Fabienne Bichet, "Moi Fabienne B., mauvaise fille"
Moi, la « mauvaise fille » presque illettrée et sans éducation, j’ai passé
la soirée chez un homme qui a reçu le prix Goncourt et qui a été ministre
de la Culture." (André Malraux)
"Après de nombreuses semaines, le réalisateur Olivier Nolin accepte de
me confier une recherche : deux enfants pour incarner les rôles principaux
de son prochain film, L’école est finie. Ce défi immense, c’est ma porte
d’entrée
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Focus sur le récit de Fabienne Bichet, "Moi, Fabienne B., mauvaise fille" sorti le 8 octobre dernier aux éditions Textuel.
« Je suis née pour un destin tragique. Je vais tout connaître : abandon, violences, injustices.Je vais frôler la mort et pourtant, ma vie vaut d’être vécue ».
Ainsi commence le récit de Fabienne Bichet qui a enduré toutes les formes de la violence patriarcale : inceste, viols, enfermement, séquestration… Pourtant, ce terrible destin de « mauvaise fille », Fabienne Bichet le refuse et raconte sa sortie de l’enfer dans ce récit fascinant. Abandonnée à sa naissance en 1956, placée en famille d’accueil, reprise par sa mère puis baladée par les services sociaux au sein de divers pensionnats, Fabienne Bichet est enfermée à 14 ans au Bon Pasteur de Toulouse, terrible congrégation religieuse dont elle tentera de s’échapper en vain.
Elle en sort à 18 ans mais cette liberté nouvelle est marquée par un continuum de violences extrêmes. Séquestrée pour être vendue à un réseau de prostitution marocain, elle prend miraculeusement la fuite. Et là commence son extraordinaire trajectoire. D’évasion en arrestation, de séquestration en course poursuite, on court avec elle dans ce texte haletant qu’on ne lâche pas.
On jubile de la voir réussir à pénétrer le milieu du cinéma qui la fait rêver depuis qu’elle a assisté par hasard à un tournage. On se délecte de son goût immodéré pour la liberté et son indocilité frondeuse. Aujourd’hui mère de trois enfants, directrice de casting renommée, Fabienne Bichet mène une carrière exceptionnelle. Comment a-t-elle trouvé la force de s’extraire de son « destin tragique » ? C’est une survivante, une combattante, une guerrière, qui parvient à transformer une expérience éminemment douloureuse en un manifeste de résistance et d’optimisme.
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Fabienne Bichet est directrice de casting (télé/cinéma).
Elle a entre autres collaboré avec François Truffaut, Jacques Deray,Gérard Oury, Georges Lautner, Jacques Rouffio, Yves Montand, Romy Schneider, Michel Piccoli, Philippe Noiret, Isabelle Huppert…
Elle a également travaillé pour Canal+ (sur Groland et Nulle part ailleurs). À l’international elle a participé au casting figuration de deux James Bond.
Et plus récemment sur des films de Julie Delpy ou Philippe Lioret. En parallèle, elle enseigne l’art oratoire à l’université.
8 octobre 2025, Fabienne Bichet, "Moi Fabienne B., mauvaise fille", éditions Textuel
Avec Jean-Paul Belmondo, je tourne au début des années 1980 Le
Professionnel de Georges Lautner, L’As des As de Gérard Oury, Le
Marginal de Jacques Deray. Jean-Paul est un acteur intuitif.
Une véritable amitié va se développer entre nous.
Jean-Paul Belmondo rend les tournages légers, vivants, inoubliables.
Personne ne veut que ça s’arrête
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