{Concert} – On a vu ZAZ au Zénith de Paris : une joie à vif, portée par une voix qui ne triche pas
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Il y a des voix qui divisent.
Et puis il y a celles qui s’imposent.
Celle de ZAZ ne laisse jamais indifférent.
Rauque, rocailleuse, presque abîmée parfois. Une voix brute, et profondément vivante.
Une voix qui porte en elle quelque chose de rare :
Du vécu.
De l’organique.
Et une émotion immédiate.
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Au Zénith de Paris, cela fait seize ans que le public la suit. Et dès les premières notes, une évidence s’impose : ZAZ ne chante pas seulement. Elle donne.
De l’énergie.
De la joie.
Du mouvement.
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Le concert devient rapidement un moment de partage total. Une fête presque populaire, où les frontières entre scène et salle disparaissent.
Car ZAZ vit la scène intensément.
Elle danse, saute, virevolte. Traverse la salle jusqu’aux derniers rangs. Regarde, appelle, embarque.
Et le public suit.
Il y a quelque chose de profondément communicatif dans cette manière d’être. Une joie qui n’efface pas la douleur, mais qui la transforme. Car derrière la lumière, on perçoit une sensibilité à fleur de peau.
Une fragilité qui rend tout plus fort.
Sa voix, puissante et vibrante, remplit l’espace. Elle émeut autant qu’elle bouscule. Elle chante la joie, mais laisse toujours apparaître une fêlure.
Et c’est sans doute là que réside sa singularité.
Entre les morceaux, elle parle. De son parcours, de ses chansons, de ce qu’elle traverse. Elle se filme même, caméra à la main, projetant en direct son visage sur écran géant, comme une intimité partagée avec des milliers de spectateurs.
Rien ne semble calculé.
Tout paraît vrai.
Même dans les détails : afficher les noms de toute son équipe, défendre une association à chaque concert, inviter le public à participer, à chanter, à danser.
Et puis ce geste, presque inattendu : un ticket d’or dissimulé sous l’un des sièges de la salle, offrant à un spectateur la possibilité de la rejoindre en loge après le concert.
Un symbole simple, mais révélateur.
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Celui d’une artiste qui ne se place jamais au-dessus.
Qui reste accessible.
Proche.
Pas de distance.
Pas de posture.
ZAZ ne se regarde pas chanter.
Elle est là pour donner.
Et ça se sent.
Dans la salle, le public est à son image : multiple. Tous les âges, international, tous les horizons. Une diversité rare, réunie par une même énergie.
En première partie, Sylvain Duthu installe une atmosphère cohérente avec l’univers de ZAZ. Seul au piano, il parvient à capter l’attention et à faire chanter le Zénith, exercice jamais évident. Une entrée en matière sensible, à l’image de la soirée.
Mais c’est bien ZAZ qui transforme le concert en moment suspendu.
Un moment où l’on se laisse traverser. Par les émotions. Par les contradictions. Par la vie, simplement.
Car c’est aussi ce qu’elle raconte :
Accepter les hauts comme les bas.
Continuer à avancer.
Et relever la tête.
Avec ZAZ, la musique ne cherche pas à être parfaite.
Elle cherche à être sincère.
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Et dans ce geste, il y a quelque chose de profondément touchant.
Un concert généreux.
Un moment de joie.
Et surtout, une artiste qui, seize ans après, continue de se donner sans retenue.
Par Maxime Dorian
ZAZ - Tournée des Zéniths 2026
Lyon : 20 avril - Bordeaux : 23 avril
Crédit photo : compte Instagram @zaz_off
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