accord..
"Préjudice"  premier film d'un jeune cinéaste belge, Antoine Cuypers, fait incontestablement partie de cette dernière catégorie. Et pourtant le sujet de ce long métrage  semblait un peu aller sur des terres déjà bien balisées par le cinéma, celles de la chronique familiale, et du dysfonctionnement de la cellule familiale dont les références ultimes sont sans doute  Fanny et Alexandre de Bergman Théorème de Pasolini, ou encore évidemment le plus récent Festen de Thomas Vinterberg. Depuis ces films, une quantité de longs métrages ont tenté de traiter de cet éternel sujet avec plus ou moins de réussite.

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Le préjudice d'Antoine Cuypers  fera incontestablement partie des grandes réussites, et on espère que ce premier long métrage en appellera d'autres tout aussi brillants tant il fait preuve d’une sacrée maitrise formelle tout autant qu’un sens du récit  d'une perfection remarquable . 
 Le jeune réalisateur belge orchestre en effet de fort belle façon un quasi huis-clos glaçant et oppressant pour nous plonger dans un repas de famille a priori comme il en existe tant et tant mais qui petit à petit va s'avérer être particulièrement tendu et oppressant. Alors, évidemment c'est ce genre de films   peu confortable pour le spectateur qui ne se détendra jamais vraiment,  ressentant  un sentiment de malaise presque étouffant, même pendant les ( fausses) plages de repos où les protagonistes semblent revenir à de meilleures intentions..

Le catalyseur de cette soirée qui part totalement en vrille, n'est autre que le benjamin de la famille, ce jeune homme qu'on sent de suite plein de rancœurs et  au comportement particulièrement imprévisible, le canard boiteux de cette famille bourgeoise, et surtout  la souffrance d'une mère,  qui parvient de plus en plus difficilement à masquer  l'usure d'une vie rendue difficile par un enfant différent.

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Ce sujet- la difficulté d’élever un enfant pas dans la "norme" et les conséquences que cette éducation peut mener à terme est un thème particulièrement délicat que  Cuypers aborde avec la frontalité et le ton qu'il faut, n'omettant pas la violence et l'amertume inhérente à ce genre de relations.
Le spectateur est bousculé, dérangé, mais garde les yeux rivés à l'écran pour voir jusqu'où cette famille peut se déchirer, d'autant plus que les comédiens sont vraiment remarquables, notamment Nathalie Baye- remise totalement du faux pas La volante- l'attachant Arno, très émouvant en père bourru mais faible, la décidément formidable et ravissante Arianne Labed, et évidemment comme il a déjà été dit plusieurs fois ici et là la révélation totale du film,  l'éblouissant Thomas Blanchard jusqu'à présent entr'aperçu ici et là,  et qui parvient d'une scène à l'autre à ce qu'on ressente pour lui de l'attachement puis un fort agacement, un peu comme le personnage de la mère éprouve pour lui...

 

 

"Préjudice" d'Antoine Cuypers © LES FILMS DU LOSANGE
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LE FESTIVAL DU FILM DE LAMA DÉVOILE SA PROGRAMMATION !
 

 

Cette année encore, pour sa 32ème édition, le Festival du Film de Lama vous propose une programmation qui ravira petits comme grands, faisant une belle part aux œuvres présentées au Festival de Cannes avec des films venus du monde entier. Comme l'indique la devise du festival, rendez-vous aux "Chroniques d'un village monde" !
 
Le festival s'ouvrira sur le film de Sarah Arnols L'espèce explosive, présentée à la Quinzaine des Cinéastes cette année et mené par Alexis Manenti, Ella Rumpf et Vincent Dedienne.
 
Pour continuer sur cette lancée cannoise, le festival aura l'honneur de vous présenter La vie d'une femme de Charline Bourgeois-Tacquet mais aussi Notre Salut (Prix du Scénario - Festival de Cannes 2026) d'Emmanuel Marre, Minotaure (Grand Prix de Cannes 2026) de Andreï Zviaguintsev, La Bola Negra (Prix de la mise en scène - Festival de Cannes 2026) de Javier Calo et Javier Ambrossi ou encore Histoires de la nuit de Léa Mysius.
 

Festival du Film Italien de Villerupt

49e édition - Du 23 octobre au 8 novembre 2026

www.festival-villerupt.com

 

 

 

Hommage à Monica Vitti et rétrospective autour de la figure du père, la 49e édition du Festival de Villerupt dévoile ses premiers éléments de programmation et son affiche officielle.

 

En 2026, le Festival de Villerupt a souhaité, dans le cadre de sa rétrospective thématique, mettre en avant la figure paternelle. D’autorité structurante dans l’Italie d’après-guerre, cette dernière dérive progressivement vers une figure fragile, déplacée, voire problématique, révélatrice des mutations sociales, économiques et culturelles du pays. Une évolution qui sera illustrée travers une sélection d’une dizaine de films.

 

Le festival rendra aussi hommage à l’une des plus grandes icones du cinéma mondial : Monica Vitti, disparue en 2022. Reine de la comédie à l’italienne et égérie de Michelangelo Antonioni, elle est notamment célèbre pour ses rôles dans L’avventura ou Le désert rouge.

DE L'ÉCRIT À L'ÉCRAN MONTELIMAR FILM FESTIVAL 15 ème édition

DU VENDREDI 18 AU JEUDI 24 SEPTEMBRE 2026- Montélimar


Le festival De l'écrit à l'écran revient en septembre 2026 pour sa quinzième édition.
Véritable temps fort de l'action culturelle menée par l'association éponyme, le festival conjugue au présent cinéma et littérature, crée des ponts inter-culturels et interartistiques stimulants et enrichissants. Il s'articule autour de 3 axes fondamentaux: ce qui s’écrit, ce qui se dit et ce qui se pense, sur la toile comme au-delà, et les met en lumière. En 2025, le festival a accueilli plus de 147 invités, organisé 140 événements dont 89 séances de cinéma et réuni plus de 33 000 spectateurs.

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